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02 août 2012

Insécurité à Guyancourt

 

Voici déjà plusieurs mois que régulièrement, je suis interpellé pour me faire part d'actes de dégradations, d'incivilités, de vols qui témoignent d'un mal être et d'un climat d'insécurité dans un quartier de notre commune.              bien-vivre-ensemble.jpg

Cette période estivale est peut-être propice à la recrudescence de tels actes, mais je ne veux pas attendre la fin des congés pour réagir.

Les caméras de surveillance ne semblent pas être une solution  de dissuasion. Je me propose dès la rentrée de réfléchir avec tous ceux qui voudraient le faire avec moi et mon équipe sur ce que nous pouvons faire pour améliorer cette situation sans chercher à stigmatiser qui que  ce soit. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

Vous pouvez me contacter par l'intermédiaire de ce blog ou en m'écrivant à la mairie.

Julien Oechsli, Conseiller municipal

 

10 juillet 2012

Et si nous favorisions la mobilité douce?

Les transports et la préservation de notre espace naturel constituent un enjeu fort pour notre territoire. Il nous semble difficile d'imaginer nos trajets quotidiens sans nos véhicules à moteur. Or, les transports en commun offrent dès à présent une alternative permettant de réduire notre empreinte écologique. Les transports collectifs ne peuvent cependant répondre que partiellement aux aspirations de nos concitoyens.                                                          vélo animé.gif

Nous souhaitons promouvoir la mobilité douce afin de faciliter le rapprochement des quartiers et développer le territoire à travers une dynamique respectueuse de l'environnement. Au-delà des aspects environnementaux et économiques, la pratique du vélo est aussi un enjeu de santé publique.

Douce, efficace et économique, la pratique du vélo mérite d'être incitée. Elle permet d'apprivoiser les distances et de retrouver le plaisir lié à l’exploration et à la découverte. La mise en place d'un service de vélo en libre service pourrait contribuer à développer la mobilité douce à l'heure où l'Université draine de plus en plus d'étudiants et où les entreprises locales attirent de nouvelles personnes connaissant peu le territoire. Ce projet qui comprend aussi  un système d'entretien des vélos est à l'étude en lien avec celui dit du "Carré Gare".

Pour inciter à cette pratique du vélo et assurer la sécurité de tous, la continuité des pistes cyclables est primordiale. La réfection des rues et des carrefours en est l'occasion, en même temps que celle des trottoirs, ce qui n'est pas toujours un luxe !

Les grands projets en cours sur notre agglomération doivent impérativement prendre en compte les "circulations douces".

Je pense en particulier  au "Carré Gare" qui voit la transformation du quartier en même temps que celle de la gare elle-même. Il est prévu de créer un lieu accueillant, plus visible et plus sécurisé [que l'actuel], et de réorganiser les espaces au profit des piétons et des vélos"(extrait de la plaquette présentant ce projet en vue de l'enquête publique qui a eu lieu au 1er trimestre de cette année).

Pour cela, le maillage du réseau d'itinéraires cyclables devrait être réorganisé pour permettre un partage des lieux plus favorable aux modes de déplacements doux.

Il est à souhaiter que ce projet s'inscrive en cohérence avec tous ceux en cours actuellement;  avec celui du quartier du Pas du Lac-il prévoit des traversées sécurisées, des connexions entre les pistes cyclables, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisque les cyclistes sont contraints d'emprunter les trottoirs, comme en bien d'autres lieux de l'agglomération-, et, bien sûr, avec celui du vélodrome qui doit ouvrir ses portes à la fin de l'année 2013.

C'est à ce prix, dans tous les sens du terme, que Saint Quentin, et Guyancourt en particulier, favoriseront pleinement la mobilité douce.

Julien Oechsli, Conseiller municipal

 

16 mai 2012

Apprendre autrement à l'ère du numérique

Le rapport de la mission parlementaire de Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, a été remis en février 2012 au premier ministre de l'époque. Il  préconise le développement de l'"e-learning", ou,  "Apprendre autrement à l'ère du numérique". e-learning.jpg

Notre école va mal. Ce n'est pas écrit tel quel dans ce document, mais chacun le sait. L'auteur du  rapport ouvre une piste de réflexion à partir de quelques constats, dont celui-ci :les jeunes Français (15-24 ans) passent chaque jour entre 1h 30 et 2 heures sur Internet.

Internet, Smartphones, "tablettes", toutes ces technologies de communication et d'information font  partie de notre quotidien; elles le seront encore plus pour les générations qui seront adultes demain. Il est donc non seulement  normal, mais nécessaire qu'elles entrent dans les écoles.

Ces dernières s'équipent peu à peu d'ordinateurs, de tableaux numériques interactifs qui, reliés directement à internet, remplacent le tableau noir (souvent blanc, mais gardons le nom traditionnel !). Pour les élèves, c'est plus ludique, donc moins stressant; c'est aussi la "mémoire" des professeurs car  l'informatique permet de garder les erreurs, les progrès, les découvertes de l'élève : c'est donc un "plus" pour l'enseignant, un véritable outil pédagogique. Le rapport acte le fait que depuis 2010, date de son rapport précédent, l’équipement des écoles et établissements scolaires s’est amélioré.

