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27 mars 2013

Je vote POUR

Conseil municipal du 27 Mars 2013 

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Monsieur le Maire,

 

Vous nous soumettez aujourd’hui le budget primitif 2013. Ce budget doit s’analyser au regard de la crise d’envergure nationale que nous traversons aujourd’hui et qui, il faut bien l’avouer, risque de se prolonger pendant encore de nombreux mois.  Dans ce contexte, que dois-je retenir des grands axes budgétaires présentés ? Tout d’abord un effort pour maîtriser la pression fiscale sur les familles guyancourtoises.

En second lieu, une volonté, certes  symbolique mais tout de même  réelle d’engendrer une baisse des dépenses générales ;  enfin une volonté de faire de la solidarité un axe prioritaire, à travers notamment un budget du CCAS pouvant se donner les moyens de faire face aux situations d’urgence qui pourraient s’accentuer prochainement.

Pour ces raisons et parce qu’il est aussi des contextes où les considérations politiques doivent aussi s’effacer  au profit d’une certaine idée que je me fais de l’intérêt général,  j’ai décidé de voter favorablement ce budget.

 

Déclaration de Julien OECHSLI, Conseiller municipal

 

21 mars 2013

Non cumul des mandats ?

Une des promesses du candidat F.Hollande à la présidentielle était le non cumulcumul-mandats.jpg des mandats, c'était la proposition n° 29: "pour approfondir la démocratie...nous introduirons une dose de proportionnelle aux Législatives….nous lutterons contre les conflits d'intérêt et nous imposerons une limitation du cumul des mandats" (source: Les 30 Propositions du candidat).L'engagement est clair, et le candidat devenu Président l'a réitéré.

Cette déclaration n'est assortie, il est vrai d'aucune date. Pourtant cette proposition est de nouveau recommandée par la  "Commission Jospin" dans le cadre de la "Rénovation de la République" pour une "République exemplaire". Cette même commission souhaitait sa mise en œuvre “à compter du prochain renouvellement des mandats locaux”, soit 2014 pour les mandats municipaux, 2015 pour les mandats départementaux et régionaux.

Beaucoup d'élus freinent des quatre fers,  qu'ils soient dans la majorité ou dans l'opposition: pourtant cette promesse est claire. Les électeurs de 2014 pour les municipales, ceux de 2015 pour les élections aux conseils départementaux et régionaux sauront-ils à quoi s'en tenir ? Leur candidat ira-t-il au bout de son mandat ? On ne peut pas changer la règle du jeu en cours de partie di-t-on, et la promesse sera repoussée... aux prochaines promesses électorales de 2017 !

En 2012, peu de candidats-députés avaient choisi entre leurs mandats local et parlementaire Toute promesse sera mise en œuvre "pendant le quinquennat” promet le 1er ministre, ce qui risque de la repousser en 2017 ! C'est une "escroquerie civique", enrobée de pseudo difficultés constitutionnelles pour expliquer son report: cette loi pourrait s'appliquer ("aurait pu" serait maintenant exact !) dès 2014 pour les élections municipales. Il suffirait (ou, encore une fois, il aurait suffit!) de prévoir qu’un parlementaire démissionnaire soit remplacé par son suppléant et, pour cela, de modifier une seule disposition d’une loi organique, sans convoquer le ban et l'arrière ban du Congrès!

Mais trop de députés de tous bords sont concernés par cette pratique qui fait pourtant de notre pays une exception européenne. Un rapport sénatorial de février 2012 estime que" la proportion d'élus en situation de cumul ne dépasse pas 20% dans la plupart des pays européens; en France, 84 % des députés et 72% des sénateurs exercent au moins un autre mandat électif" (source: site de Vie-publique).

Même si on tient compte de la diversité des "organisations des pouvoirs publics" les différences montrent que nos élus sont, pour la plupart, bien attachés à ce système. Leurs confrères européens connaissent-ils moins bien le terrain ? Leurs pays sont-ils mal gouvernés?

