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26 novembre 2010
Réunion publique "Grand Paris" le 30 Novembre
Après la rencontre du 16 novembre à l'UGC de St Quentin, la Commission Nationale du débat public (CNDP) organise une réunion publique 
mardi 30 Novembre, à 20h, sur le campus d'HEC, à Jouy-en-Josas (78351), 1, rue de la Libération
La question des transports sera principalement à l'ordre du jour de cette soirée.
Relier les futurs territoires de projet grâce à un nouveau transport public est en effet l’un des objectifs phares du maître d’ouvrage, la Société du Grand Paris. Ces territoires de projet sont conçus dans un objectif de croissance économique de la région Ile-de-France. La Société du Grand Paris présente notamment dans son dossier huit pôles de développement, les « clusters », chacun étant spécialisé dans un domaine particulier : Saclay est, par exemple, appelé à devenir un des pôles universitaires du Grand Paris, tout comme la Défense doit en devenir le centre financier.
Est-il pertinent de réfléchir en termes de pôles dans l’organisation du territoire ? Une telle stratégie risque-t-elle de renforcer les inégalités territoriales ? Va-t-elle réellement favoriser la croissance aussi bien régionale que nationale ? Faut-il relier ces pôles grâce à des transports rapides et efficaces ? Si oui, quels pôles doivent être prioritairement connectés les uns aux autres ? Qu’est-ce qui identifie les clusters des territoires de projet ?
Ces différentes problématiques seront discutées en présence de représentants de la Société du Grand Paris et d’experts reconnus comme
Pierre Veltz (Président de l’établissement public Paris Saclay), Jacques Touchefeu (directeur général de l’EPA Orly-Rungis-Seine Amont (EPA Orsa), Gérard Lacoste (IAU), Alain Moulet (représentant de la DATAR), Marc Wiel (Urbaniste).
La Commission Particulière du Débat Public vous invite chaleureusement à venir donner votre avis et/ou vous informer lors de cette soirée.
Les renseignements sont sur le site de la Commission
22:48 Publié dans Avenir de notre territoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 novembre 2010
Lu pour vous ! Des rendez-vous à venir ...
...en particulier pour les jeunes 
Du 25 au 28 Novembre : le premier salon européen de l’éducation
Rendez-vous incontournable de votre rentrée, ce premier salon de l’Etudiant vous permet de vous documenter, de dialoguer avec des professionnels de l’éducation, de rencontrer des responsables et des professeurs d’établissements de l’enseignement supérieur.
Pour répondre et compléter comme il se doit vos besoins d’information sur les études et les métiers, le Salon rassemble un panorama complet des filières d’études possibles après le bac, des universités, des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, des lycées, et propose des zones dédiées à l’orientation, aux métiers, à la vie active… Tous ces espaces sont conçus pour vous aider à organiser au mieux votre visite et pour vous permettre de faire le plein d’infos !
Un véritable panorama des formations
Pour quelles études allez-vous opter ? Etudes courte, longue, généraliste ou spécialisée ? Une formation initiale ou en alternance ? En France ou à l’étranger ? Tous les cursus et diplômes possibles vous sont présentés et expliqués. Qu’il s’agisse de BTS, de filières artistiques ou paramédicales, de formations en informatique ou en communication… en lycée, en CFA ou à l ‘université, toutes les possibilités de poursuites d’études vous sont présentées. Vous peaufinerez ainsi votre choix d’études, de poursuites d’études et de métiers.
Sur le pôle international, vous pourrez vous renseigner autant sur les séjours linguistiques à l’étranger que sur les études.
Invitation gratuite et renseignements sur le site
Pour entrer dans l’hiver avec optimisme
Profitez d'une programmation "énergique" pour entrer dans l'hiver et rechargez vos batteries avec la Maison de l'Environnement!
A noter, plusieurs séances (gratuites) pour les enfants et (déjà !) la préparation de Noël.