On peut penser qu'avec l'arrivée des tableaux numériques, cette  nouvelle approche de l'enseignement –une habitude qui n'est souvent pas "nouvelle" pour les jeunes-, la participation des élèves est plus active. L'hétérogénéité d'une classe serait  mieux maîtrisée, or, ce facteur est souvent une des plus grandes difficultés des enseignants.

 Mais il faut aller plus loin car l'école ne doit pas se tenir en dehors des changements de nos modes de communication : elle doit apprendre au jeune à être créatif pour répondre aux défis de notre société.

Parmi ceux-ci, la créativité, l'adaptation au changement, à de nouvelles formations, -le temps de la carrière professionnelle dans une seule activité est loin derrière nous-,  le travail d'équipe, en un mot, l'acquisition de nouvelles compétences que la société de demain réclame est  nécessaire. Il faut former des entrepreneurs, au vrai sens du terme, et non des demandeurs d'emplois. C'est la déclinaison du XXIème siècle de ce que disait Montaigne au XVIème,  lorsqu'il écrivait préférer une tête bien "faite" à une tête bien "pleine".

Or, n'y a-t-il pas une contradiction entre ce développement nécessaire de nouvelles technologies et les difficultés d'apprentissages de lecture et d'écriture d'un nombre trop important de jeunes ? Tout le monde le dit: il faut revenir aux "fondamentaux". Ces nouvelles méthodes informatiques sont-elles adaptées à ce besoin ?

Non, si on se rappelle que 15% des enfants entrant en 6ème ne maîtrisent pas la lecture qui est pourtant la base de toutes les acquisitions et de l'intégration sociale.  Oui, si on considère que cette méthode pédagogique est un moyen de s'adapter à la diversité des élèves, de leur redonner le goût de l'apprentissage et la confiance en eux; oui, à condition de former les éducateurs à ces techniques.

Mais le virage du numérique doit être accessible à chacun, quel que soit son milieu social.

Le rapport parlementaire admet qu'il existe une relation positive entre l’utilisation éducative des outils numériques au domicile et la performance de l’élève. Cette constatation   ne préfigure-t-elle pas que la" fracture du numérique" est un véritable clivage social à venir, d'ailleurs n'est-il déjà pas là ? Il faudra le combattre si on veut que l'école reste un lieu des apprentissages pour tous et ne renforce pas les inégalités sociales.

Si on rate ce virage du numérique, on passe à côté de beaucoup d'emplois du futur. L'éducation nationale doit  donc  investir dans "l'e-Learning" si elle veut réussir une des ses missions principales.

Après le constat du bien fondé de ces technologies dans l'éducation, reste la question du financement : cet aspect n'est pas évoqué  dans le rapport ! Qui va financer ces investissements ? Comment ?

La réponse est urgente. C'est ce que souligne aussi le rapport car il faut que l’éducation évolue avant d’être complètement dépassée.

Quelle que soit la solution, un fait est acquis: il faut allier acquisition de connaissances solides et épanouissement personnel, l'un est l'appui de l'autre (extrait du programme de François Bayrou, 2012).

Pour atteindre cet objectif, un fait est capital et doit rester la base de toute pédagogie : l'école se doit de viser une approche globale de l'enfant.

Julien Oechsli, Conseiller municipal.

Document: rapport parlementaire du député J. M. Fourgous 

 

 

 

03 mai 2012

Pour la mise en place de cours municipaux pour adultes

 

Le constat est évident : on ne pourra résoudre le problème du chômage sans proposer une formation efficace et connectée aux besoins des entreprises, seule garante de l’employabilité. Les communes doivent, à leur échelon, permettre aux citoyens les plus modestes, au chômage et ne pouvant disposer de leur DIF (droit individuel à la formation) de fournir un service de formation en complément d’un accompagnement individualisé vers le retour à l’emploi. formation.jpg

Sur le modèle de ce qui se fait déjà dans certaines communes, principalement à Paris, mais aussi ailleurs, je pense qu’il serait pertinent de créer des CMA (Cours Municipaux pour Adultes) à prix attractifs et adaptés aux revenus de chaque guyancourtois, même gratuitement si nécessaire pour certains cas particuliers, quitte à imaginer un autre système "gagnant-gagnant".

 Un catalogue de formations en langues étrangères à visée professionnelle, d’informatique, de prise de parole en public pourrait, entre autres, être proposé.  Avec des cycles d’apprentissages adaptés au temps des usagers, la commune participerait ainsi efficacement à la formation tout au long de la vie, ou même pourquoi pas, à un enrichissement culturel personnel ?

