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03 juillet 2012

Disparition d'Olivier Ferrand

 

Comme beaucoup, nous avons appris d'abord avec incrédulité-il avait 42 ans- puis beaucoup de tristesse, la disparition brutale d'Olivier Ferrand, fondateur, en 2008, et président du think thank progressiste,-cercle de réflexion- "Terra Nova".                                                                 olivier ferrand.jpg

Même si nous ne partagions pas toujours ses conclusions, ses analyses étaient toujours de grande qualité, étonnantes parfois, mais toujours inovantes.

Hors la lecture de  celles-ci, j'ai eu l'occasion de l'entendre et d'apprécier son ouverture dans différents colloques sur l'Europe. Il y a toujours démontré sa capacité à confronter des idées, à écouter ceux qui ne partagent pas les siennes, avec l'objectif de faire progresser la France et de servir les Français.

Son cercle de réflexion est  un véritable laboratoire d'idées: il est à  souhaiter que ce lieu de rencontres reste un pont entre les politiques et la société civile.

Olivier Ferrand venait d'être élu député socialiste. Quels que soient le parti ou le mouvement politique auquel nous appartenons, ou que nous soyons sans aucune étiquette, nous ne pouvons que regretter l'absence de cette voix au Parlement.

Nous pensons avant tout aux membres de sa famille,  mais aussi au vide qu'il laissera dans la vie politique française.

 La démocratie a toujours besoin ce des hommes et de ces femmes capables de faire vivre le débat politique au-delà des "clans".

Viviane Boussier

 

16 mai 2012

Apprendre autrement à l'ère du numérique

Le rapport de la mission parlementaire de Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, a été remis en février 2012 au premier ministre de l'époque. Il  préconise le développement de l'"e-learning", ou,  "Apprendre autrement à l'ère du numérique". e-learning.jpg

Notre école va mal. Ce n'est pas écrit tel quel dans ce document, mais chacun le sait. L'auteur du  rapport ouvre une piste de réflexion à partir de quelques constats, dont celui-ci :les jeunes Français (15-24 ans) passent chaque jour entre 1h 30 et 2 heures sur Internet.

Internet, Smartphones, "tablettes", toutes ces technologies de communication et d'information font  partie de notre quotidien; elles le seront encore plus pour les générations qui seront adultes demain. Il est donc non seulement  normal, mais nécessaire qu'elles entrent dans les écoles.

Ces dernières s'équipent peu à peu d'ordinateurs, de tableaux numériques interactifs qui, reliés directement à internet, remplacent le tableau noir (souvent blanc, mais gardons le nom traditionnel !). Pour les élèves, c'est plus ludique, donc moins stressant; c'est aussi la "mémoire" des professeurs car  l'informatique permet de garder les erreurs, les progrès, les découvertes de l'élève : c'est donc un "plus" pour l'enseignant, un véritable outil pédagogique. Le rapport acte le fait que depuis 2010, date de son rapport précédent, l’équipement des écoles et établissements scolaires s’est amélioré.

On peut penser qu'avec l'arrivée des tableaux numériques, cette  nouvelle approche de l'enseignement –une habitude qui n'est souvent pas "nouvelle" pour les jeunes-, la participation des élèves est plus active. L'hétérogénéité d'une classe serait  mieux maîtrisée, or, ce facteur est souvent une des plus grandes difficultés des enseignants.

 Mais il faut aller plus loin car l'école ne doit pas se tenir en dehors des changements de nos modes de communication : elle doit apprendre au jeune à être créatif pour répondre aux défis de notre société.

Parmi ceux-ci, la créativité, l'adaptation au changement, à de nouvelles formations, -le temps de la carrière professionnelle dans une seule activité est loin derrière nous-,  le travail d'équipe, en un mot, l'acquisition de nouvelles compétences que la société de demain réclame est  nécessaire. Il faut former des entrepreneurs, au vrai sens du terme, et non des demandeurs d'emplois. C'est la déclinaison du XXIème siècle de ce que disait Montaigne au XVIème,  lorsqu'il écrivait préférer une tête bien "faite" à une tête bien "pleine".

Or, n'y a-t-il pas une contradiction entre ce développement nécessaire de nouvelles technologies et les difficultés d'apprentissages de lecture et d'écriture d'un nombre trop important de jeunes ? Tout le monde le dit: il faut revenir aux "fondamentaux". Ces nouvelles méthodes informatiques sont-elles adaptées à ce besoin ?

