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19 avril 2014

Le débat européen, un débat franco-français ?

Après la déprogrammation du débat sur Fr 2 le 15 Avril ("Des paroles et des leseuropeens; les européens-YvelinesActes") entre le Président du Parlement européen, Martin Schultz, et M Le Pen, à la demande de cette dernière, on peut sincèrement se poser une question: quels débats nous proposerons nos chaînes nationales pendant la campagne des élections européennes ?

Martin Schultz  devait en effet débattre avec la présidente du FN : il n'en fut rien, l'argument avancé par M Le Pen étant que les élections européennes étaient une élection française, donc le contradicteur devait être français !  Fr 2 a cédé et le député européen français, Alain Lamassoure remplaça le député allemand, ce qui ne réussit d'ailleurs pas mieux à la Présidente du FN ! 

L'Europe est la délaissée des programmes français; à part "Avenue de l'Europe" sur FR 3, peu de programmes traitent de l'actualité européenne. 

Alors que les Français vont devoir se prononcer sur le sort de l'Europe, donc le leur, qu'ils se plaignent du manque d'informations sur ce sujet, les médias français vont dans le sens de ce désintérêt, un désintérêt partagé par les "grands" partis politiques qui recasent à des postes européens des battus de la vie nationale: exilés à Bruxelles en attendant mieux ! Et que dire des slogans habituels, "c'est la faute à Bruxelles", comme si notre dette était la faute à Bruxelles ! 

L'Europe est une actualité secondaire. Il semblerait que le débat prévu par l'Union européenne le 15 mai entre tous les candidats à la Présidence de la Commission ne serait pas diffusé sur les antennes de France Télévisions, mais seulement sur son site internet. 

Ce sera pourtant la première fois que la campagne européenne sera personnalisée puisqu'en même temps que les députés, les Français, comme 390 millions de citoyens, voteront pour choisir leur exécutif. Les chaînes françaises rateraient donc cette occasion d'européaniser la campagne pour en faire une élection nationale. Le 25 Mai, nous ne voteront ni pour F Hollande, ni contre lui, il ne s'agit pas de se tromper de vote ! 

Nous manquerions ainsi l'opportunité d'un débat  transnational, vu et écouté dans 28 pays; nous sommes loin de l'Europe des peuples: "on sauvera l’Europe si on en fait l’affaire des peuples et non celle des spécialistes". 

 Si rien ne change dans notre paysage médiatique national, que nos politiques ne se plaignent pas le matin du 26 mai, ni de l'abstention, ni du score du FN.  

Guyancourt en mouvement participe à la campagne pour les élections européennes. Vous pouvez nous suivre de plusieurs façons:   

-sur le site internet: "leseuropeens" : ICI et la page facebook pour les actualités de l'euro-région francilienne 

-pour les Yvelines, sur la page facebook  de "Les Européens-Yvelines"

A suivre !

 

13 avril 2014

Une démarche politique nouvelle ?

Ou comment tirer la leçon des élections municipales et regarder vers l'avenir !                                                           abstentiion municipales 2014, guyancourt

 

Claque pour le PS, "vague bleue": tout ceci est à relativiser car en réalité,  chacun sait bien que le premier parti de France n'est ni la droite (45, 91%), ni la gauche qui vole en éclat (40,57%)  mais l'abstention. Quant aux centristes, que l'on donnait morts,  même si les médias n'en ont que très peu, ou même pas parlé du tout,  leur score national (15%)  est pratiquement le double de celui de l'extrême droite qui fait pourtant la une médiatique.  

Les analystes politiques l'avaient prédit, les politiques le redoutaient, les faits l'ont confirmé: le 1er parti de France est donc bien celui des abstentionnistes (taux national: 36,45%)

Si on se réfère aux taux de la communauté d'agglomération saint quentinoise, c'est pratiquement 1 habitant sur 2 qui ne s'est pas dérangé au 1er tour. A noter que Guyancourt tient la 2éme place après Trappes (54, 53% et 48,7% pour notre commune). 

 Certes, beaucoup de facteurs peuvent expliquer le rejet des électeurs : l'échec des politiques nationales, les "affaires" qui font le lit des extrêmes…. Cependant, des listes "citoyennes", en particulier celles montées dans les "banlieues" populaires, n'ont pas à rougir de leur score (plus de 6 % en moyenne) : indépendantes et sans étiquette politique, les habitants ont choisi d'impulser eux-mêmes le changement que les deux grands partis n'apporte plus. Leur score voisine celui du FN (6, 84 % source: site du Ministère de l'intérieur), un score qu'il ne faut surtout pas prendre à la légère, même si les électeurs risquent vite de déchanter.  

Quel que soit le cas de figure, listes citoyennes, multiplication des listes de rassemblement local au-delà des partis (voir celle de Pau qui va de la droite à la gauche), quand on décide de travailler ensemble sur un projet, au-delà des sensibilités de chacun, alors on peut franchir un pas, sortir des politiques claniques et bâtir un avenir partagé.

Les électeurs veulent être gouvernés autrement, ils veulent remettre le citoyen au cœur de l'action politique. Mais pour cela, il faut déjà commencer à lui donner la possibilité de s'exprimer: c'est la première étape, celle d'une démocratie participative de proximité qui met l'habitant au cœur de la cité. 

C'est le message  que "Guyancourt en mouvement"  porte depuis plus de six ans, c'est  celui que nous continuerons à porter et à défendre dans la vie locale, comme au plan national.

