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21 avril 2011

La laïcité en proie à un débat infondé

Le gouvernement a lancé, le 5 Avril,  un débat  sur  la laïcité. liberté etc...jpg

 C’est un sujet délicat  qui demande beaucoup de doigté et beaucoup de pragmatisme. Le débat dernier sur l’identité nationale à conduit à un échec. Dans ces conditions pourquoi vouloir prendre le risque de désunir le pays, alors que  les difficultés actuelles appelleraient à conforter notre unité ? Pourquoi chercher de nouveaux textes alors que nous avons une série de lois héritées de ce qui fait un des piliers de notre société : celle de 1905 sur la laïcité justement, sans compter celles qui ont suivi ! L’essentiel est dans la loi de 1905, y compris l’interdiction des prières dans l’espace public ; il suffit de l’appliquer. Pourquoi vouloir créer de nouveaux textes,  pas forcément applicables ?

Notre principe de laïcité, qui inscrit dans la constitution  que la religion doit être cantonnée à la sphère du privé, est un fondement de notre République qui appartient à notre histoire.

Dans quelle atmosphère va se dérouler la campagne d’affichages et de dépliants annoncée pour expliquer la loi sur le voile intégral qui doit être appliquée en début de mois d’avril ? En quoi le débat qui va justement commencer à la même période va-t-il « conforter le principe de laïcité dans notre société » pour reprendre les termes du ministre de l’intérieur ?

L’appel à la tolérance et au respect, au dialogue interculturel et le respect de la diversité  de chacun sont certainement plus positifs qu’un langage de division.

Tous ceux qui poussent à la division de la France veulent plaire à une partie de l’opinion, mais ils font prendre un grand risque à notre pays : celui de la perte de son unité.

Finalement, ce débat a eu lieu, mais « boudé » par beaucoup de personnalités, y compris dans les rangs de la majorité ; comme le remarque le quotidien « Le Monde » du lendemain, « autant de journalistes que de spectateurs » !

Et en dehors de ce débat heureusement avorté mais qui a un peu plus désuni notre pays, quoi de neuf pour les problèmes quotidiens  de la majorité d’entre nous ?

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate.

19 avril 2011

Baromètre de la confiance politique

Quelques sondages qui donnent à réfléchir ! baromètre.jpg

Confiance dans l'avenir, confiance dans les hommes politiques : ces quelques chiffres sont matière à réflexion.

 Une donnée est nouvelle depuis cette année : les Français expriment leur moindre confiance envers leurs élus (les abstentions le démontrent), mais, pour la première fois, cette défiance atteint les maires qui, jusqu'à cette année, gardaient la confiance de leurs électeurs.                                     baisse du baromètre.jpg

Les résultats de cette enquête sont ICI

Bonne lecture

Julien Oechsli

07 avril 2011

A propos du Grand Paris Express : un "accord historique" ?

 Vous avez certainement lu dans la presse le satisfecit que se sont donnés l’Etat et la région après la signature de ce qui est qualifié d’"accord historique ".7654428666_le-projet-du-grand-paris-express.jpg

On se rappelle que deux projets étaient en concurrence. " Arc Express "  proposé par la région prévoyait un " métro "  de 60 km en rocade, le " Grand Huit " porté par l’Etat prévoyait un métro souterrain de 130 km. Un " accord " est donc intervenu entre les deux parties.

 Pourquoi " accord " ? Parce que  ces deux parties qui étaient jusqu’au 26 janvier 2011 " à couteaux tirés " se sont entendues pour fusionner leurs deux projets en un seul : " Arc Express " de la région et " Grand Huit " de l’Etat deviennent " Grand Paris Express ". Ses premiers tronçons devraient être en service en 2017.

 Pourquoi  " Historique " ?  Parce que  les négociations, difficiles, aboutiront à donner un rang mondial à notre région.  Actons ce désir louable, mais cette compétitivité à tout prix (à tous les sens du terme) est un autre sujet !

A cet accord s’ajoute un plan de modernisation et d’investissements dans les transports en commun. Cet " accord historique " représente la somme de 32,4 milliards d’euros (à ce niveau, cela ne nous parle guère !), " hors matériel roulant " D’après le ministre de la Ville, cet  investissement  porterait sur l’amélioration des transports franciliens d’ici à 2025 : c’est-à-dire, modernisation des réseaux actuels, en particulier du RER (ouf.. plus que 14 ans de galère pour les franciliens !) pour un montant de 11, 9 milliards d’euros, et réalisation du métro automatique de rocade autour de Paris… A propos, quel RER ? Le " C " ? La ligne " U " ( La Verrière-La Défense) ? Les plus de 20 milliards restants seront donc consacrés au réseau du métro automatique, ce qui inclut la ligne 14 de métro du Nord au sud de Paris, et une rocade autour de la capitale, comprenant deux arcs à l’est. Nous nous réjouissons pour les habitants de cette partie du territoire francilien, mais que restera-t-il  pour l’amélioration du quotidien du voyageur yvelinois?

