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25 août 2011

De la nécessité d’une cohérence territoriale

A l'occasion de cette  nouvelle rentrée scolaire, je souhaite à tous une année pleine de richesses et de découvertes, et ce malgré les problèmes inquiétants de tous genres : économiques, sociaux, pour ne citer que ceux là, mais tous sont imbriqués les uns les autres et ne concernent pas seulement notre pays : que nous le dénoncions ou non, nous vivons dans une société mondialisée, avec toutes ses conséquences.

Parmi ces problèmes auxquels nous sommes déjà confrontés, celui de notre sources d'énergies.jpgenvironnement se pose de façon urgente et appelle des réponses rapides, même si les enjeux nous semblent lointains. Il faut apprendre à vivre aujourd'hui en tenant compte des changements climatiques inévitables pour demain.

Mon propos n'est pas de chercher des réponses pour sauver la planète, ni même des axes pour un programme électoral national, mais de chercher comment participer à notre échelle communautaire et communale à la recherche de solutions car les politiques environnementales doivent être menées à tous les échelons, national et local. C'est ce message que délivre Ronan Dantec, vice-président de Nantes métropole, porte-parole de Cités et Gouvernements Locaux Unis, lors du forum "Enerpresse" de Deauville au mois de Juillet 2011 : Il faut initier des actions communes des collectivités aux échelles nationales et européennes : c'est cette idée  que je souhaite partager avec vous.

 Cet élu part du constat que la moitié des émissions de GES [gaz à effet de serre] de l'Europe [est] liée aux décisions des élus locaux. Cela revient à souhaiter voir les collectivités locales jouer un rôle efficace dans cette lutte, ce qui nécessite un cadre règlementaire et législatif adéquat. Bien sûr, les collectivités locales, et l'agglomération Saint-Quentinoise en particulier, sont engagées dans les démarches "Agenda 21". Ces recommandations pour le XXIème siècle, signées par plus de 150 chefs d'état en 1992 à la Convention de Rio, se déclinent dans les actions des collectivités locales qui, sur la base des trois piliers du développement durable (action économique, développement social et gestion économe des ressources naturelles), doivent instaurer un dialogue pour leur mise en œuvre avec la société civile : habitants, associations et entreprises.

 Le site de notre agglomération explique cette démarche, concrétisée par la "mission agenda 21" déclinée en plusieurs actions, sur lesquelles je peux revenir à une autre occasion.

L'objet de cette tribune d'aujourd'hui est de mettre en évidence l'absence, ou tout au moins, le peu d'état d'avancement de  l'outil de base législatif nécessaire à la concrétisation de cet agenda; une démarche plus volontariste et efficace est nécessaire pour obtenir des résultats dans cette lutte pour la réduction des gaz à effet de serre.

Cet outil indispensable est le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) applicable à l'agglomération; ce n'est pas  une juxtaposition de schémas communaux dont nous avons besoin, mais d'une vision d'ensemble. Ce schéma doit coordonner les politiques territoriales des communes membres de l'intercommunalité pour assurer une vision cohérente et plus fonctionnelle de notre territoire. Il se décline en plusieurs volets (population, emploi, transports, logements, énergie …) dont celui des plans locaux d'urbanisme. Or chaque commune monte le sien, Guyancourt comme les autres, même si chacun doit être en cohérence avec les documents intercommunaux obligatoires : Plan Local d'habitat, Plan d'aménagement et de Développement Durable, sans oublier les plans conçus sur une échelle plus grande: schéma régional, OIN et "Grand Paris".

Sur ce schéma, ou plutôt son absence, voici ce que rapporte la page du site de notre agglomération, extraite des 7èmes rencontres du Conseil de développement de St Quentin (CODESQY) et des élus au mois de Novembre 2010, sous le titre "remarque d'un participant" (page 14):

Les responsables des collectivités ont le devoir de créer un Schéma de Cohérence Territoriale pour lier le présent et la vision que nous devrions porter. Les élus doivent répondre aux besoins du quotidien tout en réfléchissant à long terme, d'où l'idée de créer un Schéma de Cohérence Territoriale. Il permettrait en outre  de lier Saint-Quentin intra muros aux structures intercommunales des alentours.