Faudra-t-il attendre 2017 pour voir cette promesse réalisée, ou sera-telle encore un article de  programme ? En sera-t-il de même pour l'autre engagement de cette proposition "29" sur la dose de proportionnelle à instiller dans les élections locales afin que tous les courants d'opinion soient représentés ? C'est pourtant une promesse qui ne coûte pas cher !

Je profite de cette réflexion sur une réforme qui donnerait un peu d'air à la vie démocratique de notre pays pour rappeler ce que j'écrivais en 2008 dans une "charte poléthique" à propos d'une volonté de "changement en profondeur dans nos pratiques" politiques et en particulier municipales. (voir notes du 11 Août 2009, rubrique "Notre boîte à idées" et du 5 Avril 2012 "pour une démocratie renouvelée", rubrique "Avenir de notre territoire") : "Je m'engage à ne pas cumuler les mandats, et ne pas renouveler deux mandats successifs au même poste de responsabilité", des engagements auxquels je crois toujours.

Julien Oechsli, Conseiller municipal

 

07 mars 2013

Journée internationale de la femme

On sait que la place des femmes est encore faible dans les parlements, dans lesfemmes-2013.jpg conseils d'administration …les inégalités de salaires sont encore bien réelles.

Mais plus que par des lois, ce que les femmes ont obtenu, c'est par leur obstination, leur persévérance, en démontrant qu'elles font aussi bien (mieux ?) que les hommes. Mais comme il faut parfois aider le destin, alors, oui pour cette journée, mais avec beaucoup de questions sur son efficacité ! 

Bien sûr, la journée du 8 mars est l'occasion d'articles, d'interview sur la condition féminine. Pourquoi pas ?

Depuis 1975, l'ONU commémore la "Journée internationale de la femme tous les 8 mars".

 Le thème de cette année (source, Nations Unies)

                         Une promesse est une promesse :

Il est temps de passer à l’action  pour mettre fin à la violence contre les femmes »,

vise à renforcer l'engagement de la communauté internationale à mettre fin à la violence contre les femmes.

 « Il y a une vérité universelle, applicable à tous les pays, cultures et communautés : la violence à l’égard des femmes n’est jamais acceptable, jamais excusable, jamais tolérable. 

M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies

Il est vrai que dans le monde, aujourd'hui :

Jusqu'à 50% des agressions sexuelles sont commises sur des filles de moins de 16 ans;

603 million de femmes au monde vivent dans des pays où la violence domestique n'est pas un crime;

Jusque 70% des femmes à travers le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles au moins une fois au cours de leur vie...

Face à ces chiffres inacceptables, la communauté internationale s'est fermement engagée à changer le sort des femmes, mais il y a encore beaucoup à faire.

Cependant, cette journée des femmes ... (ou  de LA femme ?) appelle quelques nuances. Il reste 364 jours pour avoir bonne conscience … Entre la journée des femmes, la journée des mères (merci maréchal!), la journée des pères, la journée  des grands-mères et celle des grands-pères (elle existe depuis 2008: elle est fixée au 1er dimanche d'Octobre) …quelle place pour le thème de cette année ? Quels médias  parleront le 8 Mars de la violence machiste, des 150 femmes assassinées par leur compagnon, de toutes les violences ?

Et puisque journée des femmes il y a, s'il faut en choisir une pour cette année 2013, c'est Latifa Ibn Ziaten, la mère du soldat assassiné par M Mérah.

Elle incarne tous les symboles de ce 8 mars 2013: la femme, la mère, la lutte contre la violence. Elle a fondé l'Association pour la Jeunesse et la paix .

Ses mots sont à eux seuls, un message: elle est debout car son fils est mort debout. (interview du 7 Mars sur BFM TV).