Non, si on se rappelle que 15% des enfants entrant en 6ème ne maîtrisent pas la lecture qui est pourtant la base de toutes les acquisitions et de l'intégration sociale.  Oui, si on considère que cette méthode pédagogique est un moyen de s'adapter à la diversité des élèves, de leur redonner le goût de l'apprentissage et la confiance en eux; oui, à condition de former les éducateurs à ces techniques.

Mais le virage du numérique doit être accessible à chacun, quel que soit son milieu social.

Le rapport parlementaire admet qu'il existe une relation positive entre l’utilisation éducative des outils numériques au domicile et la performance de l’élève. Cette constatation   ne préfigure-t-elle pas que la" fracture du numérique" est un véritable clivage social à venir, d'ailleurs n'est-il déjà pas là ? Il faudra le combattre si on veut que l'école reste un lieu des apprentissages pour tous et ne renforce pas les inégalités sociales.

Si on rate ce virage du numérique, on passe à côté de beaucoup d'emplois du futur. L'éducation nationale doit  donc  investir dans "l'e-Learning" si elle veut réussir une des ses missions principales.

Après le constat du bien fondé de ces technologies dans l'éducation, reste la question du financement : cet aspect n'est pas évoqué  dans le rapport ! Qui va financer ces investissements ? Comment ?

La réponse est urgente. C'est ce que souligne aussi le rapport car il faut que l’éducation évolue avant d’être complètement dépassée.

Quelle que soit la solution, un fait est acquis: il faut allier acquisition de connaissances solides et épanouissement personnel, l'un est l'appui de l'autre (extrait du programme de François Bayrou, 2012).

Pour atteindre cet objectif, un fait est capital et doit rester la base de toute pédagogie : l'école se doit de viser une approche globale de l'enfant.

Julien Oechsli, Conseiller municipal.

Document: rapport parlementaire du député J. M. Fourgous 

 

 

 

03 mai 2012

Pour la mise en place de cours municipaux pour adultes

 

Le constat est évident : on ne pourra résoudre le problème du chômage sans proposer une formation efficace et connectée aux besoins des entreprises, seule garante de l’employabilité. Les communes doivent, à leur échelon, permettre aux citoyens les plus modestes, au chômage et ne pouvant disposer de leur DIF (droit individuel à la formation) de fournir un service de formation en complément d’un accompagnement individualisé vers le retour à l’emploi. formation.jpg

Sur le modèle de ce qui se fait déjà dans certaines communes, principalement à Paris, mais aussi ailleurs, je pense qu’il serait pertinent de créer des CMA (Cours Municipaux pour Adultes) à prix attractifs et adaptés aux revenus de chaque guyancourtois, même gratuitement si nécessaire pour certains cas particuliers, quitte à imaginer un autre système "gagnant-gagnant".

 Un catalogue de formations en langues étrangères à visée professionnelle, d’informatique, de prise de parole en public pourrait, entre autres, être proposé.  Avec des cycles d’apprentissages adaptés au temps des usagers, la commune participerait ainsi efficacement à la formation tout au long de la vie, ou même pourquoi pas, à un enrichissement culturel personnel ?

On peut aussi prévoir des soutiens ou même des cours de français, oral et écrit, car l'intégration sociale passe par la maîtrise de notre langue.

Ces cours municipaux pour adultes pourraient avoir lieu dans des établissements scolaires, lesquels, mieux que des maisons de quartiers, peuvent offrir des équipements adaptés aux cours et pourquoi pas, un encadrement par des professionnels. Ces établissements auraient alors une vocation plus large que celle qu'ils ont aujourd'hui: s'ouvrir en dehors des heures de cours pour une demande d'éducation plus large que celle du public scolaire habituel. C'est peut-être une piste à creuser.

Nous sommes actuellement  dans une période de crise économique qui n'est pas prête de se terminer : elle est plus devant nous que derrière nous ! Aussi l'objectif principal, à court terme, à travers cette proposition que je formule, est-il de contribuer à l’insertion professionnelle des personnes exclues aujourd’hui du marché de l’emploi par la préparation d’une nouvelle qualification, par l'obtention de diplômes ou la validation des acquis de l'expérience.

 (renseignements sur ce certificat de qualification sur le site de l'administration française, en cliquant ICI).

Julien Oechsli, Conseiller Municipal

 

 

13 avril 2012

Education, Rased, programme ...