Finalement, les Saint Quentinois, donc aussi les Guyancourtois,  ne doivent pas se réjouir trop vite ! La légende de la carte officielle du " Grand Paris Express" (voir ICI) indique que  le tronçon " Versailles-Massy-St Quentin-Est -Saclay " est sans "vision partagée sur cette partie du tracé" ! Le texte de ce 26 Janvier illustre cette situation puisqu’il est dit que le débat reste ouvert, l’Etat et la région "prenant acte de leur désaccord " sur les principes de développement et de desserte du Plateau de Saclay !

 L’état maintient son système de métro souterrain, opérationnel d’ici 2020, la région préfère un système de bus "à haut niveau de service " [sur le plateau-de Saclay] (moins coûteux il est vrai) et qui " pourra évoluer vers un tramway".

En fait, quand on regarde de près les 2 options, Etat et Région, nous avons un peu beaucoup l’impression que nous sommes bernés ! L’Etat maintient  son projet, mais avec quel financement ? Si on examine la carte jointe,(voir le logo en haut de cette note) le tronçon Versailles-Rueil est " à étudier ultérieurement "... Que veut dire l’expression ? A quel horizon, avec quel financement ?

Pourquoi les Saint-Quentinois sont-ils  moins bien traités que les Versaillais ? Les entreprises qui n’ont pas la même notion de court, de moyen, de long terme que l’Etat et la Région vont elles attendre des aménagements qui auraient lieu " ultérieurement " ? Paroles, paroles... !

Outre l’engagement de l’Etat et de la Région pour financer ce projet, il est prévu que le secteur privé sera mis à contribution  avec l’augmentation du versement transport payé par les entreprises. Question : vont-elles accepter de payer longtemps pour un transport hypothétique ?

Et les contribuables ?

Sur votre prochaine taxe foncière ou/et taxe d’habitation vous pourrez découvrir une nouvelle composante : la "Taxe spéciale d’équipement" créée au profit du Grand  Paris. Son taux sera fixé par le Conseil Régional. Elle sera destinée à financer les missions de la Société du Grand Paris (constructions de lignes, ouvrages, acquisitions de matériel roulant …). Cette taxe s’ajoutera aux taxes foncières, à la taxe d’habitation et à la cotisation foncière des entreprises.

 Quitte à payer, le Grand  Paris Express (GPE) sera-t-il profitable aux Guyancourtois et aux Saint Quentinois ?

 Au-delà de cette question des transports, c’est l’avenir de St Quentin qui est en jeu ! Nos élus en ont-ils vraiment pris conscience, ou faut-il compter sur un nouveau projet sur l’avenir de notre territoire en 2012... Ou 2014 ?

 Faute de consensus, de financement,avec des échéances toujours reportées, il est à craindre que finalement, notre agglomération soit oubliée, ou qu’une réaction forte  arrive quand  les entreprises commenceront à quitter le territoire : le train sera passé sans nous !

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le MoDem.

 

06 avril 2011

A découvrir !

guyancourt_100_ans_small2.jpgNotre commune il y a 100 ans !

C'est ce que l'exposition dont le vernisage a lieu le 7 Avril à 18h 30 vous offre de découvir .

Il y a 100 ans, Guyancourt était un petit village agricole de 629 habitants, animé et tranquille, avec déjà une vie municipale et "politique" vivante.

C'est ce que cette exposition qui se déroule du 7 Avril  au 29 Mai à la salle d'Exposition, 11 Place Bérégovoy (quartier de Villaroy) vous fera découvrir. ( ouverture les mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h, les jeudi et vendredi de 15h à 18h et le dimanche de 10h à 13h .(entrée libre)


 Sur cette exposition, voici ce qu'écrit le site de la Mairie :

À travers archives, photographies, objets, documents, cette exposition nous fait découvrir Guyancourt, il y a 100 ans. Histoires de familles, tranches de vie et destins individuels jalonnent et éclairent notre passé pour finalement brosser un tableau attachant de notre commune.
Exposition organisée en partenariat avec l’atelier de généalogie et d’histoire locale de l’association Guyancourt Accueil.

Bonne découverte de notre commune !

La photo ci-dessus est celle du site de la mairie 

24 mars 2011

La loi Loppsi : protéger ou surveiller ?

Le très controversé projet de loi d’orientation pour la performance de la sécurité intérieure a été entériné le 8 février 2011 par le Parlement. Il introduit des changements majeurs pour les élus et indirectement pour les citoyens. tribunal.jpg

Ce projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (Loppsi) promulgué le 14 mars (à l’époque de la rédaction de cet article, la loi ne l’était pas encore)  est un « fourre-tout sécuritaire de 150 articles qui aboutit à transférer certaines responsabilité aux élus dans le domaine répressif,  sans les moyens et surtout en oubliant que le rôle d’un élu est avant tout de travailler pour prévoir et non pour réprimer.

 Depuis  la rédaction de cette tribune pour  le « Guyancourt Magazine », voici un mois,  le conseil constitutionnel a censuré certains articles de cette loi LOPSSI.

 Que prévoyait la loi au sujet de la vidéo-surveillance ?

  Baptisée « vidéo-protection », la vidéo-surveillance devait être  développée et surtout le visionnage des images devait être  assorti de possibilités qui pouvaient, à mon avis, s’avérer dangereuses. C’est ainsi qu’il était prévu que les collectivités pouvaient déléguer le visionnage des images à des opérateurs privés;  ainsi, les bailleurs sociaux auraient-ils eu  la possibilité de  transmettre aux forces de police les images des systèmes mis en place dans les parties communes des immeubles. La loi votée permet de tripler le nombre de caméras et de  permettre aux services de police et de gendarmerie d’accéder aux images. Par contre, le conseil constitutionnel a censuré cet article, estimant que la vidéo-surveillance sur la voie publique ne peut  être confiée à des personnes privées.

Sur ce sujet, certains élus dénonçaient, à une époque où les économies sont d’actualité, l’importance donnée à cette enveloppe budgétaire, au détriment d’actions éducatives ou sociales. Le budget de la loi Loppsi prévoit un budget de 483 millions d’euros en 2011, et 836 en 2013 (Chiffres non officiels, donnés par « Wikipédia »)   L’installation de la vidéo-surveillance à haute dose, est-elle le remède à la délinquance ? C’est  un autre débat, mais en tout cas, c’est à prouver !

 La loi prévoyait aussi  l’extension de compétences judiciaires aux collectivités territoriales.

 Mesure emblématique, les directeurs de police municipale obtenaient la qualité d’agent de police judiciaire (APJ), à l’instar des policiers et des gendarmes nationaux. La loi  pourrait autoriser les directeurs de service à conduire des « enquêtes du quotidien », -en clair, des contrôles d’identité-, selon la formule d’Eric Ciotti, rapporteur du projet de loi à l’Assemblée. Les parlementaires ont  ignoré les critiques d’associations de maires qui dénonçaient le « souci d’efficacité » mis en avant par le ministre de l’Intérieur. C’est une nouvelle fois, l’abandon par l’état d’une de ses missions, la sécurité intérieure, aux collectivités territoriales, mais sans les moyens, sans dialogue, quitte à leur faire porter la cause de  l’insécurité de leurs communes. 

Le conseil constitutionnel a retoqué ce dispositif car :  ces agents [de police municipale] ne sont pas mis à la disposition des officiers de police judiciaire, d’autant plus que la Constitution impose que la  police judiciaire soit placée sous la direction et le contrôle de l’autorité judiciaire.

Il est toujours prévu  que les misions de sécurité devraient se développer : de 170 000 salariés « privés » aujourd’hui,  leur nombre pourraient dépasser celui des effectifs publics de la police et de la gendarmerie (environ 220 000)

 Un autre aspect de cette loi concerne indirectement la liberté sur internet car si le principe évoqué- la lutte contre des contenus dangereux pour nos enfants-, fait l’unanimité,  les applications risquent d’aboutir à un contrôle de ce moyen d’expression. D’une part, des associations de lutte contre les crimes pédophiles en contestent l’efficacité, et d’autre part, cette loi installerait dans internet des dispositifs de contrôle et si on va plus loin, de censure. Des solutions existent pour protéger nos enfants sur le "net", elles sont de suite capables d’être mises en place en collaboration avec les moteurs de recherche.

 Même si 13 dispositions sur 150 (142 exactement) ont été jugées contraires à la Constitution, il n’en reste pas moins vrai qu’elles ont été proposées !

 Comme le constate la ligue des Droits de l’Homme, des mesures dérogatoires au droit commun deviennent la norme, la surveillance et le contrôle s’étendent, et l’objectif de réinsertion disparaît à chaque peine.

 Quelle cohérence dans cette loi qui aboutit à mettre en place des mesures souvent  inefficaces, en tout cas, restrictives  des libertés fondamentales ?

Il semblerait que peu à peu, on privilégie le souci du pouvoir à celui du citoyen.

 En tout état de cause, je ne peux approuver une société dans laquelle tout citoyen est virtuellement un délinquant.

 Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Modem