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20 décembre 2012

6 mois après : l’inflexion nécessaire

J’ai plutôt pour habitude de ne pas aborder les thématiques nationales dans cette tribune mais le récent repositionnement du gouvernement dans le cadre du « pacte de compétitivité » appelle de ma part une réaction, tant ce tournant sera décisif pour l’avenir de notre pays.compétitivité.jpg

L'annone de ce pacte date du  6 novembre, le lendemain de la remise du Rapport Gallois au Premier Ministre (on peut le lire ICI...C'est  vrai que ce n'est plus l'actualité "chaude" !).

Cet ajustement est très significatif et je le considère comme nécessaire et même indispensable, tant la maîtrise des comptes publics demeure urgente. Il faut en retenir l’effet favorable que devrait avoir le transfert d’allègement des charges sociales vers un accroissement des recettes de TVA et les 10 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques. Certains, à la gauche du gouvernement, dénonceront le recours à la TVA, d'autant plus que c'était un projet "de droite", bien qu'il ne soit pas totalement un "copier-coller" : La droite va s’en gausser… Politique des "clans" oblige!

Pour ma part, je me réjouis de l’acte politique majeur que constitue l’annonce de ce pacte. Malgré certaines décisions complexes pour ne pas dire incompréhensibles (comment va être géré le crédit d'impôt, remboursé si les entreprises investissent?), relevant de décisions trop tardives, cette trajectoire prise par le gouvernement est un signe favorable pour notre redressement productif.

 J’y vois une convergence vers les idées défendues par la famille démocrate à laquelle j’appartiens. Homme d’ouverture, j’ai toujours refusé le sectarisme; je vois dans cette nouvelle dynamique nationale une opportunité pour œuvrer dans l’intérêt du pays au-delà des étiquettes partisanes, des étiquettes difficiles à surmonter; même si des mesures sont une opportunité favorable pour notre pays, il arrive souvent que quelques heures ou quelques jours après, une voix fasse entendre un bémol pour rassurer l'aile gauche  gouvernementale et électorale.

Pourtant les forces économiques et les Français en général ont besoin d'une ligne claire pour restaurer la confiance. Le "choc" annoncé va-t-il venir ? Et quel "choc" ? Pour quelles entreprises? Les PME ? Certainement pas car ce sont elles qui réalisent peu de bénéfices, donc investissent peu ou, si cela leur est malgré tout possible, les simplifications administratives seront-elles au rendez-vous ?

Au-delà de ce pacte franco-français, notre compétitivité ne peut se dissocier de celle de l'Union Européenne, notre premier partenaire commercial; elle dépend aussi de notre capacité d'innovation collective, un facteur essentiel de développement pour notre production industrielle, seule capable de créer de l'emploi et des richesses. Un pas en avant vient d'être franchi avec la reconnaissance par le Parlement européen de l'instauration d'un brevet unique, une mesure qui ne peut qu'aider à la progression de notre compétitivité, surtout celle des PME. Elles pourront déposer un dossier unique au lieu de multiplier les procédures dans chacun des états membres, ce qui permettra de faire passer le coût d'un brevet d'environ 30 000 euros à 5 000… encore faut-il faciliter l'innovation dans notre pays !

Les sénateurs ont rejeté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2012 qui prévoit 20 milliards d'euros pour le crédit d'impôt compétitivité ainsi que des hausses de TVA. (Les ommunistes ont voté contre). Le PLFR devrait être néanmoins adopté en fin de parcours parlementaire par le Parlement, l'Assemblée nationale ayant le dernier mot.

Aujourd'hui, (20 Décembre), les négociations sur les contrats de travail sont toujours en cours entre les syndicats et le patronat; les mesures concrètes qui doivent suivre le rapport Gallois et l'annonce du Pacte de compétitivité sont à venir. A suivre donc pour avoir peut-être une réponse aux questions posées ci-dessus…

Julien Oechsli, Conseiller municipal

 

 

 

 

 

 

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