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21 juin 2014

Réforme ? Laquelle ?

Pour compléter la note du 11 juin qui évoquait la réforme des régions, voici un complément, qui nous touche plus directement et surtout est plus proche dans le temps: la réforme intercommunale à venir. 1000 feuilles territorial.jpg

Un des premiers dossiers de l'équipe communautaire sera le nouveau périmètre de notre agglomération qui devra s'agrandir pour répondre aux demandes de la future "Métropole du Grand Paris": les intercommunalités de la "Grande Couronne" atteindront 200 000 habitants en 2016, soit ... demain !

Quelle intégration ? Qui ? Quel "Grand St Quentin" : Maurepas, Plaisir, Les Clayes .. des villes dont l'entrée a été refusée sous l'ancienne mandature ! Le Nord de la Vallée de Chevreuse ? Sur quel projet ? Voilà des débats à venir, mais à suivre car l'enjeu est important pour l'avenir de notre agglomération.

M Laugier s'exprime sur ce sujet lors d'une interview à "Radio Sensations" : elle est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous, plus précisément après 18'.

https://www.youtube.com/watch?v=fWZFUiumrYg&feature=p...

Au fait, et si les citoyens avaient leur mot à dire ? 

 

 

11 juin 2014

Réforme territoriale … ou comment avoir le tournis ?

12 .. 14 régions ?  Le Président de la République l'a confirmé dans une tribune publiée dans la presse locale : ce sera 12. Quant à la réalisation, il faut aller vite ! Voir ci-contre la carte des nouvelles régions prévues par cette future réforme qui devrait être présentée en conseil des Ministres le 18 juin et à l'Assemblée à l'automne.  Carte-Regions-infog-annonce12-def.png

Que prévoit cette réforme ?

Elle prévoit la fin des départements en 2020, mais les élections des conseillers généraux sont maintenues pour la fin de l'année 2015. La région donne toujours l'impulsion économique à son territoire. En attendant leur suppression, les départements gardent leurs compétences sociales, qui seront à terme données (en partie ?) aux intercommunalités, mais ils cèdent la gestion :

        -des routes : l'idée est de renforcer la compétence des régions en matière de transports et donc plus largement d'aménagement du territoire

          -des collèges : ils seront gérés par la région comme c'est le cas actuellement pour les lycées; ainsi les transports scolaires, la construction et l'entretien des établissements de tout le secondaire et tout ce qui  regarde la formation et l'apprentissage relèvent de la seule compétence régionale.

Les régions grossissant, les départements disparaissant, les intercommunalités grandissent aussi : en à peine deux mois, leur taille est passée de 10 à 20 000 habitants, sauf pour notre région de "Grande couronne" francilienne qui garde son seuil de 200 000. Ce nouveau périmètre de  St Quentin (actuellement presque 150 000 habitants dans les 7 communes) est un des premiers dossiers sur lequel devront se pencher  nos nouveaux élus communautaires.

Pourquoi cette réforme ?

Pour des économies ? Certes elles sont plus que nécessaires, mais si économies il y a, ce ne sera qu'à très long terme, or en réaliser est urgent !

Pour des raisons politiques ? Après l'affront des municipales et surtout des européennes, il faut montrer que le gouvernement agit ? 

Décentralisation ? Centralisation ? Bricolage au gré de quoi  ou de qui ? Aucune réalité géographique ou historique n'apparaît dans ces nouveaux périmètres, mais plutôt des marchandages, des négociations.

Pour des régions à l'échelle européenne ?  Peut-être, mais la dimension n'est pas un critère en elle-même : les länder allemands sont en moyenne plus petits que nos régions.

Un peu de tout cela peut-être !

Mais une réforme sur fond d'allers-retours et de contradictions: en janvier, le Président déclare ne pas être "pour la suppression des départements", en mai, il affirme que les départements ont vécu", en juin, ils doivent disparaître en 2021. Le 1er juin, 12 régions sont annoncées, le lendemain 14 …

En fait, le problème est pris à l'envers et ce gouvernement marche sur la tête: quels objectifs,  quelles compétences, quelles améliorations, quels meilleurs échelons, et surtout quelle concertation  pour que la réforme nécessaire ne tourne pas en non-réforme définitive ?

Et pourtant !

Notre pays a besoin de réformes,  nous en avons tous conscience. Mais, comme la "refondation de l'école", on risque un échec, et, in fine, aucune réforme : une idée bonne sur le fond, mais qui veut se faire sans cohérence, désastreuse sur la forme, bâtie avec une telle improvisation qu'elle risque de tuer tout consensus. La logique qui a présidé à ce projet semble plus  répondre à une logique politicienne qu'à une logique d'intérêt général et de bien du pays.

Restent aux parlementaires à faire évoluer ce projet si toutefois il leur est possible de sortir d'une opposition de principe et de réussir là où le gouvernement échoue !