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07 février 2013

Paroles de salariés du Technocentre Renault

Mardi matin, (5 février), les salariés du Technocentre Renault, à Guyancourt,  manifestaient leur mécontentement face au plan de licenciement de 7500 salariés en France                      technocentre auj.jpg

 Sur ce sujet, voici le reportage de TV FIL 78 du 5 Février

Mais qu'en pensent les salariés ?

 Le Technocentre Renault est en pleine ébullition : la Direction a annoncé qu’à la fin de 2016, 7500 personnes en France devront avoir quitté l’entreprise pour conforter sa pérennité.

Pour l’Ingénierie, majoritairement localisée à Guyancourt, cela se traduit par la perte de 2000 emplois. Des négociations sont en cours entre la Direction et les syndicats représentatifs pour trouver un accord qui garantisse le maintien d’emplois industriels par l’approvisionnement des usines françaises.

Le climat est tendu car les salariés ont le sentiment, et cela depuis la crise de 2009, que les efforts reposent principalement sur eux : par exemple, le gel des salaires annoncé pour les trois prochaines années ne concerne pas le « top management ».

Le plus grave, c’est la perte de confiance : comment croire encore une Direction qui semble uniquement préoccupée de résultats financiers ?

Les syndicats représentatifs sont de plus en plus décriés : « ils font des tracts, des réunions, ils appellent à une heure de grève en signe de protestation, mais au final ils vont signer ! » dit-on dans les couloirs. Quant aux non-représentatifs, ils ont peu de moyens pour s’opposer valablement.

L’ambiance est lourde, morose, plombée par l’attente d’une réorganisation qui doit être annoncée prochainement.

 A propos de réorganisation qui doit être annoncée prochainement, la chaîne BFM éco du 7 février répondait en écho :

Les pourparlers autour de l'accord sur la compétitivité s'accélèrent ce 5 février. Pour la direction, il est essentiel de conclure avant la publication des résultats du groupe, qui a lieu la semaine prochaine. Alors que des ouvriers sont en grève dans plusieurs usines du groupe Renault, direction et syndicats planchent de nouveau, ce mardi 5 février, pour parvenir à la signature d'un accord sur la compétitivité. Voilà trois mois que les négociations durent (sur cette durée des négociations, voir les différentes vidéos de la page de TV FIL citée plus haut)

Or pour le constructeur, il est essentiel de trouver un accord [sur la compétitivité] avant le mercredi 13 février. Passé ce délai, il sera plus compliqué d'imposer des efforts aux salariés comme le gel des salaires pour l’année 2013, la refonte des comptes épargne-temps ou encore la mise en place de clause de mobilité entre les sites de production. La raison est toute simple : le groupe Renault publiera ses résultats financiers jeudi prochain, le 14 févier…. Or, les résultats s'annoncent convenables.

 La baisse du marché européen avait été anticipée par Renault. Le constructeur a mis le cap ces derniers mois sur les pays émergents. ..les Logan et autre Sandéro permettent de dégager une marge opérationnelle supérieure à 7%..... Enfin Renault bénéficiera de la contribution financière de son partenaire Nissan. Par ailleurs, la publication des résultats doit confirmer que contrairement à bon nombre de ses concurrents, son endettement a été fortement diminué. 

Il sera plus difficile dans ces conditions de justifier auprès des syndicats la nécessité de gagner en productivité !

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=O1w4I6wsXrM&feature=pl...

Commentaires

voilà ou même la mono industrie sur notre département, une entreprise délocalise 2000 emplois et c'est tout le département qui trinque. Souvenons nous de nos propositions des régionales passées. Le MoDem avait bien raison! mais ça nous fait une belle jambe à présent

Écrit par : Patrick | 07 février 2013

Il fut un temps oû des industriels comme Ford augmentaient leurs salariés pour qu'ils leur achètent des voitures, les actionnaires d'aujourd'hui regroupés dans des fonds de pension exigent des hausses de dividendes. Ce qui conduit à écraser les frais de main-d'oeuvre et pousse à l'externalisation des activités d'où une baisse du pouvoir d'achat au profit des marchés spéculatifs. Quand à l'augmentation du chômage que cela implique, cela laisse indifférent les vautours de la Finance. Il en va hélas ainsi dans tous les secteurs de l'industrie et de l'économie, d'oû la nécessité impérieuse de remettre l'individu au centre de tout au détriment du profit, mais nos Gouvernants en auront'ils le courage ?

Philippe FAUCHER

Écrit par : Philippe FAUCHER | 08 février 2013

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