On peut aussi prévoir des soutiens ou même des cours de français, oral et écrit, car l'intégration sociale passe par la maîtrise de notre langue.

Ces cours municipaux pour adultes pourraient avoir lieu dans des établissements scolaires, lesquels, mieux que des maisons de quartiers, peuvent offrir des équipements adaptés aux cours et pourquoi pas, un encadrement par des professionnels. Ces établissements auraient alors une vocation plus large que celle qu'ils ont aujourd'hui: s'ouvrir en dehors des heures de cours pour une demande d'éducation plus large que celle du public scolaire habituel. C'est peut-être une piste à creuser.

Nous sommes actuellement  dans une période de crise économique qui n'est pas prête de se terminer : elle est plus devant nous que derrière nous ! Aussi l'objectif principal, à court terme, à travers cette proposition que je formule, est-il de contribuer à l’insertion professionnelle des personnes exclues aujourd’hui du marché de l’emploi par la préparation d’une nouvelle qualification, par l'obtention de diplômes ou la validation des acquis de l'expérience.

 (renseignements sur ce certificat de qualification sur le site de l'administration française, en cliquant ICI).

Julien Oechsli, Conseiller Municipal

 

 

19 avril 2012

Saint-Quentin, Guyancourt et le Développement Durable

 

Depuis maintenant dix ans, chaque année du 1er au 7 avril, le ministère ducharte DD guyancourt.jpg Développement Durable invite les entreprises, associations, services publics, collectivités, établissements scolaires, à promouvoir les principes du Développement Durable. (Source: ICI)

 En 2012, cette  Semaine a été axée sur le thème de l’information aux citoyens. Tous les partenaires parties prenantes sont invités à débattre sur ce thème pour en promouvoir les principes.  Depuis que j'ai écrit ces lignes pour la tribune du Guyancourt Magazine, cette semaine s'est déroulée à Saint-Quentin et en particulier à Guyancourt.

De quoi s'agit-il ?

 Voilà six ans, l'Agglomération de Saint Quentin s'est engagée dans la démarche "Agenda 21", donc dans la mise en œuvre du Développement  Durable à notre échelle territoriale. (voir le lancement sur le site de l'agglomération, en avril 2011)

Ce plan "Agenda 21", ("21 pour le XXIème siècle) est né en 1992, après le "Sommet de la Terre" à Rio-de Janeiro. Ces actions doivent être déclinées par les collectivités territoriales dans tous les sujets qui concernent notre vie : l'environnement, mais aussi la santé, le logement, tout ce qui fait partie du "bien-être". Les collectivités doivent mettre le plan "en musique" à partir d'un mécanisme de consultation de la population : c'est la déclinaison, à l'échelon local de cet "Agenda" de 1992.

Or concerter, c'est informer, mais aussi et surtout, prendre en compte les points de vue de la population.

Notre communauté d'agglomération s'est engagée dans cette démarche de participation et de réflexion (voir site de l'Agglomération) avec comme objectif d'identifier les principaux enjeux et orientations futurs du territoire … en matière de développement durable, et ainsi, de fournir les bases du Plan d'actions à venir ; pour cela, il est nécessaire  d'impliquer ses partenaires et aussi tous les Saint-Quentinois, dans une culture de responsabilité individuelle et collective. (source,  le site de la Communauté d'agglomération)

Cette démarche ne consiste pas seulement à économiser nos ressources –c'est le début de la motivation -, c'est aussi et surtout promouvoir une ville innovante et une cohésion sociale et territoriale équilibrée.

Pour réussir ce beau projet de "l'Agenda 21", comme pour tous les projets-à tous les échelons du pays, du local au national-, rien ne peut se faire sans l'adhésion, donc la participation des citoyens pour lesquels on les élabore.

 La participation citoyenne est un des axes de l'agenda 21; c'est ce que veut faire l'agglomération en invitant les habitants  à  donner [leur] point de vue sur ce thème... Et après, quelles seront les suites ?

 Ecrire une charte du Développement Durable à Guyancourt, (voir site de la mairie, ICI) c'est bien, mais il est nécessaire d'y inscrire le maillon essentiel de la démarche "Agenda 21". Cela  induit une concertation plus élargie, une évaluation constante, qui  pourrait prendre la forme, à Guyancourt,  d'un "Comité de suivi" comme cela se pratique dans les communes déjà engagées dans cette démarche citoyenne.

 Pas plus que le Développement Durable ne peut se réduire à des principes égrainés une semaine par an, la vraie concertation ne peut se réduire à un questionnaire "mis en ligne" à cette occasion, à des principes énoncés dans une charte, et à quelques débats citoyens ponctuels. 

Même si tout ne peut se faire en même temps, c'est un état d'esprit permanent de démocratie participative qui doit être le fil conducteur du Développement Durable à toutes les étapes de la mise en oeuvre des Plans d'action.

L'image ci-dessus est celle de la "Charte du Développement Durable" guyancourtoise (site de la mairie)

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate