10.09.2010
La réforme territoriale et notre Communauté d'Agglomération (1)
La réforme territoriale, quel impact pour Guyancourt ?
La réforme territoriale actuellement en cours aura des incidences sur Guyancourt à différents niveaux : financier surtout, mais aussi démocratique –ou pas- avec la perspective d’un nouveau mode de désignation des conseillers territoriaux.
Depuis la rédaction de cet article, l’Assemblée nationale a refusé les amendements proposés par le Sénat, en particulier, pour ce qui nous intéresse ici, le mode d’élection des délégués communautaires. Donc, en écrivant dans cette tribune, la réforme territoriale en cours aura des incidences sur différents niveaux…démocratique-ou pas-, je confirme qu’il faut bien lire : pas démocratique, mais je reviendrai sur ce sujet dans une autre note.
Simplement, même si en cas de désaccord entre sénat et Assemblée nationale, le vote de cette dernière l’emporte, comment sera perçue cette loi sans l’accord du Sénat ? Voir, à ce propos, ce qu’en dit son Président, G Larcher, constatant qu’il ne peut pas y avoir de réforme des collectivités territoriales sans tenir compte de l’avis du Sénat.
Par contre, les changements [proposés par cette réforme] semblent moins importants pour les intercommunalités, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont absents puisque la carte intercommunale de notre pays doit être terminée pour mars 2013 (Juin aux dernières nouvelles ?) et que le mode d’élection des délégués communautaires doit changer. C’est dans cette perspective que je me propose de réfléchir avec vous sur la perception que nous avons de notre Communauté d’Agglomération. Quelles sont ses compétences, quelles marges d’action reste-t-il aux sept communes qui la composent ?
Un « focus » sur Saint-Quentin, voilà ce que je voudrais faire en évoquant, dans un premier temps, l’évolution de l’intercommunalité : connaître le passé est, pour une communauté de citoyens, comme pour chacun d’entre nous, une façon de mieux appréhender notre aujourd’hui ! C’est aussi une façon de mieux comprendre son rôle et ses liens avec nos communes, donc avec ses habitants
L’intercommunalité étant, pour mon équipe et moi-même, un maillon essentiel de notre territoire, nous avons donc convenu de consacrer plusieurs articles sur ce sujet. Vous trouverezci-dessous, en première partie, l’historique de l’intercommunalité, dans son cadre national et local ensuite.
Première partie : Historique de l’intercommunalité
Nos communes datent de 1789 ; elles sont issues des « paroisses » de l’Ancien régime, donc des cellules familiales et sociales de base de notre pays. Ce choix est lointain, mais il n’a fondamentalement jamais été remis en question : on comprend que l’attachement des français à leur commune soit, en quelque sorte, inscrit dans leurs gênes nationaux ! C’est peut-être cet inconscient national qui explique aussi que l’intercommunalité soit si mal connue dans notre pays, alors qu’en moyenne 95% des communes françaises sont aujourd’hui regroupées en « Communautés », sous des formes différentes certes, mais ne sont en tout cas, plus isolées.
La coopération intercommunale n’est pas nouvelle en France. Elle a été mise en œuvre par la loi du 22 mars 1890 qui a institué les Syndicats de Communes à Vocation Unique (S.I.V.U.). Cette forme associative, caractérisée par son coté consensuel et par sa souplesse d’action, a surtout pour vocation de réaliser des équipements et de gérer des services communs.
L’ordonnance du 5 janvier 1959 a ouvert plus largement cette formule initiale en instituant la création de Syndicats de Communes à Vocations Multiples (S.I.V.O.M.), permettant ainsi aux communes de mieux satisfaire leurs besoins, de plus en plus nombreux. C’est avec cette loi qu’apparait aussi la notion de « compétence obligatoire ».