Bravo Madame, votre combat vaut toutes les journées.      ibn-ziaten.jpg         

 

 

 

28 février 2013

Rythmes scolaires: pour un exemple de concertation ?

 

Les rythmes scolaires: voilà un projet qui fait consensus sur l'objectif- l'intérêt de l'enfant-, mais beaucoup moins sur son application locale.                         école-élémentaire.jpg

 Tout le monde est d'accord sur le fait que l'intérêt de l'enfant prime. Les communes doivent dire, avant fin mars, si elles mettent en œuvre les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013. Les éléments financiers nécessaires à l'application de cette réforme sont flous : quelles seront la part de l'état et celle de la commune quant à la prise en charge des activités périscolaires pendant le temps libéré la journée (celui qui est reporté au mercredi ou samedi matin) ? En dehors de cet aspect financier à penser à long terme et pas uniquement pour 2013, et ce avec un budget déjà prévu,  ou même 2014, restent, non encore résolues, beaucoup d'interrogations, en particulier celles du  recrutement et du paiement du personnel, pour quelles activités à prévoir après la fin des cours ou la pause du midi? 

Il faut aussi se pencher sur le cas des écoles maternelles; comment, par exemple, prendre en compte les besoins spécifiques des "tout-petits" de moins de trois ans, sur lesquels il faut réfléchir sérieusement dans leur globalité?

 Même si des modifications visant à alléger la facture financière des communes sont annoncées, je voudrais espérer que d'ici fin mars, la commune se sera largement concertée avec tous les acteurs concernés pour bâtir son "Projet éducatif territorial", aura délibéré sur ce sujet en conseil municipal et expliqué les décisions prises aux participants à cette concertation. 

 Ne faudrait-il pas aller plus loin et, pour être cohérent, réfléchir sur le territoire saint-quentinois, puisque nous sommes en intercommunalité donc solidaires des autres villes, s'être aussi concerté avec elles, même si les écoles primaires relèvent de la compétence communale.

Voilà comment je conçois une démarche concrète de concertation menée avec transparence.

Depuis l'envoi de cette tribune à la mairie, il y a un mois, et la note de ce blog du 27 janvier 2013 qui soulevait ces questions,  des éléments de réponse ont été apportés.

Le conseil municipal du 12 Février a évoqué ce sujet. Confirmant ce qu'avait dit précédemment Mr le Maire (voir son interview sur la chaîne locale TVFIL78 le 23 Janvier, mise en ligne sur ce blog le 27 du mois, soit avant la délibération au Conseil municipal), l'application de la réforme à la rentrée 2014 et non 2013 a été actée. Il reste donc un an pour trouver les modalités de cette mise en oeuvre et régler les questions financières.

Quelles seront les  "activités pédagogiques complémentaires" prévues, sur quels créneaux horaires, avec quels animateurs, avec quels financements ? Comment seront abordées et réglées les questions soulevées par les associations culturelles, sportives… qui accueillaient les enfants le mercredi matin ? Voilà encore des concertations à mener avec tous ces interlocuteurs.

 Si le principe d'activités pédagogiques complémentaires aux heures d’enseignement organisées en groupes restreints afin d’aider les écoliers rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages est retenu, qui les mèneront ? Les professeurs des écoles ? Ce qui signifierait une augmentation de leur  temps de travail. C'est une question plus large qui est alors sous-jacente, celle de leur mode de financement. Certaines associations de parents et de syndicats enseignants voient d'un mauvais œil, ou au moins d'un oeil interrogatif, l'arrivée des collectivités locales dans un domaine éducatif qui les concerne en priorité. Le projet de loi prévoit que le Projet éducatif territorial est élaboré à l'initiative de la collectivité locale et associe à cette dernière l'ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de l'éducation: Education nationale, sports, jeunesse, vie associative, culture, familles... (Source, Ministère de l'Education  nationale).

 

 Tous ces acteurs doivent être mis en synergie car le jeune est à prendre dans sa globalité. (Xavier Nau, membre du Conseil économique, social et environnemental).