Tous les renseignements sont sur le site de la Maison de l’Environnement

09:46 Publié dans Développement Durable, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 novembre 2010
Le Grand Paris et notre agglomération
L’avenir de notre agglomération est un des enjeux prioritaires pour mon équipe et moi-même. Projet OIN, Opération d’Intérêt National, et projet « Grand Paris » sont profondément imbriqués et à ce titre, nous continuons à en suivre les péripéties ! Depuis le 30 Septembre, un débat public sur « le réseau de transport public du Grand Paris » est ouvert. Il se terminera en Janvier 2011. Un forum est à la disposition des citoyens; les associations, collectivités locales sont invitées à rédiger des « cahiers d’acteurs ». Tous les renseignements sont disponibles sur le site de la Commission Particulière du Débat Public (CNDP), site qui permet aussi de s’informer. Quelle que soit la forme que vous choisirez pour participer, je vous engage à donner votre avis car ce projet de « métro automatique », s’il arrive à son terme, changera notre cadre de vie. Nous sommes directement concernés puisque le choix entre deux gares versaillaises n’est pas tranché et que, comme nous l’avons toujours dénoncé, le pôle économique de St Quentin semble oublié des concepteurs de ce projet. C’est ce que j’écris dans la tribune du Guyancourt Magazine n° 403 que vous avez trouvé dans vos boîtes ce 18 Novembre.
Un débat organisé le 16 Novembre à l’UGC de St Quentin a eu lieu. Avant de vous livrer nos réflexions après ce débat, voici quelques points préalables pour cerner les grands enjeux.
Rappel du préalable de base : la présentation du projet du Grand Paris 
Dès le 31 mai 2010 nous dénoncions l’absence de prévision de gare sur St Quentin dans ce projet (voir article sur ce site)
Le 8 juin nous vous faisions part de la publication de la loi qui officialisait la Société du Grand Paris et de la création du site de la Commission Particulière du Débat Public (CNDP)
http://www.debatpublic-reseau-grandparis.org/index.html
Nous sommes directement concernés puisque
- le projet présenté au début oubliait le pôle économique de St Quentin : cet oubli qui faisait le consensus général (on voit mal comment il n’aurait pu se faire) est réparé. Tous les élus, les chefs d’entreprises, les citoyens que nous avons entendus ont fait ce constat : le bassin de St Quentin est un pôle majeur, il est incontournable. L’enjeu est donc maintenant :
- où la gare à St Quentin ?
La carte présentée dans la synthèse du maitre d’ouvrage met en évidence le « corridor de tracés possibles » qui englobe notre territoire. (voir carte ci-contre)
Un premier choix est à trancher entre Versailles Chantiers et Versailles Matelots car de lui dépend le tracé futur vers St Quentin, donc l’emplacement de la gare. Ce choix dépend de facteurs économiques, environnementaux, techniques, politiques (?)… et financiers.
L’équipe GGC était présente à ce débat du 16 Novembre; je laisse donc le soin à un membre de cette équipe, spécialisé dans ces questions, de vous livrer sa réaction.
Le débat public organisé au cinéma UGC ST QUENTIN, par la CNDP GRAND PARIS, a permis de trouver une sorte de consensus sur la nécessité de l’implantation dans les Yvelines , d’une, voire de deux gares de transports ferroviaires , associées au projet de transports du GRAND PARIS, et à l’OIN PARIS SACLAY.
Il a été remarqué en effet, à juste titre, que le Département des Yvelines, et notamment Saint-Quentin –en Yvelines, étaient les grands oubliés du projet.
Chacun plaidant pour sa paroisse, plusieurs tracés et localisations de gare ont été évoqués par les Elus présents : Versailles Matelots ; Versailles Chantiers ; Saint-Quentin-En-Yvelines.
La solution "centre de la CA ST QUENTIN-EN-YVELINES" a été évoquée par les membres de la CPDP, en même temps que celle de La Minière, déjà évoquée précédemment.
Certains Elus verraient le tracé plus à droite, d’autres, plus à gauche, nous le préfèrerions, quant à nous, plus au centre … au centre de la CA ST QUENTIN-EN-YVELINES, bien entendu !
Nous sommes conscients qu’il est vital que ST QUENTIN-EN –YVELINES, soit desservi par les transports ferroviaires dans le cadre du projet du Grand Paris, mais implanter une gare à la Minière pourrait se révéler catastrophique au niveau environnemental.
Quoi qu’il en soit, rien apparemment n’étant encore arrêté à stade pour le site de la Minière, il serait logique et démocratique que la population Saint-Quentinoise, dont celle de Guyancourt, soit consultée pour donner leur avis sur l’implantation et la localisation d’une gare sur leur territoire.
