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27 juillet 2014

Quentiop et les Guyancourtois !

Le 22 juillet 2014, Numéricable a supprimé l’accès à la télévision analogique sur le réseau câblé de Saint-Quentin-en-Yvelines. Cela veut dire que les téléviseurs sans décodeur TNT intégré se sont retrouvés face à un écran muet.     

écran muet.jpg

 

Pour remédier à cela, plusieurs possibilités: soit se passer de TL, soit s'équiper d'un décodeur TNT, .. soit d'un nouveau téléviseur !

Si l'option" achat d'un décodeur" est retenue, sa mise en route est rappelée sur le  site de la Communauté d'agglomération qui explique d'où vient ce "bug".

 On y apprend  que l’opération effectuée par Numéricable a aussi perturbé le réglage des « Box » des abonnés Numéricable ou Bouygues Télécom.

Toujours d'après le site de l'agglomération, on sait que cette opération a été menée sans aucune "concertation entre les collectivités (villes et communauté d’agglomération), les propriétaires et locataires des maisons et appartements reliés au réseau câblé, et sans l’accord de l’exploitant du réseau (régie Quentiop) qui a mis en demeure cet opérateur de ne pas effectuer cette opération".

Comment en est-on arrivé là ?

Pour comprendre cette situation qualifiée d'atypique par l'ex Président de Quentiop (Régie d'Exploitation de la Fibre Optique de Saint-Quentin-en-Yvelines),  il faut en faire l'historique, sachant que les seules explications retenues sont celles de la Communauté d'agglomération, alors que plusieurs intervenants sont en cause.

L'aménagement de l'espace est une compétence de l'agglomération. Son objectif est de préserver l’équilibre entre zones urbaines, industrielles, touristiques, agricoles et naturelles. Afin que tous les Saint Quentinois aient accès au très haut débit, même dans les secteurs de densité plus faible, et qu'en 2020, 100 % du territoire soit couvert en fibre optique, l'agglomération est devenue propriétaire du réseau de fibre optiqueGuyancourt-en-mouvement, quentiop

 Depuis 2005, la Communauté d'agglomération était  aussi propriétaire du réseau câblé; en 2009 est né le projet de ce nouveau réseau très haut débit en fibre optique jusqu'au logement (donc pour les particuliers) et les entreprises.

Ce service public est confié à Quentiop, propriétaire du "tuyau", mais le marché est ouvert à tous les opérateurs et fournisseurs de services internet (Bouygues Télécom, France Télécom-Orange, Free, Numéricable et SFR).

 Mais les opérateurs nationaux refusent d'amener leurs services sur les réseaux qu'ils n'ont pas construits et en Juin 2012, Quentiop suspend le déploiement du réseau très haut débit à destination des particuliers.

 Ayant épuisé toutes les procédures possibles pour se faire reconnaître en tant qu'opérateur normal par ses autres partenaires, Quentiop décide, en avril 2013,  de porter plainte devant la Commission européenne pour solliciter une action en manquement contre l'état français.

 Où en est le dossier depuis cette date ?

 La "balle" est dans le camp de la Commission européenne et de l'état, mais sachant qu'il faut en moyenne plus d'un an pour que la Commission rende sa décision sur le fond du problème, on devine que cette situation de blocage perdure et risque de durer encore un moment !

On comprend aussi que Numéricâble ait brutalement coupé l'accès à la télévision analogique sur le réseau câblé de Saint-Quentin-en-Yvelines, et ce, sans concertation, ni avec les communes et l'agglomération, ni avec les propriétaires et locataires reliés au réseau câblé, et bien sûr, sans l'accord de Quentiop et sa mise en demeure de ne pas effectuer cette opération.

 Le résultat concret est finalement le retard dans le calendrier d'arrivée de la fibre optique… et la rupture des stocks de décodeurs !

 L'équipe de Guyancourt-en-mouvement

 Sources: Sites de Saint-Quentin-en Yvelines et de Quentiop

 Pour plus d'information: Sites de la Commission européenne et de l'ARCEP, en particulier ce discours (en 2012) d'un de ses membres qui explique comment cette institution est déterminée à accompagner les collectivités territoriales dans leurs projets de déploiements de réseaux haut et très haut débit et dans l'élaboration de solutions aux problèmes rencontrés.

