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30 novembre 2011

Incertitudes !

 

Les médias se sont largement fait les échos de l'inquiétude des élus des coupure budget.jpgcollectivités locales face aux difficultés financières rencontrées actuellement et qu'ils ont exprimées à leur congrès qui vient de se terminer.

 

Que ce soit des maires de petites communes rurales ou de grandes villes, des présidents de petites intercommunalités ou de grandes agglomérations, la majorité d'entre eux envisagent l'avenir, même immédiat, avec beaucoup d'incertitudes.  Sans entrer dans des explications techniques de budgets municipaux et intercommunaux, mais qui ne sont pas des détails, ils dénoncent le manque de visibilité dû aux réformes fiscales (disparition de la taxe professionnelle) et disent être frappés de plein fouet par la contraction de l'offre bancaire.

 

Or ceci est inquiétant pour les collectivités bien sûr, -elles sont les premières touchées-, mais aussi pour notre pays lui-même.

Les revenus diminuent, mais les dépenses risquent d'augmenter : dépenses sociales, entretien des équipements (c'est le cas pour notre agglomération, donc nos communes, car notre patrimoine bâti vieillit). Hormis ces dépenses, que vont devenir les investissements ? 

 Les collectivités représentent 71% de l'investissement public en France, dont 22% pour les communes et intercommunalités. Dans quels secteurs se portent surtout ces investissements ? Dans la voirie, les logements, l'urbanisme, des secteurs clés de notre économie qui ont besoin de gros prêts bancaires de longue durée. Mais les élus savent bien, et le ministre des finances le leur a rappelé, qu'il faut s'attendre à une diminution de la durée des prêts aux collectivités; ce ne seront  plus des durées de 20, 30 ans, mais plutôt 15 ans a-t-il dit: financer à long terme est une vraie inquiétude.

Les conséquences ? Un secteur, celui du bâtiment et des travaux publics en difficultés- la hausse du chômage a déjà commencé-, or c'est un  secteur traditionnellement créateur d'emplois. C'est  un effet "domino", un cercle qui n'a rien de vertueux et qui illustre le dicton : "la crise nourrit la crise".

Si, à la lumière de ce constat national, on observe la situation de St Quentin, -et les communes sont toutes solidaires ou le terme "Communauté" n'a pas de sens-, il y des raisons d'être aussi dans l'incertitude. La dette est lourde-due au passé de Ville nouvelle dans laquelle tout était à faire, peut-être, mais le fait est là-, et chacun doit, là aussi, assumer solidairement; des investissements très lourds et de longue durée sont programmés : sera-t-il possible de tenir les engagements ? Réduire les dépenses sera nécessaire ... Quelles priorités choisir ? Les réponses sont politiques.  

Le vote du budget 2012 est annoncé pour le 15 Décembre (source: "Les Nouvelles" du 30 Novembre) : gageons que ce sera vrai travail d'équilibriste.

 

24 novembre 2011

Donner du sens à l’intercommunalité

Les débats et réflexions sur le devenir de l’intercommunalité à Saint – Quentin en Yvelines ontCDCI_Pelissier.jpg fait surgir une problématique essentielle que je résumerais ainsi : La question de l’élargissement à d’autres communes limitrophes à notre territoire doit-elle se poser avant l’approfondissement du projet intercommunal ? Or, je considère que l’étape préalable essentielle doit être à juste titre, la constitution d’un véritable projet intercommunal soutenable, c'est-à-dire un projet accompagné d’un  SCOT, « schéma de cohérence territoriale ». Ce projet permet une prospective à long terme de ce que les élus veulent faire. Sans être trop contraignant pour permettre aux élus de chaque commune de décliner leurs propres projets, il permet cependant de travailler sur des projets communs intercommunaux, comme ceux du logement, des transports avec une conception commune de l'avenir.

