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17 septembre 2009

Déficits de place en crèches ou des solutions à inventer ?

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Déficit de places en crèches : des solutions à développer !

Quelques précisions à propos de l'article de Julien Oechsli, paru dans le Guyancourt Magazine n° 375

Nous sommes proches de la rentrée et, semble-t-il, beaucoup de parents n'ont pas encore trouvé un mode de garde satisfaisant pour leur enfant, même si le site de la mairie assure que chacun « trouvera la structure la mieux adaptée à ses besoins ». Il ne s'agit pas de mettre en question les compétences et le professionnalisme du personnel, ni l'accueil et la sécurité des enfants; nous savons tous que le contexte économique et les subventions sont difficiles à prévoir. Il s'agit de suggérer d'autres modes de garde plus diversifiés et donc mieux appropriés aux besoins des parents. Je pense aux relais d'assistantes maternelles, lieu d'échanges pour les parents et les professionnels tout en aidant à la socialisation des petits. On peut imaginer des structures d'accueil mieux adaptées aux parents à horaires décalés ou aux familles monoparentales car le mode de garde des enfants ne doit pas freiner l'emploi des parents. Pourquoi ne pas envisager des crèches parentales gérées et rémunérées par une association de parents aidés par des professionnels?

Qu'entend-on par crèches parentales ?

Ce sont des structures gérées par les parents organisés en association. Elles demandent une participation active des parents, car ils sont impliqués dans la gestion et l'animation, ainsi que dans la définition du projet pédagogique. Selon l'organisation mise en place, les parents peuvent assister l'équipe dans l'accueil des enfants, assurer une tâche précise tout au long de l'année et participer aux réunions régulières concernant la vie de la crèche.

L'équipe d'encadrement se compose, outre les parents, de professionnels qualifiésde la petite enfance, puéricultrice, éducatrice, auxiliaire. C'est elle qui coordonne la structure et assume la responsabilité éducative des enfants.

Les crèches parentales sont soumises aux mêmes normes d'encadrement, d'hygiène et de sécurité que les établissements collectifs, et sont contrôlées par les services de la Protection maternelle et infantile (PMI). Elles accueillent au maximum vingt enfants de 3 mois à 3 ans, cinq jours par semaine. Les horaires peuvent être adaptés en fonction du souhait des parents.

La contribution financière varie en fonction des revenus, mais également en fonction du temps passé par les parents à la crèche. Les tarifs sont plus bas que les autres établissements car l'investissement bénévole des parents est pris en compte.

Quels sont les avantages de cette structure ?

Cette collaboration "parents-professionnels" constitue une richesse car elle offre une forme intermédiaire entre la vie de famille et la collectivité, particulièrement favorable au développement de l’enfant et à sa socialisation.Si la crèche parentale est avant tout un lieu d’accueil pour les jeunes enfants, elle offre aussi un espace de convivialité pour les parents, des occasions de rencontres particulièrement intéressantes.

Les valeurs et le mode de fonctionnement des crèches parentales ont souvent permis d’offrir aux enfants handicapés un accueil collectif proche de leur domicile. C'est donc aussi un espace accueillant pour tous

Une autre voie à explorer ?

En dehors de ces structures traditionnelles, certaines communes, qui ne sont pas exclusivement rurales car ce mode peut aussi s'adapter aux zones urbaines, développent le système des « micro-crèches ». Ce mode de garde est particulièrement adapté aux besoins des familles aux horaires atypiques et/ou élargis : entreprises de ménages, restaurants, grande distribution.., et pourquoi pas, emplois de nuit !

Les évolutions de notre société impliquent d'inventer de nouveaux besoins en matière de garde d'enfants : c'est une autre façon de lutter contre les disparités économiques et sociales.

Autant que le nombre de places en crèches, c'est aussi un large choix de mode de garde qui doit être proposé aux parents : chacun doit pouvoir trouver la solution la mieux adaptée à son quotidien et aux besoins de son enfant.