 Et enfin, la fibre optique dans les Yvelines, sur le site du Conseil général 

 

16 juillet 2014

L'élection du Président de la Commission européenne : un exemple de gouvernement d'Union Nationale?

 Et si cette élection était un exemple de la voie à suivre par les états nationaux et en particulier le nôtre qui n'arrive vraiment pas à penser autrement qu'en  confrontation gauche-droite ?                               parlement strasbourg 3.jpg

 Ce mardi 15 juillet 2014, Jean-Claude Juncker a été élu par les députés du Parlement européen réunis à Strasbourg: 422 voix pour, 250 contre, 57 abstentions, 19 bulletins nuls.

 C'est une première avancée démocratique, une faille dans l'Europe intergouvernementale (celle des chefs d'état) qui dominait jusqu'à maintenant: le candidat aujourd'hui élu est issu du parti qui a obtenu le nombre de voix le plus important aux élections européennes: c'est un virage communautaire et un début de progrès démocratique puisque le Président de la Commission européenne n'est plus le candidat du Conseil des chefs d'état dont le nom est déterminé par des arrangements de coulisses, ce qui fut le cas du Président précédent, J Barroso.

 Etre élu par le Parlement européen lui confère une indépendance vis-à-vis du Conseil : "On a besoin d'un président de la Commission européenne qui soit libre, indépendant et qui restaure la méthode communautaire en sachant s'écarter des injonctions du Conseil". (Communiqué du groupe français ADLE au parlement européen).

 Le candidat du PPE (Parti populaire européen) n'avait pas la majorité; il lui a donc fallu négocier avec les autres groupes. Il a rassemblé autour de lui un maximum de pro-européens, mais pas qu'eux car une partie non négligeable du PPE n'a pas voté pour lui (alors qu'il était son candidat), les Verts, comme les socialistes européens, se sont divisés, mais les centristes démocrates libéraux de l'ADLE ont fait bloc pour Juncker.

Les socialistes français se sont abstenus, ce qui s'explique en grande partie pour des raisons de politique intérieure : il leur serait difficile d'expliquer à leurs électeurs un soutien au candidat de "droite" et pourtant, il faudrait bien faire comprendre aux électeurs français que le Parlement européen n'est pas notre Parlement ! Et ce d'autant plus que le Président de la République a soutenu  JC Juncker; cette fausse note ne va pas arranger les Français, et en particulier P.Moscovici qui voudrait bien un poste de Commissaire aux affaires économiques, ce que dénonce Berlin qui juge que les Français ne sont pas des maîtres en matière d'économies !

Quant aux Anglais, ils ont toujours été aussi négatifs et les extrémistes français toujours aussi violents dans le langage qu'inutiles dans l'action européenne !

 En soutenant JC Juncker, est-ce à dire que les Socialistes démocrates, les libéraux Démocrates, les "Verts" qui ont voté pour le candidat du Parti populaire européen ont soudainement  changé de "camp" ? Certainement pas ! Chacun reste  lui-même. Travailler ensemble ne signifie pas changer subitement d'étiquette politique: voilà une première leçon que nos politiques français (et même guyancourtois) pourraient méditer !

 Pour être élu, Jean-Claude Juncker a dû négocier : est-ce une capitulation, l'abandon de son programme ? Certes non ! Il a dû fournir des garanties et le vote positif des députés n'est pas un "chèque en blanc" (Gianni Pittella, au nom du groupe S&D ) : Notre soutien à M. Juncker demeure conditionné à sa capacité et à sa détermination à restaurer la méthode communautaire, à  mettre un terme aux arrangements intergouvernementaux de ces dernières années et à travailler en étroite collaboration avec le Parlement européen."

De son côté, Guy Verhofstadt, président de l'ADLE, affirme: "M. Juncker, nous avons besoin d'une vision pour l'Europe, de davantage d'intégration pour sortir de la crise et maximiser le dividende européen. Si vous concrétisez cette vision M. Juncker, nous serons à vos côtés.(Guy Verhofstadt, discours au Parlement réuni en session plénière à Strasbourg),

 Pourquoi le groupe des Libéraux et démocrates (dont les députés UDI-MoDem) a –t-il voté pour JC Juncker ?