 

L'équipe de Guyancourt en mouvement

 

 

 

20 novembre 2013

Qu'entend-on par "projet urbain" ?

municipales guyancourt,questionnaire,votre avisMerci à l'internaute qui, en réponse au questionnaire en ligne sur le site demande ce qu'il faut entendre par le terme "projet urbain" et nous permet donc de préciser notre pensée.                             

  Rappel de la question:

 

 Etes-vous satisfait de la façon dont vous êtes informé des projets qui concernent l'aménagement de la ville ou/et de votre vie quotidienne et de leur suivi avant la prise de décision ?

 

 Qu'entend-on par projet urbain ?

 

Est "urbain", tout ce qui concerne une ville: des bâtiments, des immeubles, des rues… en un mot tout ce qui est utilisé par les citoyens. C'est aussi tout ce qui concerne la vie du citoyen: son cadre de vie, ses commerces, ses espaces publics…

 

Le projet urbain se décline donc en projets concrets : rénovation d'une partie d'un quartier, bâtiment dont la destination est appelée à changer…c'est l'aspect "aménagement" de la ville.

 

 Un "projet urbain" peut aussi s'entendre dans un sens plus large dans la mesure où il touche la vie des habitants : les rythmes scolaires en sont l'exemple le plus récent; c'est l'aspect "projet qui concerne la vie quotidienne".

 

Au-delà de ces exemples, c'est tout un projet de ville qui est en jeu: si on réfléchit à une nouvelle destination d'un bâtiment cela sous-entend pour en faire quoi ? Est-ce pour le transformer en commerce de proximité, en banque, en commissariat, en crèche, en espace vert après la destruction du bâtiment … ? La réponse sous-entend une vision de la société, ce qui concerne chacun aujourd'hui et à terme plus ou moins long.

 

C'est pour toutes ces raisons que nous avons voulu résumer ces objectifs sous la question ci-dessus. La première partie de la question sur l'information est essentielle car il est certain qu'une équipe municipale est élue sur un projet : elle représente les habitants qui l'ont élue, mais, malgré tout, ce n'est pas un chèque en blanc !

Un projet ne peut se réaliser sans la concertation qui est bien autre chose que l'information : cela pourrait être l'objet d'une autre question !

Rappel: note du 2 novembre qui annonce "Donnez votre avis"

Le questionnaire est aussi disponible en cliquant sur ce lien (merci de laisser vos réponses par courriel à l'adresse suivante:

guyancourtenmouvement@gmail.com

ou en cliquant ICI

Merci aux Guyancourtois et Guyancourtoises qui ont donné leur avis et à celles et ceux qui voudront bien le donner

 

 

14 novembre 2013

"Nous refusons d'être sacrifiés"

Si vous voyez cette affichette (voir vignette jointe), c'est la traduction d'un cri d'alarme des commerces et artisans de proximité : Nous refusons d'être sacrifiés !".... "Six entreprises artisanales disparaissent chaque heure...sacrifié.jpg

"Va-t-on vers la standardisation à tout prix, vers le tout-Internet, vers une rupture sociale entre les artisans et les leurs clients ?... Quoi qu'il arrive, qu'on nous le dise", estime Jean-Pierre Crouzet, le dirigeant de l'Union Professionnelle Artisanale.

Le but de cet appel n'est pas une récupération politique, mais une campagne pour toucher tout le monde.

C'est parce que la défense de tout le tissu économique qui fait notre proximité est un de nos axes prioritaires (voir aussi l'appel du "Pavé du canal" relayé sur notre blog le 18 Octobre dernier) que nous soutenons et transmettons cet appel. 


 

18 octobre 2013

Le Pavé du Canal... suite ..


...Mais pas fin !

Voici, ci-dessous, un article paru ce mercredi 16 Octobre dans l'hebdomadaire "Les Nouvelles" à propos de la librairie du "Canal".              librairie.jpg

Pour reprendre la dernière phrase de cet article, j'espère que cela va intéresser quelqu'un, nul ne peut dire aujourd'hui si le Pavé du Canal trouvera un repreneur, mais le nombre des participants présents le 16 Octobre pour répondre à l'appel d'Eric Hardin démontre que cette question de la survie de sa librairie interpelle beaucoup de Saint-Quentinois.

Parmi les causes des difficultés, ont été largement évoqués le prix du loyer (10% du chiffre d'affaires), un problème qui malheureusement se pose à tous les commerçants de la Halle auquel s'ajoute pour les librairies, celui de la concurrence des ventes sur internet. A ce sujet, Eric Hardin a largement mis en cause le site Amazon.

Le propriétaire de la librairie a évoqué la loi votée le 3 Octobre dernier au Parlement: cette loi qui a fait consensus (c'est à noter !) vise à ne pas intégrer les frais de port dans le prix des ouvrages. Les acteurs du commerce du livre ne pourront plus cumuler le rabais autorisé de 5 % sur la vente des livres neufs et la gratuité des frais de port comme le pratiquent actuellement Amazon et la Fnac. Reste la concurrence du livre numérique, même si beaucoup de lecteurs préfèrent ce moment passé à fureter dans les rayons et à feuilleter le livre papier à la "liseuse" ! D'autre part, comme l'ont approuvé les participants, peut-on concevoir une ville universitaire sans une librairie à proximité ?

Même si les commerces du centre de Saint-Quentin ne relèvent pas de la compétence de la Communauté d'agglomération, il a été intéressant de noter que son président et le maire de Montigny prennent conscience de ce problème et cherchent ensemble des solutions.

La mobilisation des lecteurs n'en sera que renforcée.

Article "les Nouvelles"