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07 janvier 2011

Bienvenue à 2011

Je tiens à vous adresser mes meilleurs vœux, avant tout de santé à vous et à vos proches. Je formule en premier lieu que chacun puisse avoir accès à ses droits les plus fondamentaux. Je pense en particulier à ce droit si essentiel de se loger dans des conditions décentes.

année 2011.jpgLe froid hivernal ne va guère les améliorer, l’augmentation de la facture énergétique s’ajoutant aux autres (augmentations et factures !). Celle des ménages les plus en difficulté va s’alourdir, et ce d’autant plus que manquent souvent des programmes d’isolation des logements. Isoler coûte cher ; tous les foyers ne peuvent investir et attendre des économies d’énergie sur un long terme. Les locataires n’ont pas de pouvoir de décision direct ; ils doivent donc dépenser plus en chauffage avant de pouvoir décider leur bailleur à effectuer des travaux d’isolation.

Plusieurs possibilités s’offrent pour pallier autant que possible quelques unes de ces difficultés.

 Un organisme peut conclure un partenariat avec des entreprises qui rendraient  les logements plus efficients énergiquement, les occupants ne payant qu’une partie des travaux.

Certaines associations intervenant dans ce secteur du logement demandent à être plus connues. C’est le cas de l’ANIL  et du PACT’ARIM qui propose des aides en faveur de l’habitat, destinées aux personnes handicapées et aux ménages à faible revenus, en partenariat avec l’Etat et des institutions sociales dont la CNAF et la CNAV.

 Je ne peux que constater l’impuissance et peut être l’absence de volonté de placer la question du logement digne pour tous comme la priorité de nos gouvernants. Il y a en effet urgence sur cette question, à l’heure où les prix de l’immobilier ne cessent de croître dans des proportions indécentes. Face à cela, ce sont des familles entières, souvent monoparentales mais aussi des jeunes qui ne peuvent accéder à ce droit si fondamental.

Que font les pouvoirs publics face à l’urgence ?

La diminution de l’aide à la construction que la loi Apparu (oct 2010) valide  a pour conséquences de mettre le logement social de côté au profit du soutien au marché immobilier et à l’accession à la propriété.

D’après la Fondation Abbé Pierre, le prêt à taux zéro renforcé  va renforcer les inégalités car tous les propriétaires ne sont pas logés à la même enseigne selon leur habitation : impôts locaux, valeur d’achats…. La propriété n’est pas la panacée au regard de la personne qui se porte acquéreur … De fait, prétendre fonder très majoritairement la sécurité face à l’avenir sur la détention de son logement contribuerait immanquablement à un renforcement des inégalités.

Cela ne veut pas dire qu’il faille renoncer à une politique de construction volontariste, au contraire, surtout que cela signifie des emplois à la clé : il faut aussi soutenir les bailleurs sociaux et privés qui jouent le rôle d’amortisseur économique et social à la crise.

Cependant ce n’est pas en consacrant la « France des propriétaires » que l’on résoudra l’urgence. Les logements se dégradent et les propriétaires ont des difficultés à les entretenir ; les subventions sont à la baisse.

A quoi sert le droit opposable au logement si l’offre de logement ne sait pas s’adapter aux mutations de la famille ?

Le rapporteur du Comité de suivi de la mise en œuvre du DALO –Droit Au Logement Opposable- note, le 15 décembre 2010, que, malgré les avancées dues à cette loi, la situation s’aggrave. Il envoie au gouvernement un  message d’alerte  car  des milliers de ménages attendent un logement, particulièrement en Ile de France. (Voir le rapport )

Alors que les grandes démocraties du nord de l’Europe ont réussi, sinon  à traiter, au moins à améliorer la question du logement pour tous, que fait la France ?

Certains états d’Europe du Nord sont engagés dans de profondes transformations de leur parc de logements sociaux. Pour cela, il s’agit de promouvoir la mixité, donc la cohésion  sociale, en favorisant l’attractivité des quartiers comportant une forte proportion de logements sociaux. Ces états jouent sur tous les curseurs : expérimentation, soutien au bâtiment, en un mot, aide à tout ce qui peut répondre aux défis urbains de demain. 

 Agis dans ton lieu et pense avec le monde  écrivait Edouard Glissant ; une belle invitation à penser au-delà de nos frontières pour résoudre les problèmes de notre temps.

Julien OECHSLI – Conseiller municipal MoDem

 

 

 

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