 Il ne se contente pas de parler de politique industrielle, il fixe un objectif ambitieux de réindustrialisation. Il ne se contente pas de parler d'énergie, il trace la voie d'une Union énergétique européenne. Il ne se contente pas de souligner que l'immigration est un problème, il propose une politique commune d'immigration légale. Il ne se contente pas de constater que la directive sur le détachement des travailleurs est d'une application délicate, il en promet la révision. C'est donc une Europe en changement qu'il veut incarner et c'est exactement ce qu'attendent nos concitoyens

 Les démocrates se sont battus pour que le Conseil européen respecte la procédure de nomination décidée par le Parlement européen, c'est-à-dire que soit tenu compte le vote des électeurs qui ont placé Jean-Claude Juncker en tête. C'est très important que le Parlement européen ait définitivement la main sur la nomination du Président de la Commission. C'est une avancée institutionnelle et démocratique majeure. Avec l'élection de Jean-Claude Juncker, c'est une avancée définitive et c'est la troisième raison de notre choix [la première étant un président de la Commission européenne libre, indépendant et qui restaure la méthode communautaire en sachant s'écarter des injonctions du Conseil, NDLR, voir ci-dessus]

 Face aux pro-européens, que dire des antieuropéens qui voudraient nous faire croire que le salut des Français est dans un repli nationaliste, "patriotique" (donc les "pro-européens" sont de mauvais français ?). Astérix est un gentil gaulois, mais laissons le dans la bande dessinée !

 Quant  à nous, l'équipe de Guyancourt en mouvement, nous continuerons à parler d'Europe et à dénoncer ceux qui disent  "oui" à Bruxelles, et  "non" en France.

" Nous devons jouer en équipe, selon la méthode de prise de décisions communautaire" (M. Juncker dans la présentation de son programme).

 Source: Communiqué de l'ADLE et "Fil d'info" du Parlement européen

 http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/content/2...

L'équipe de Guyancourt en mouvement

 

04 juillet 2014

Très bonnes vacances !

L'équipe de "Guyancourt en mouvement" a terminé son année (scolaire!) par son assemblée générale annuelle. Elle a décidé à l'unanimité de changer le nom de l'association "Guyancourt Générations Citoyennes" en "Guyancourt en mouvement" : l'occasion d'un clin d'œil à ce blog et la manifestation de  notre désir de continuer à être "en mouvement" pour que chacun soit acteur dans sa ville.

Nous avons été avertis du retour des "incivilités" (!!) et des tensions dans le quartier de Villaroy : le retour des beaux jours est aussi celui des problèmes récurrents depuis plusieurs années. C'est une question de sécurité à prendre à bras le corps par la mairie si on veut éviter des accidents: c'est ce que disent les signataires de la pétition qui attendent autre chose que des paroles comme cela a été le cas à l'été 2013.

Malgré cela, "Guyancourt en mouvement" souhaite un très bel été à tous nos lectrices et lecteurs. Nous pensons particulièrement à tous ceux qui ne pourront s'évader un moment : que chacun trouve cependant un moment de repos, d'oubli du quotidien et fasse le plein d'énergie pour la rentrée.    guyancourt en mouvement

L'équipe de Guyancourt en mouvement

21 juin 2014

Réforme ? Laquelle ?

Pour compléter la note du 11 juin qui évoquait la réforme des régions, voici un complément, qui nous touche plus directement et surtout est plus proche dans le temps: la réforme intercommunale à venir. 1000 feuilles territorial.jpg

Un des premiers dossiers de l'équipe communautaire sera le nouveau périmètre de notre agglomération qui devra s'agrandir pour répondre aux demandes de la future "Métropole du Grand Paris": les intercommunalités de la "Grande Couronne" atteindront 200 000 habitants en 2016, soit ... demain !