 Dès lors qu’une vision claire du développement urbain, respectant les grands équilibres sociaux et environnementaux de notre intercommunalité sera mis en place, il sera plus simple de passer à l’éventuelle étape de l’élargissement à ceux qui souhaitent s'intégrer à ce SCOT.

Cet agenda qui semblait sinon impossible, mais tout au moins très difficile à réaliser avec ce qu'imposait le projet de loi qui considérait que la réforme de la carte intercommunale devait être réglée pour 2013 devient peut-être possible. La date butoir prévue de décembre 2011 sera-t-elle gardée? Pour certains départements seulement, ceux pour lesquels le consensus ne sera pas obtenu à la fin de cette année ? Aujourd'hui, c'est un conflit législatif entre les deux assemblées parlementaires; qui l'emportera, Assemblée nationale ou Sénat ? Rien n'empêche cependant nos élus actuels de réfléchir dès maintenant  sur un schéma de cohérence territoriale regardant vers l'avenir et qui serait la base sur laquelle nous rejoindraient les communes le demandant.

 Je souhaite cependant que nous posions malgré tout les limites de cet élargissement potentiel. J’entends en effet ici ou là, un débat portant sur un élargissement probable, voire une fusion de Saint-Quentin en Yvelines avec Versailles Grand Parc. J’y suis actuellement opposé pour différentes raisons, mais la principale réside dans la présence de schémas de développements aujourd'hui parfois divergents entre ces deux ensembles, mais qui pourraient peut-être devenir complémentaires à plus long terme.

Julien Oechsli, Conseiller municipal soutenu par le Mouvement Démocrate

Dernière minute: Actualités sur TV fil 78 le 24 Novembre : D'ici la fin de l'année, les élus devront se prononcer sur l'intercommunalité. Fini les communes isolées, dorénavant elles devront se regrouper. La mairie de Coignières vient de prendre position : elle souhaite rejoindre l'agglomération de Cœur des Yvelines et le canton de Montfort-Lamaury. Un choix qui ne fait pas l'unanimité. (Pour rappel: le projet du préfet prévoyait la création d'une "communauté" à 2 communes avec cette ville et Maurepas qui a refusé ce projet, invivable et en contradiction avec l'idée de la réforme, d'autant plus qu'il était prévu que cette union était transitoire).

 

09 novembre 2011

Jeu de bascule !

 

A tous les échelons des collectivités locales et nationalesping-pong.jpg, se jouent des parties de ping pong !                                                       

Je m'explique. Le 25 Septembre 2011, la presse titre  que le Sénat bascule à gauche.  Cette dernière étant majoritaire dans les régions, les départements et beaucoup de collectivités, l'assemblée les représentant est le reflet de cette réalité locale. Mais, à chaque alternance, on a l'impression que le vainqueur se réjouissant de sa victoire change le dossard, et que des qualités humaines sont, par conséquence, mises sous le boisseau.

Chacun veut supprimer les lois faites par les prédécesseurs, chacun, sauf rares exceptions, monopolise assemblées et commissions. C'était en effet le cas dans "l'ancien" Sénat puisque toutes les présidences de commissions et  de postes à responsabilités étaient occupées par la droite; des compétences reconnues étaient ainsi écartées. Si on regarde la composition actuelle des commissions sénatoriales, on s'aperçoit que c'est maintenant pratiquement la même chose; seuls les noms des étiquettes politiques ont changé ! Comme dans la mandature précédente, on laisse de côté des talents qui seraient bien utiles à notre pays. Dans ce jeu de bascule, on confond démocratie et confrontation.

Autre exemple, dans notre agglomération.

L'hebdomadaire " Les Nouvelles " du 21 Septembre titre : "Face au risque d'élargissement du périmètre de l'agglomération à des villes de droite…Les maires de gauche font front commun", ce à quoi, le même hebdomadaire, une semaine après, revient sur le sujet : Intercommunalité : "la droite fustige l'attitude partisane de la gauche". Dans ces affrontements,  où sont les intérêts des citoyens ? Ces jeux de bascule incessants sont des jeux d'un autre âge, indignes d'une démocratie moderne,  surtout dans la période difficile  que nous vivons. Le but de la vie politique n'est pas d'écraser le camp opposé, mais de gouverner pour le bien de tous. "Les minoritaires "ont aussi un rôle à jouer et représentent des électeurs : l'oublier, c'est oublier l'intérêt général.