Il manque encore à notre agglomération ce projet commun qui porterait une vision ambitieuse, volontariste, élaborée en concertation avec les Saint Quentinois, pour inscrire cette démarche dans un dynamisme qui commence à s'essouffler alors que la concurrence est forte autour de nous.

En fait, au-delà de ce Schéma de Cohérence Territoriale, c'est un véritable projet de territoire qui manque à Saint-Quentin-en-Yvelines.

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le MoDem

SourceSite du ministère de l'écologie, du développement, durable, des transports et du logement

              Site de Saint-Quentin en Yvelines

22 juillet 2011

Urgence sociale

Nous apprenions mercredi dernier, 20 Juillet, la démission de Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu Social, de la Présidence de la structure d'aide d'urgence aux personnes sans  abri, structure financée à 92% par l'Etat. Il considère que "la situation  n'est plus gérable".Xavier_Emmanuelli.jpg

L'urgence sociale, personne n'y croit, ça appartient aux petits hommes gris, comme disait Nietzsche. Les technos, les mecs qui pensent structure, budget, et pas souci de l'autre."… "C'est comme dans le dessin animé de Tex Avery, tout le monde se refile le bâton de dynamite avant qu'il pète. On est dans le 'c'est pas moi, c'est toi' : c'est du ressort de l'Etat, non, c'est de celui de la mairie. Ils se tirent dans les pattes, ils n'ont pas les mêmes objectifs, c'est à celui qui ne paiera pas ou, au contraire, qui se dira le plus généreux. Je me suis battu toute ma vie, je ne veux pas couvrir ça." (source: le quotidien Le Monde)

Cette démission montre que la structure de l'accueil d'urgence n'a plus les moyens de remplir sa mission. Nous sommes en situation de restrictions budgétaires, mais encore faut-il réduire après avoir vu comment remplacer !

En actant, et regrettant cette démission, Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement, explique qu'une alternative existe aux nuitées hôtelières supprimées par ces coupes budgétaires : le dispositif "Solibail" (représenté dans lesYvelines).

 Le principe est bien, mais les logements ne suivent pas et ne répondent pas à l'urgence : se rappeler les images retransmises cette semaine par les médias évoquant les urgences hospitalières transformées en abri d'urgence pour la nuit. En pratique, supprimer des nuitées hôtelières, c'est mettre les gens à la rue. Le principe est bien, sur le long terme,  mais la réalité du court terme est autre.

Dernière question que l'on peut se poser ! Le public concerné par cette urgence est souvent constitué de sans-papiers, de demandeurs d'asile… cette situation ne se double-t-elle pas d'un choix politique ?

Nous ne pouvons pas accepter de laisser de côté les plus démunis. Cette société n'est pas celle que nous voulons.

08 juillet 2011

Trois ans de mandat

 

 rapport.jpgNous arrivons au terme d'une année scolaire; c'est l'occasion de dresser le bilan de cette année, en mon nom et surtout en celui de l'équipe qui travaille à mes côtés depuis le début de cette aventure que j'entends bien poursuivre ! (Merci de leur fidélité).

Bien  sûr, siégeant seul représentant de la liste Guyancourt Générations Citoyennes au conseil municipal, je ne peux prétendre qu'à vous dresser le bilan de notre travail.

Les dossiers qui me semblaient prioritaires voilà trois ans le sont toujours.

 Pour rappel:

Je souhaite une démocratie vivante dans notre ville. Je ne suis pas naïf et en connais les limites, mais toute décision importante pour l'avenir d'une communauté, que ce soit au plan national ou à un échelon plus modeste doit passer par une phase de concertation en aval, et non par de l'information;  la décision finale relève bien sûr de l'élu qui doit  la prendre en considération de l'intérêt général et l'expliquer.

Le suivi de notre cadre de vie et de l'OIN Paris-Saclay-Grand-Paris. C'est certainement un des dossiers que nous avons suivi de près car il détermine l'avenir de notre environnement à une vingtaine d'années; ceci  ne règle pas nos problèmes quotidiens de transport, ce que les usagers des lignes RER et ferroviaires ne peuvent contredire. Le projet du Grand Paris Express est toujours en cours, beaucoup de questions sont en suspens, dont celui, essentiel, des localisations des gares.