Quelle intégration ? Qui ? Quel "Grand St Quentin" : Maurepas, Plaisir, Les Clayes .. des villes dont l'entrée a été refusée sous l'ancienne mandature ! Le Nord de la Vallée de Chevreuse ? Sur quel projet ? Voilà des débats à venir, mais à suivre car l'enjeu est important pour l'avenir de notre agglomération.

M Laugier s'exprime sur ce sujet lors d'une interview à "Radio Sensations" : elle est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous, plus précisément après 18'.

https://www.youtube.com/watch?v=fWZFUiumrYg&feature=p...

Au fait, et si les citoyens avaient leur mot à dire ? 

 

 

11 juin 2014

Réforme territoriale … ou comment avoir le tournis ?

12 .. 14 régions ?  Le Président de la République l'a confirmé dans une tribune publiée dans la presse locale : ce sera 12. Quant à la réalisation, il faut aller vite ! Voir ci-contre la carte des nouvelles régions prévues par cette future réforme qui devrait être présentée en conseil des Ministres le 18 juin et à l'Assemblée à l'automne.  Carte-Regions-infog-annonce12-def.png

Que prévoit cette réforme ?

Elle prévoit la fin des départements en 2020, mais les élections des conseillers généraux sont maintenues pour la fin de l'année 2015. La région donne toujours l'impulsion économique à son territoire. En attendant leur suppression, les départements gardent leurs compétences sociales, qui seront à terme données (en partie ?) aux intercommunalités, mais ils cèdent la gestion :

        -des routes : l'idée est de renforcer la compétence des régions en matière de transports et donc plus largement d'aménagement du territoire

          -des collèges : ils seront gérés par la région comme c'est le cas actuellement pour les lycées; ainsi les transports scolaires, la construction et l'entretien des établissements de tout le secondaire et tout ce qui  regarde la formation et l'apprentissage relèvent de la seule compétence régionale.

Les régions grossissant, les départements disparaissant, les intercommunalités grandissent aussi : en à peine deux mois, leur taille est passée de 10 à 20 000 habitants, sauf pour notre région de "Grande couronne" francilienne qui garde son seuil de 200 000. Ce nouveau périmètre de  St Quentin (actuellement presque 150 000 habitants dans les 7 communes) est un des premiers dossiers sur lequel devront se pencher  nos nouveaux élus communautaires.

Pourquoi cette réforme ?

Pour des économies ? Certes elles sont plus que nécessaires, mais si économies il y a, ce ne sera qu'à très long terme, or en réaliser est urgent !

Pour des raisons politiques ? Après l'affront des municipales et surtout des européennes, il faut montrer que le gouvernement agit ? 

Décentralisation ? Centralisation ? Bricolage au gré de quoi  ou de qui ? Aucune réalité géographique ou historique n'apparaît dans ces nouveaux périmètres, mais plutôt des marchandages, des négociations.

Pour des régions à l'échelle européenne ?  Peut-être, mais la dimension n'est pas un critère en elle-même : les länder allemands sont en moyenne plus petits que nos régions.

Un peu de tout cela peut-être !

Mais une réforme sur fond d'allers-retours et de contradictions: en janvier, le Président déclare ne pas être "pour la suppression des départements", en mai, il affirme que les départements ont vécu", en juin, ils doivent disparaître en 2021. Le 1er juin, 12 régions sont annoncées, le lendemain 14 …

En fait, le problème est pris à l'envers et ce gouvernement marche sur la tête: quels objectifs,  quelles compétences, quelles améliorations, quels meilleurs échelons, et surtout quelle concertation  pour que la réforme nécessaire ne tourne pas en non-réforme définitive ?

Et pourtant !

Notre pays a besoin de réformes,  nous en avons tous conscience. Mais, comme la "refondation de l'école", on risque un échec, et, in fine, aucune réforme : une idée bonne sur le fond, mais qui veut se faire sans cohérence, désastreuse sur la forme, bâtie avec une telle improvisation qu'elle risque de tuer tout consensus. La logique qui a présidé à ce projet semble plus  répondre à une logique politicienne qu'à une logique d'intérêt général et de bien du pays.

Restent aux parlementaires à faire évoluer ce projet si toutefois il leur est possible de sortir d'une opposition de principe et de réussir là où le gouvernement échoue !