L'actualité de notre région a été marquée cette semaine (mercredi 11 avril),  par une manifestation de parents d'élèves, d'enseignants, d'élus, devant le rectorat des Yvelines.                       écoles.jpg

La suppression des Réseaux d'Aide aux Elèves en Difficulté (RASED) est en effet préoccupante pour beaucoup de parents. Dans ces structures oeuvrent des enseignants spécialisés et des psychologues avec le but de permettre aux élèves en difficulté de trouver la réussite en leur offrant une autre approche pédagogique que celle que leur propose le système éducatif traditionnel. 

Quelques jours avant cette manifestation,  le "Réseau français des villes éducatrices" (auquel appartient Guyancourt) organisait un débat, "l'appel de Bobigny"  (ou ICI) au Conseil Economique et Social auquel participaient des représentants des candidats à la présidentielle (sauf de l'UMP).

Cet "appel de Bobigny " regroupe des associations, des syndicats, soit une ouverture (parfois difficile !) du monde des enseignants à celui des "non-enseignants".

Voici la présentation du représentant du candidat François Bayrou , et comme nous préférons le débat au manque d'information, voici les présentations des autres représentants des candidats.

Bonne lecture

 

05 avril 2012

Pour une démocratie renouvelée

 En présentant ma candidature à vos suffrages aux élections municipales en 2008, je vous soumettais mon projet pour Guyancourt mais aussi ma conception de la vie politique.                          démocratie.jpg

 Je notais, en parlant de l'exercice politique, que face à la crise de confiance qui s’exerce envers les politiques, nous (l'équipe GGC) plaçons l’éthique comme un pilier. Quatre ans après, dans un contexte économique, social, en un mot, général, encore plus tendu, je formule les mêmes voeux.

 Dire que l'on veut moraliser la vie politique de notre pays, ce n'est pas s'éloigner des principales, si ce n'est de la principale préoccupation des Français –leur emploi, leur pouvoir d'achat, leur vie quotidienne-, au contraire, c'est se mettre au cœur de leurs préoccupations, car aucune réforme ne sera possible, rien ne se fera dans aucun domaine, sans un retour de la confiance entre les citoyens et leurs élus : le fil de cette confiance est cassé, il faut le renouer !

C'est pour cela, comme en 2008, mais encore plus aujourd'hui, que je fonde ma conception de la  vie publique sur quelques principes :  le non cumul des mandats, une mesure urgente à prendre de suite à l'échelon national, et non à reporter à une date ultérieure qui ne vient jamais, pas plus de deux mandats successifs au même poste de responsabilité, aucune éligibilité après une condamnation à une peine pour abus de bien public ou enrichissement personnel, la reconnaissance du vote blanc (voir les détails de ces engagements sur notre blog : catégorie "boîte à idées, dans une note du 11 Août 2009, note reprise de notre ancien site).

 Je voudrais ainsi, tant dans la sphère locale que nationale, un véritable renouvellement de la vie politique afin que toutes nos forces vives soient associées au sauvetage de notre pays; je voudrais que toutes les compétences soient représentées, en dehors de leur appartenance à un camp, pour ne pas dire parfois, à un "clan". Je ne veux pas que l'on demande à une compétence, "de quel camp es-tu", mais "que peux-tu apporter à la vie de ta cité, à ton pays" ? C'est ce que j'exprimais déjà en 2008 :  Nous respectons toute bonne idée, quel que soit son auteur ou sa couleur politique, et nous préférons, une attitude constructive à la critique systématique ou à l'obstruction";  je ne supprime aucun terme de cette phrase en 2012.

C'est toujours pour moi la base d'un vrai projet de liberté, de démocratie, mais aussi de responsabilité (note du 4 Août 2009, catégorie "accueil", note reprise de notre ancien site).  

Ce sont quelques changements en profondeur parmi d'autres auxquels je tiens pour que nos concitoyens retrouvent enfin confiance dans leurs élus, à tous les échelons; pour cela, il ne faut pas annoncer des promesses irréalisables prises sous la pression des extrêmes, car avec des promesses jamais tenues, le fil de la confiance électeurs-élus sera toujours cassé et de plus en plus difficile à renouer. Ce n'est pas comme cela que notre pays sortira de la crise dans laquelle il s'enfonce et qu'il retrouvera espoir.

Source: voir en particulier la charte poléthique sur ce blog, mais surtout, je vous livre ici mes réflexions personnelles face à l'actualité électorale !

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate

Une proposition de site à consulter et une pétition sur ce sujet : Transparence International  France