Je souhaite vraiment que cet intérêt général ne soit pas oublié dans les élections présidentielles  à venir et que chacun vise autre chose qu'une rupture et l'écrasement de l'autre pour enfin accepter le pluralisme et s'enrichir des compétences de tous. Ce serait peut-être déjà une réponse aux inquiétudes des Français : si on se réfère au dernier sondage paru: 53% d'entre eux sont révoltés, 29 % sans espoir ce qui fait que plus de 80% des habitants de notre pays sont actuellement sans espoir.

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate

 

 

21 octobre 2011

L’impact du tracé du « Grand Paris » sur Saint-Quentin en Yvelines et Guyancourt

 

Le décret du 24 Août 2011approuvant le schéma d’ensemble du tracésociété gd paris.png du  « Grand Paris », des lignes et de l’implantation des gares a été publié au Journal Officiel.                          

 

Concernant notre territoire, une ligne ferroviaire reliant Orly, Versailles-Chantiers, puis par la suite, Rueil-Nanterre, est prévue et desservira le plateau de Saclay ainsi que les grands bassins d’habitat et d’emplois des Yvelines, dont celui de Saint-Quentin-en-Yvelines.

 

 A cet effet, le tracé prévoit l’implantation d’une gare « Saint-Quentin Est » près du Technocentre Renault. Deux variantes sont cependant évoquées pour rejoindre Versailles-Chantiers à partir de «Saint-Quentin-Est". Le tracé de référence partirait en viaduc vers l’ouest avec une gare supplémentaire « St Quentin-Université"(vers le Rond-Point des Sangliers) pour gagner ensuite Satory et Versailles-Chantiers. Bien qu'allongeant le parcours, cette solution aurait l’avantage de contourner les étangs de la Minière et de desservir de nombreux sièges d’entreprises. 

Une seconde option gagnerait la gare de Satory, sans gare intermédiaire, puis Versailles-Chantiers, mais poserait le problème du franchissement des étangs de la Minière, soit par voie intégralement souterraine, soit par insertion aérienne avec création d’un viaduc.

 

Il semblerait que l'option visant à contourner les étangs de la Minière soit celle qui serait choisie, mais rien n'est sûr ! (voir la carte du site de la Société du Grand Paris)

 

Le 19 Octobre a eu lieu un Conseil Municipal dans l'objectif que les élus se prononcent sur le projet d’arrêté de Monsieur le Préfet des Yvelines créant une Zone d’Aménagement Différé à Guyancourt (site de la mairie de Guyancourt).

A l'unanimité, le conseil s'est prononcé contre ce projet, lequel d'ailleurs, n'est pas explicité dans le courrier du préfet, ce qui reviendrait à signer un chèque en blanc pour la valorisation de cette zone.

 

J'ai bien sûr, voté aussi contre cette proposition de création de ZAD et je continuerai à défendre la qualité de vie de cette partie de notre commune. Cependant, il ne faut pas oublier que ce projet rentre dans le cadre d’une Opération d’intérêt National, bénéficiant d’un régime juridique particulier permettant à l’Etat d’avoir la maîtrise de l’urbanisme sur les territoires situés dans le périmètre de l’OIN, et ce, malheureusement au détriment des communes.  

 

Ces incertitudes ne m'empêcheront pas, compte-tenu de mon attachement  à ce site protégé, de rester vigilant et actif dans le cadre du suivi de ce dossier.

 

Documents complémentaires: Site de la Société du Grand Paris, dont la carte (ICI) qui indique toujours bien les deux variantes du tracé.