J'ai toujours été un défenseur des intercommunalités, ce qui ne veut pas dire que je voudrais supprimer nos communes-nous avons besoin de proximité-, mais comment maintenir notre place, ou plutôt la dynamiser dans le contexte économique actuel si nous ne savons pas mutualiser nos moyens, défendre un projet concerté avec nos voisins ? Le rôle des élus est de réfléchir à long terme; or, il semble que l'avenir soit dans quelques grandes agglomérations yvelinoises capables d'être compétitives : pensons déjà à l'OIN du plateau de Saclay à nos portes : si nous laissons l'avenir se construire sans nous, ce sont nos emplois, nos services qui sont en danger.

A court terme, il ne faut pas non plus oublier que nous sommes aussi dans une Communauté d'Agglomération de laquelle dépendent bon nombre d'aspects de notre vie quotidienne.

Pour toutes ces raisons, et parce que cette vision est partagée par celle de beaucoup de Saint Quentinois, j'ai commencé à réfléchir avec eux sur toutes ces problématiques afin de voir comment nous pouvons dès maintenant préparer cet avenir qui n'est pas si lointain que cela !

 Je profite de cette dernière tribune avant les vacances scolaires pour souhaiter à tous un très bon été. vacances.gif

bonne route, ne chargez pas trop la voiture !  

 

 

Julien Oechsli, conseiller municipal soutenu par le Mouvement Démocrate

 

 

24 juin 2011

Financement du Grand Paris Express

Nous connaissons enfin, à peu près, le tracé du Grand Paris Express (GPE). A peu près tant que sur les cartes présentées, reste un tracé alternatif. (Voir la carte présentée  sur le site de Saint-Quentin –en –Yvelines.)train-métro.jpg

Le tracé doit être entériné par décret le mois prochain; après, commenceront les études de faisabilité, les débats publics, les recours .. et les travaux.

Les lignes devraient être achevées entre 2017 et 2027, avec une ouverture de la ligne Orly-Versailles pour 2025, si tant est qu'au moment du lancement des chantiers  du  « plus grand projet de métro du monde », pour une  « ville-monde », projet conçu pour être un moteur de développement d’enjeu national, le financement soit là ! 

Sans entrer dans le détail, il est prévu (source le quotidien "Les Echos)" 33 à 35 milliards d’euros pour financer les infrastructures. Cette somme devrait provenir de l’emprunt pour 9 à 14 milliards d’euros, (quid du déficit public ?) de nouvelles recettes fiscales (de nouvelles taxes ont en effet été inventées pour cela)  pour 5 milliards d’euros, sans compter la contribution de l’Etat et des collectivités locales (mais financée par qui in fine ?). Il faut prévoir l’extension et  la modernisation du réseau existant, et ce n'est pas une mince affaire !

 Se pose aussi la question  des coûts d’exploitation du futur réseau, (estimation de 800 millions par an), sans compter  les frais de raccordements au réseau existant ni la création de réseaux autour des gares; si ce n'était pas le cas, quel intérêt pour les habitants aurait ce  GPE ? Si on sait que les dépassements des frais estimés pour de tels travaux  sont souvent toujours la règle, l'ardoise risque d'être assez élevée !

Des entreprises saint quentinoises ont soulevé ce sujet du financement à l’ex ministre porteur de ce plan, à quelques jours du 26 mai, date de la révélation du projet lors d'une réunion au Chesnay.  Elles  partageaient  leur crainte quant aux nouvelles taxes qu'ils auraient à supporter :  taxe sur les bureaux, taxe triplée sur la création de bureaux.calculette.jpg

Le président de la Chambre de commerce  et d'industrie des Yvelines et du Val d'Oise estime  que cette hausse va entraîner un triplement de la facture pour la majorité des entreprises de ces deux départements.  Le territoire de St Quentin verra sa taxe passer de 4, 4 à 13 millions en 2011, l'équivalent de 300 emplois.  La taxe sur les transports que payent les entreprises a augmenté de 20%, sans bénéficier de leurs dessertes.