C'est toute cette prise en compte du vécu qui fait d'une ville une communauté "en mouvement"

Viviane


Commentaires

Bon article,espérons que le maire en tiendra compte (s'il en prend connnaissance).

Écrit par : DRION rené | 13 octobre 2009

Merci pour votre commentaire et votre lecture !

Notre but est d'échanger avec tous les Guyancourtois, et avec tous les élus, "majoritaires" ou "minoritaires", partant du principe qu'une opposition n'est pas là pour "s'opposer" par principe, mais pour construire et proposer. L'idée de Julien, bien que "conseiller "minoritaire" est, à mon avis, et si j'ai bien compris sa position, d'aller dans ce sens. C'est donc aussi dans cette direction qu'il faut comprendre son article, comme l'ensemble des propositions qui sont faites. A votre question précise, je ne peux apporter de réponse .. seule la suite le dira, si suite il y a !
L'administrateur

Écrit par : Administrateur | 13 octobre 2009

Tenez-nous au courant de l'évolution. Une crèche parentale est-elle très difficile à faire (j'imagine que les investissements doivent être très importants ?)

Écrit par : Jennifer | 09 janvier 2010

Merci de nous avoir lus.
L'évolution de cette proposition ne dépend malheureusement pas de nous, quant à sa réalisation. Par contre, cette proposition est pour nous toujours d'actualité, et nous sommes toujours prêts à soutenir les familles qui voudraient en faire la demande et s'investir dans la création de cette forme de crèches.(prendre contact avec nous)
Pour répondre concrètement à votre question, la demande d'un local est à faire à la mairie, ou à un office d'HLM, mais plusieurs autres hypothèses sont possibles. Demander d'abord à la municipalité(la nôtre a le label "petite enfance") est le moyen le plus simple et le plus rapide. Avant,la 1ère démarche est de créer l' association qui sera la base du fonctionnement de cette structure, qui a beaucoup d'avantages, tant sur le développement des enfants que sur l'aide entre parents .. et le coût financier ! Une association nationale aide à la création ; souvent les municipalités s'engagent elles aussi dans ce processus et subventionnent à côté du Conseil général et de la CAF.
Bon courage si vous voulez aller de l'avant dans cette création !

Écrit par : Administrateur | 10 janvier 2010

Pouvez-vous nous expliquer la raison pour laquelle vous avez refusé récemment la création d'un RAM (Relais Assitante Maternelle) afin de favoriser aux parents la garde de leurs enfants?
Votre article annonce que vous recherchez des solutions face au manque de places en crèche, mais dans la réalité semble différente puisque lorsque des solutions vous sont proposées vous semblez leur tourner le dos? Y a t'il une explication à cette contradiction?

Écrit par : CHRISTIEN | 23 mars 2010

merci de votre commentaire, que je ne peux qu'approuver ! la liste Guyancourt Générations Citoyennes, représentée au Conseil Municipal par Julien Oechsli, a en effet proposé des solutions autres que celles mises en oeuvre par la municipalité pour les gardes d'enfants. C'est sur cette même ligne de notre programme que Julien continue à promouvoir d'autres solutions, idées reprises dans la tribune du Guyancourt Magazine n°375 et complétées dans la note qui a suivi sa publication.
Pour répondre plus précisément à votre remarque, nous soutenons la création des RAM ( relais Assistantes Maternelles) et déplorons que les demandes d'assistantes ne soient pas prises en compte. C'est à la majorité actuelle à mettre ces idées en pratique et nous ne pouvons que vous soutenir dans votre démarche. La "contradiction" n'est donc pas dans nos propositions, mais dans le fait que notre position de "minorité" ne peut pas les appliquer ! Pourtant, d'après diverses remarques de jeunes parents en horaires "décalés"( la dernière date d'hier, 28 mars) le besoin est bien là. Nous serons toujours présents pour défendre ses propositions, car nous sommes persuadés qu'il y a des attentes

Écrit par : Administrateur | 29 mars 2010

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