Philippe FAUCHER
Notre position, telle que notre connaissance actuelle des documents le permet, et sans être en mesure de juger les aspects techniques des projets
-
Je ne peux qu’être en accord avec la note postée sur le site de la mairie :
Débat public sur le « Grand Paris » : Défendre vos intérêts
Le débat public sur le métro automatique du « Grand Paris » s’est ouvert le jeudi 30 septembre dernier. Les élus, les acteurs économiques et sociaux, les associations ou les citoyens vont donner leur avis sur ce que la presse appelle le « Grand huit ». Ce métro périphérique devrait relier entre eux à échéance 2030 des grands centres économiques et scientifiques en moyenne couronne parisienne.
Ce « Grand huit » pose 3 problèmes à la Municipalité de Guyancourt :
- il n’est pas financé (l’État ne prévoit que 4 des 30 milliards d’euros nécessaires) ;
- il relie les centres économiques sans prendre en compte les besoins des habitants ;
- la Société du Grand Paris, créée pour le gérer, n’est pas organisée démocratiquement, tenant peu compte des collectivités qui vous représentent.
(En gras sur le site [ndlr])
Vos élus se mobiliseront dans les réunions qui se tiendront à Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines ou Jouy-en-Josas, pour donner la priorité à l’amélioration du service public. N’oublions pas les besoins actuels en termes de transports : nous ne voulons pas assécher les financements que les collectivités doivent mobiliser pour améliorer le RER C, construire le Transport en commun en site propre entre Saint-Quentin et Massy, programmer les liaisons ferrées de banlieue à banlieue, en attendant un hypothétique « Grand Huit ».
À très long terme, une gare du « Grand huit », si elle veut desservir habitants, activités et université, serait évidemment plus pertinente à Saint-Quentin, 2ème pôle économique de l’ouest parisien.
Nous voudrions plus d’information que cette note
- Quels sont les enjeux, les arguments de nos élus en faveur de telle ou telle position, sachant que rien n’est simple, que rien n’est « tout blanc ou tout noir » et qu’un choix n’est jamais facile à prendre.
- Nous nous posons aussi le problème du financement déterminant pour la suite et l’existence même de ce projet : nous reviendrons sur ce sujet du financement dans une autre note.
- Ce projet ne prend pas en compte les besoins des habitants : les entreprises n’attendent pas des transports pour dans 20 ans, mais dans un laps de temps de 5 ans maximum ; d’autres localisations en dehors de St Quentin sont possibles! Les habitants peuvent rêver devant ce super métro, mais en attendant, ils vivent souvent la galère et préfèrent toujours leur voiture, malgré les embouteillages !
Le court terme doit se penser parallèlement au long terme et, comme le dit M Cadalbert, Président de l’Agglomération : ce transport doit s’inscrire dans un projet de développement. Lequel ? Le métro ne peut être un projet en lui-même. Est-ce vouloir inscrire notre région francilienne dans la compétitivité mondiale ?
- La Société du Grand Paris. [tient] peu compte des collectivités qui vous représentent : nous sommes en accord avec cette absence de concertation, mais nous demandons aussi cette concertation de la part des élus qui nous représentent avant l’envoi des « avis » (ce qui semble fait d’après le site de la CNDP), tout comme l’auraient fait les communes de Montigny et d’Elancourt.
Une fois le site retenu, les Guyancourtois peuvent prétendre avoir la communication de renseignements précis sur les travaux, leur durée et obtenir des garanties sur la préservation du site classé. Mais d’ici là, bien des évènements peuvent se passer !
Enfin, dernières remarques à propos de ce sujet d’actualité :
- Que devient le PLU de Guyancourt dans ce contexte ? Aucune nouvelle récente à ce sujet sur le site de la mairie ! Il devra se conformer aux directives et normes édictées par le document d’urbanisme qui lui est supérieur, soit le Schéma Directeur Régional, le SDRIF. Or, le représentant de l’Etat a répondu à M. Cadalbert, Président de l’Agglomération, faisant justement remarquer que le SDRIF avait été invalidé par le Conseil d’Etat, que la loi du 3 Juin 2010 pouvait se passer du SDRIF. Cette loi de Juin 2010 a donc valeur de Document d’urbanisme, ce qui est logique par rapport au droit actuel de l’urbanisme. On a mis « la charrue avant les bœufs » (comme souvent depuis un moment !) : les PLU adoptés avant devront disparaître ou s’adapter. et le nôtre qui est en cours d’élaboration ?