On comprend  l'inquiétude des entreprises. L'interview du député et vice-président du conseil général Yves Vandewalle sur TVFIL 78 s'en  fait l'écho: il donne  l'exemple du Technocentre Renault qui  risque de mettre en cause son agrandissement. 

 Quel sera l' impact de ces hausses  sur la compétitivité de nos entreprises ?  Les entreprises vont-elles attendre 20 ans pour voir les conditions de transport s'améliorer ?  D'autres viendront-elles  s’installer ?

Même si le président de la Société du Grand Paris et l’ex-ministre-député répétaient à cette réunion du Chesnay  qu’il ne faut pas seulement penser « transport » mais « développement économique » à  long terme, les entreprises seront-t-elles convaincues ? C’est toute leur survie, l’attractivité économique de notre territoire, et donc nos emplois qui sont en jeu.

Des amendements au texte de loi sur les taxes des entreprises sont déposés; ils prévoient l'étalement de leur augmentation dans le temps, soit un sursis pour les entreprises. (voir site du député et vice président du conseil général qui propose cet amendement ).

A plus court terme, au 1er Juillet, comme chaque année, l'usager devra subir l'augmentation annuelle des transports, sans espoir d'amélioration de ses conditions de transport pour cette année et certainement pas pour les suivantes !

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate.

18 juin 2011

Le feuilleton du SDRIF !

 

Le conseil municipal du 24 mai a adopté une motion sur la protection des espaces agricoles du Plateau de Saclay. Dans cette motion, que j'ai votée, il demande la validation urgente et définitive du Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) adopté par le Conseil Régional en 2008 ce qui permettrait d'officialiser la disparition du tracé de la A126.  sdrif.jpg

A propos du Schéma Directeur de la Région  l'Ile de France ( SDRIF), où est-on de ce feuilleton à rebondissements commencé en 2008 ? Il avance quand même !

Voici un an, le gouvernement a transmis au Conseil d'Etat un projet de décret portant approbation du SDRIF. Mais, au mois d'octobre de cette même année 2010, le Conseil d'État a rendu un avis négatif au motif, que le SDRIF ne prenait en compte ni les deux lois Grenelle de l'environnement, adoptées respectivement en 2009 et 2010, ni la " loi relative au Grand Paris ". Et pour cause puisque le SDRIF a été adopté par le Conseil régional en 2008 ! Mais le schéma de 1994, (toujours applicable puisque le suivant n'est  pas voté !) n'est pas, lui non plus, compatible avec ces lois! Donc, les documents d'urbanisme des collectivités, plans locaux d'urbanisme, (PLU) ou schémas de cohérence territoriale, les SCOT (le "PLU" des Communautés d'Agglomération quand elles en élaborent un) ne peuvent être validés !

En janvier 2111, à la suite de "l'accord historique" (pas forcément dans un sens positif pour St Quentin !) entre l'Etat et la région, l'Etat s'est engagé à faire valider le SDRIF de 2008. Après un vote au sénat, le texte a été adopté  par l'Assemblée nationale le 31 mai. Donc on avance !

Mais (il y a forcément un "mais" !) il sera remis en révision à l'automne pour cause de schéma de transport du Grand Paris ! Des dérogations  ont été apportés au texte initial afin de procurer plus de souplesse et de sécurité juridique aux élus qui attendent toujours validation de leur PLU ! Les sénateurs ont imposé une date butoir à ce dispositif transitoire puisque la dérogation s’appliquera jusqu’à l’approbation de ce nouveau Sdrif et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2013. On devrait donc pouvoir arriver au bout du feuilleton !

 En attendant, les collectivités peuvent déroger au Sdrif de 1994,  et mettre leurs documents d’urbanisme, (donc le futur PLU de Guyancourt !) en conformité avec les dispositions du Sdrif de 2008 mais à condition de ne pas entrer en conflit avec la loi sur le Grand Paris.

Rien n'est encore complètement définitif, rien n'est gagné tant que tous les documents législatifs ne sont pas votés ...  voilà pourquoi, cette loi  permettrait d'officialiser la disparition du tracé de la A126 !

source: le conseil régional d'Ile-de-France

Julien Oechsli, conseiller municipal