 

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le MoDem

 

06 octobre 2011

Redécoupage législatif : où est là cohérence territoriale ?

Comme vous le savez peut-être, les circonscriptions législatives ont  fait l’objet d’un redécoupage, celui qui sera utilisé pour les futures élections législatives de 2012. Yvelines_circonscriptions_l-gislatives2.png

Si le département des Yvelines  compte toujours douze circonscriptions, sept de ses circonscriptions ont néanmoins vu leurs contours modifiés à l’occasion du redécoupage opéré en 2009. (En surligné et italique, les communes de l'agglomération de Saint-Quentin)

La première circonscription des Yvelines, dans laquelle figure Guyancourt a été reconfigurée. En effet, la ville de Viroflay, qui en faisait partie, en a été soustraite ; si bien qu’aujourd’hui elle se partage de manière presque équitable (en nombre d’habitants) entre une partie de Saint-Quentin en Yvelines et une partie de Versailles. Ainsi, cette circonscription récupère une partie du canton de Versailles-Sud, jusqu’à présent rattaché dans sa totalité à la 2ème circonscription. Elle comprend, par ailleurs, toujours les cantons de Montigny-le-Bretonneux, (les communes de Montigny et Guyancourt), Versailles-Nord et Versailles-Nord-Ouest.

Curieusement, les anomalies qui existaient avant ce découpage perdurent et sont même renforcées. Ainsi, comme il fallait raccorder les deux  fragments de notre circonscription, le découpage lui a adjoint  un secteur de la ville de Versailles pris sur la canton de Versailles sud, mais si on connaît ce secteur, on s'aperçoit qu'il est vide d'habitants : il s'agit, entre autres voies, de l'allée des matelots (pas très loin de la fourrière !) On se demande quels sont les critères de découpage ! (source: amendement n° 29, janvier 2010).

Où sont donc les autres communes de notre agglomération ?

La 2ème circonscription perd donc une partie du canton de Versailles-Sud (au profit de la 1ère circonscription) ainsi que la commune du Mesnil-Saint-Denis (qui se voit rattachée à la 11ème circonscription), mais gagne le canton de Viroflay (issu de la 1ère circonscription); elle comprend toujours le canton de Vélizy-Villacoublay ainsi que la partie restante de celui de Versailles-Sud et le canton de Chevreuse, (donc les communes de Voisins-le-Bx et de Magny-les-Hameaux), moins la commune du Mesnil St Denis.

 La 11ème circonscription gagne la commune du Mesnil-Saint-Denis (issue de la 2ème circonscription) et reste également constituée des cantons de Saint-Cyr-l'Ecole et Trappes et des communes d’Elancourt et La Verrière.

 Des territoires à l’histoire différente, aux enjeux intercommunaux différents se trouvent ainsi faire l’objet de sièges de représentation communs. Les sept villes de l'agglomération  restent donc découpées en trois circonscriptions législatives !

 Ne pourrait-on pas réfléchir à la mise en place de circonscriptions plus homogènes, dotées d’une continuité territoriale pertinente ? C’est ainsi qu’à l’instar d’autres élus, j’aurais souhaité que Saint-Quentin en Yvelines constitue une circonscription à part entière, ou tout au moins, si on veut respecter le critère démographique avancé pour justifier ce nouveau découpage, soit l'objet d'un résultat plus homogène qu'auparavant déjà connu pour ses anomalies; on en a supprimé, mais on en refait d'autres. Comprenne qui pourra !

Ajoutons au passage -j'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet- que la démocratie élective, issue exclusivement de la représentation des territoires, ne signifie pas forcément « démocratie représentative ».

Ainsi, une réforme juste de la carte électorale aurait été l’incorporation d’une dose de proportionnelle, afin de faire en sorte que les "minorités" soient représentées au sein de l’assemblée nationale.

carte jointe extraite de la "gazette du pays montfortois"

Julien OECHSLI, Conseiller municipal