Voilà beaucoup de questions qui appellent concertation et communication nécessaires pour prétendre à y voir plus clair dans cette complexité.
- Il ne faut pas non plus perdre de vue que ce projet s’inscrit dans celui de l’Opération d’Intérêt National du Plateau de Saclay. Une rencontre, organisée aussi par la CNDP est prévue sur ce sujet le 30 Novembre, à 20h, à HEC, à Jouy-en-Josas (78350), rue de la Libération sur le thème : réseau de transport public du Grand Paris et territoires de projet.
Je ne sais pas si cette réunion abordera les problèmes quotidiens que nous rencontrons dans nos déplacements, mais on peut toujours espérer !
C’est pour toutes ces raisons que comme je le dis dans ce Guyancourt magazine n° 403, 
Quelle que soit la forme que vous choisirez pour participer, je vous engage à donner votre avis car ce projet de « métro automatique », s’il arrive à son terme, changera notre cadre de vie.
Julien Oechsli, conseiller municipal soutenu par le Mouvement Démocrate
22:55 Publié dans Avenir de notre territoire, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 novembre 2010
16 Novembre, journée internationale de la tolérance
L’équipe Guyancourt Générations Citoyennes tient à faire un zoom sur ce 16 Novembre, journée internationale de la tolérance. Nous souhaitons, à tous, de l’échelon local à l’échelon international, que la tolérance, fondement de toute société démocratique, reste une valeur qui nous rassemble tous.
Quelques extraits de la déclaration du Conseil de l’Europe qui fête cette année ses 60 ans :
Strasbourg, 15.11.2010 - « Les sociétés tolérantes sont celles qui protègent les droits de l’homme en respectant l’identité propre de chaque individu »,…
Les défis sont multiples. La discrimination sévit toujours en Europe, qu’elle soit fondée sur la couleur de peau, l’origine ethnique ou nationale, la religion, la langue, la citoyenneté ou tout autre motif. La détérioration des liens sociaux accentue la radicalisation de certains groupes. Qui plus est, les normes établies par notre Organisation sont remises en cause de plus en plus ouvertement par ceux qui tiennent un discours politique xénophobe ou islamophobe, engagent des débats fallacieux sur l’intégration et les valeurs nationales ou incitent purement et simplement à la haine….
Apprendre à vivre ensemble, c’est ce à quoi nous devons avant tout nous attacher en ce XXIe siècle.
L’équipe GGC
08:46 Publié dans Avenir de notre territoire, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 novembre 2010
Honte aux élus du groupe « Ensemble pour Guyancourt »
A propos de la tribune lue dans le Guyancourt magazine du 4 Novembre, n° 402, liste « ensemble pour Guyancourt »
Le groupe « Guyancourt Générations citoyennes » tient à répondre à cet article qu’il désapprouve, surtout pour la forme, puisque le fond n’a pas être jugé, même si nous ne partageons pas ce point de vue dans sa totalité, et bien que nous ne soyons pas socialistes. La démocratie implique la liberté d’opinion, mais elle implique aussi le respect des opinions d’autrui, que nous soyons de « gauche », de « droite » ou du « centre » car nous sommes tous des républicains, et tout simplement des citoyens !
En quoi le fait d’être de gauche entraînerait-il une perte d’identité, ce qui est sous-
entendu dans les termes employés : les français sont-ils majoritairement de gauche, ou bien ne sait-on pas défendre notre identité ? Nous pensions que la période de la guerre froide et des appellations comme socialo-trotskisme étaient maintenant rangées dans les livres d’histoire. ! A une époque où notre société se divise, monter les uns contre les autres n’est certainement pas la solution pour réconcilier les français déjà bien divisés.
Même si nous pensons que la difficulté des cadres des entreprises Guyancourtoises à se loger-les cadres du technocentre Renault en sont l’illustration – est bien réelle et appelle une solution, que les trajets entraînés par cette situation contribuent aux difficultés de circulation, et par conséquence n’améliore[nt]pas le bilan carbone, il y a peut-être une réponse équilibrée à trouver dans le respect de tous, logements sociaux et logements de cadres devant trouver un « vivre ensemble » harmonieux. Il n’y a pas cas ( !) se loger ailleurs comme solution !
Enfin, nous ne pouvons que dénoncer avec force le dernier paragraphe qui stigmatise les familles confrontées au divorce et au pacs, un acquis social à ne pas remettre en cause, des familles sensées rejoindre le groupe des sans respect des valeurs familiales. Nous ne pouvons que dénoncer cette systématisation d’une partie de la société, des familles de notre commune et de notre pays, ce qui, encore une fois, dresse une partie des citoyens contre l’autre. La liberté privée est une valeur républicaine. Nous y sommes foncièrement attachés, à celle-ci comme à toutes les libertés qui sont le socle de la République et de notre démocratie.
Nous sommes heureux de ne pas avoir fait alliance avec cette « droite » aux propos extrémistes dans lesquels la droite républicaine ne peut se retrouver.
Note co-écrite par Julien Oechsli, conseiller municipal, M. Etienne, V.Boussier
23:49 Publié dans Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04 novembre 2010
A propos de nos feuilles d'impôts
Quand la lutte contre les déficits touche injustement les territoires
Le 28 septembre dernier, François Baroin, ministre du budget annonçait un gel des dotations de l’Etat aux collectivités locales pour 3 ans, c'est-à-dire pour une période allant bien au-delà du mandat de Nicolas Sarkozy ! Inutile de souligner que cette mesure aura inévitablement un impact à Guyancourt : sur son budget en premier lieu et en bout de chaîne sur les habitants.
Depuis la rédaction de cet article paru dans le Guyancourt magazine du 4 Novembre, n° 402, le projet de loi de finances a été examiné au conseil des ministres, discuté à l’Assemblée nationale et sera voté le 17 Novembre, si le calendrier est respecté ; le sénat examinera ce projet à la fin de ce mois de Novembre.
La nouvelle loi de programmation des finances publiques pour les années 2011 à 2014 prévoit « la réduction des déficits publics et le gel (stabilisation en valeur, donc ne tenant pas compte de l’inflation), pendant 3 ans, des concours financiers de l‘Etat aux collectivités publiques (source, rapport Carrez, rapporteur général de la commission des finances)
Un peu plus loin, ce rapport précise : L’orientation des dépenses des collectivités locales dépend au premier chef des choix opérés par les collectivités. Le retour à l’équilibre des collectivités locales ne pourra se faire qu’avec leur participation active et une vigilance renforcée dans leur gestion (on a le droit de penser que c’est le cas pour la majorité d’entre elles !)
Le contexte national est double pour les collectivités territoriales : rigueur budgétaire pour réduire le déficit, et, au 1er Janvier 2010, fin de la taxe professionnelle qui assurait la plus grande partie de leurs ressources : en fait, la réalité est plus complexe car son calcul reposait sur plusieurs données. S’ajoute à ce contexte national, un changement départemental qui va porter sur la taxe d’habitation.
La taxe d’habitation, perçue jusque là par le département, le sera par la Communauté d’Agglomération. Des mécanismes d’ajustement sont à étudier pour éviter, comme cela a été évoqué au dernier Conseil Communautaire, des pénalisations pour les uns et … des avantages pour d’autres habitants des sept communes de l’Agglomération. Il faut donc trouver une péréquation pour que le mot « solidarité » ait un sens : solidarité entre communes et donc entre St quentinois. Le choix sera donc cornélien entre hausse des impôts locaux ou baisse des services publics, ce qui n’empêche pas, au contraire, une gestion rigoureuse des dépenses de fonctionnement. Pour cela, une des solutions pourrait être d’accroître la mutualisation de certains services communaux dans la Communauté d’Agglomération.
Pour rassurer les élus, le Gouvernement a déposé à l’Assemblée nationale, à la fin du mois d’Octobre, un amendement au projet de loi de finances pour 2011 permettant de confirmer que le transfert de la taxe d’habitation des départements au bloc communal (communes et intercommunalités) à compter du 1er janvier 2011 garantira les ressources de toutes les communes et intercommunalités et la neutralité de la réforme pour les ménages.
Dont acte !
Un autre aspect de la réforme fiscale qui risque de modifier nos feuilles d’impôts tient aux modifications de la taxe professionnelle.
Certes, un dispositif d’ajustement est prévu par le texte de loi : c’est la Contribution Economique Territoriale (CET). Pour répondre, encore une fois, à l’inquiétude des élus, le secrétaire d'Etat aux Collectivités locales a répété que la réforme de la taxe professionnelle prévoyait de "garantir" le niveau de ressources des collectivités
Le projet de loi de finances prévoit aussi le gel en euros courants, (donc sans tenir compte de l’inflation) pendant 3 ans, des concours financiers de l’État aux collectivités locales. Le gel de ces aides s’accompagnerait d’un renforcement de la péréquation entre les collectivités locales. Cette péréquation devrait se faire entre communes et intercommunalités, tenir compte des incidences de la réforme de la taxe professionnelle qui ne touche pas de la même façon toutes les communes. Finalement, l’état verserait plus aux collectivités les moins bien dotées et moins aux collectivités les mieux dotées (extraits du rapport Carrez).
Si on en croit le site créé par le ministère, qui simule les effets de la réforme pour les collectivités locales, elles devraient donc percevoir, en 2010, le produit de la taxe professionnelle, avec la garantie que ce produit ne pourra pas être inférieur à celui perçu en 2009. Ainsi, les budgets 2010 ne seront pas affectés par la réforme.
Il est prévu qu’à partir de 2011, les collectivités bénéficieront d'impôts nouveaux, d'un montant global équivalent à celui de leurs recettes fiscales actuelles. Un mécanisme pérenne de garantie individuelle des ressources permettra d'assurer à chaque commune, à chaque Intercommunalité, à chaque département et à chaque région la stabilité de ses moyens de financement.
Dont acte !
Pourtant, malgré toutes ces affirmations, de façon générale, et quelques soient leurs opinions politiques, les élus estiment que cette réforme prise dans sa globalité, -taxe d’habitation, taxe professionnelle, rigueur budgétaire- les privera d’une partie de leurs ressources.
Ne faut-il pas craindre qu’une fois de plus, « le gouvernement tente de financer son déficit sur un poste essentiel et ponctionne durablement les ressources des collectivités. Il s’agit d’un coup de semonce pour des collectivités qui voient leur autonomie fiscale déjà freinée par la réforme de la taxe professionnelle. Des questions se posent désormais : comment financer les missions de service public identiques avec des dotations en baisse ? »
La dernière prise de position d’Alain Marleix, secrétaire d’état aux collectivités territoriales, arrivera-t-elle à les rassurer ? Le Gouvernement est soucieux d'associer les collectivités territoriales à l'effort de maîtrise des déficits publics, de dégager des ressources pérennes et des règles lisibles, qui seront en pleine cohérence avec les objectifs de la réforme des collectivités territoriales. Sur le papier, on peut donc comprendre que c’est un transfert de ressources, que les citoyens ne seront pas pénalisés, autrement dit que les élus ont tort de s’inquiéter… au « moins pour les trois ans à venir. L’avenir dira ce qu’il adviendra de ces promesses, mais pourquoi pas, et ce pour le bien de tous, à court et long terme.
Les Saint Quentinois, donc aussi les Guyancourtois, risquons d’être touchés par un autre changement, local celui-ci, puisque la Communauté d’Agglomération doit maintenant entrer dans le mode de fonctionnement de toute agglomération,-nous avons largement dépassé le statut ancien de « ville nouvelle » - ce qui induira d’autres modes de financement des équipements communaux, donc des variations à prévoir dans les finances de chacune des sept communes.
Ceci est une autre variable à prendre en compte pour l'année à venir mais qui risque de modifier (dans quel sens ?) notre feuille d’impôt !
Ce sera l’objet d’un autre débat, et donc d’une autre note sur notre blog, car « c’est dans ce contexte que Guyancourt entamera son débat d’orientation budgétaire qui a lieu traditionnellement au mois de décembre.»
Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate
19:52 Publié dans Avenir de notre territoire, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