 

C'est donc une réflexion globale et nécessaire qui est en jeu. Elle va bien au-delà de celle sur  les rythmes scolaires hebdomadaires: c'est toute une "Refondation de l'école" et même un projet de société qui est à réfléchir. Cela dépasse le cadre communal, dépasse le "Projet éducatif territorial" à construire, mais cela nous concerne tous.

 

Julien Oechsli, Conseiller municipal

 

 

07 février 2013

Paroles de salariés du Technocentre Renault

Mardi matin, (5 février), les salariés du Technocentre Renault, à Guyancourt,  manifestaient leur mécontentement face au plan de licenciement de 7500 salariés en France                      technocentre auj.jpg

 Sur ce sujet, voici le reportage de TV FIL 78 du 5 Février

Mais qu'en pensent les salariés ?

 Le Technocentre Renault est en pleine ébullition : la Direction a annoncé qu’à la fin de 2016, 7500 personnes en France devront avoir quitté l’entreprise pour conforter sa pérennité.

Pour l’Ingénierie, majoritairement localisée à Guyancourt, cela se traduit par la perte de 2000 emplois. Des négociations sont en cours entre la Direction et les syndicats représentatifs pour trouver un accord qui garantisse le maintien d’emplois industriels par l’approvisionnement des usines françaises.

Le climat est tendu car les salariés ont le sentiment, et cela depuis la crise de 2009, que les efforts reposent principalement sur eux : par exemple, le gel des salaires annoncé pour les trois prochaines années ne concerne pas le « top management ».

Le plus grave, c’est la perte de confiance : comment croire encore une Direction qui semble uniquement préoccupée de résultats financiers ?

Les syndicats représentatifs sont de plus en plus décriés : « ils font des tracts, des réunions, ils appellent à une heure de grève en signe de protestation, mais au final ils vont signer ! » dit-on dans les couloirs. Quant aux non-représentatifs, ils ont peu de moyens pour s’opposer valablement.

L’ambiance est lourde, morose, plombée par l’attente d’une réorganisation qui doit être annoncée prochainement.

 A propos de réorganisation qui doit être annoncée prochainement, la chaîne BFM éco du 7 février répondait en écho :

Les pourparlers autour de l'accord sur la compétitivité s'accélèrent ce 5 février. Pour la direction, il est essentiel de conclure avant la publication des résultats du groupe, qui a lieu la semaine prochaine. Alors que des ouvriers sont en grève dans plusieurs usines du groupe Renault, direction et syndicats planchent de nouveau, ce mardi 5 février, pour parvenir à la signature d'un accord sur la compétitivité. Voilà trois mois que les négociations durent (sur cette durée des négociations, voir les différentes vidéos de la page de TV FIL citée plus haut)

Or pour le constructeur, il est essentiel de trouver un accord [sur la compétitivité] avant le mercredi 13 février. Passé ce délai, il sera plus compliqué d'imposer des efforts aux salariés comme le gel des salaires pour l’année 2013, la refonte des comptes épargne-temps ou encore la mise en place de clause de mobilité entre les sites de production. La raison est toute simple : le groupe Renault publiera ses résultats financiers jeudi prochain, le 14 févier…. Or, les résultats s'annoncent convenables.

 La baisse du marché européen avait été anticipée par Renault. Le constructeur a mis le cap ces derniers mois sur les pays émergents. ..les Logan et autre Sandéro permettent de dégager une marge opérationnelle supérieure à 7%..... Enfin Renault bénéficiera de la contribution financière de son partenaire Nissan. Par ailleurs, la publication des résultats doit confirmer que contrairement à bon nombre de ses concurrents, son endettement a été fortement diminué. 

Il sera plus difficile dans ces conditions de justifier auprès des syndicats la nécessité de gagner en productivité !

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=O1w4I6wsXrM&feature=pl...