Ces 2 formes syndicales ( S.I.V.U. et S.I.V.O.M.), choisies en fonction de leurs compétences d’action, sont des structures intercommunales dites « de Gestion »
Il existe une autre forme de coopération intercommunale beaucoup plus encadrée par la loi que cette forme associative. Ce sont les « Communautés » initiées d’abord par la loi du 31 décembre 1966 créant les Communautés Urbaines, remplacées ensuite par les Communautés de villes, nos « Communautés d’Agglomérations actuelles, par la loi du 6 Février 1992.
En 1983, ont été créés les Syndicats d’Agglomération nouvelle (SAN) pour organiser les villes nouvelles, dont celle de Saint Quentin. Une fois achevés, certains, c'est le cas de Saint Quentin en 2004, se transforment en Communauté d’Agglomération.
Cette forme de coopération est une structure intercommunale dite « de Projets ». Elle resserre davantage les liens entre les communes-membres. On l'appelle l'intercommunalité « à fiscalité propre ».
Cette intercommunalité « de projets » est désormais irréversible pour l’aménagement du territoire national et va plus loin que sa première raison d’être qui était de rationaliser la dépense publique, ce qui est encore le cas, mais le projet devient plus ambitieux et plus « politique » avec la loi de 1992.
Celle-ci donne aux Communautés d’Agglomération les compétences essentielles pour ce projet : celles liées au développement économique et à l’aménagement du territoire. Dans cette perspective, cette loi est complétée par un volet fiscal reposant essentiellement sur la taxe professionnelle unique (TPU). Cette mise en commun de l'impôt sur la richesse économique, représentant à peu près la moitié des ressources fiscales communales, constitue le fondement du développement de l'intercommunalité urbaine. Les objectifs assignés à la loi étaient clairs : créer un territoire cohérent géographiquement et économiquement allant de pair avec la fin de la compétition entre communes relevant d'un même territoire.
Cette loi est renforcée par celle du 12 juillet 1999 (dite loi Chevènement) qui voit, entre autres nouveautés, la création des communautés d'agglomération.
Une nouvelle étape du renforcement de l’intercommunalité est celle fournie par la loi de 2004 ; elle apporte un certain nombre de précisions concernant le périmètre, le fonctionnement et les conditions d'exercice des compétences intercommunales. Ainsi, elle permet aux maires de transférer certains pouvoirs de police (circulation, stationnement, assainissement non collectif, traitement des ordures ménagères, accueil des gens du voyage, manifestations culturelles et sportives dans des équipements communautaires) au président de communauté.
Le cadre intercommunal ainsi créé est une personne morale de droit public dont les compétences sont déléguées par les communes. Cette structure est gouvernée par une assemblée délibérante- autonome, composée de délégués élus par les communes-membres-, dispose de son budget-elle lève l’impôt- et de son personnel administratif propres.
Contrairement à la commune, au département ou à la région, l’intercommunalité exerce ses compétences à la place des communes qui la composent, soit parce qu’elles lui ont été transférées de plein gré par ces dernières, soit de manière obligatoire, conformément à la loi.
C’est le cas de notre Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en -Yvelines
Les principes de l’intercommunalité
Une initiative de coopération intercommunale ne se décrète pas. Ses chances de réussite sont dans la confiance mutuelle que partagent ses élus et dans la volonté qu’ils ont d’œuvrer ensemble à des projets communs, chacun ayant bien conscience que la valorisation globale d’un territoire entraîne l’évolution de toutes les communes adhérentes.
Une intercommunalité doit être un espace de solidarité et de développement concerté.
Sa vocation première est de faire « plus et mieux » pour assurer des services et mener à bien des projets d’intérêt communautaire qu’une commune ne pourrait assumer seule, et ceci sans nuire, ni à l’identité des Communes adhérentes, ni à leur capacité d’initiatives, tout en évitant leurs concurrences.
Cependant, s’il est vrai que le désir des communes de mutualiser leurs moyens, de s’associer sur le principe de la libre volonté des communes d'élaborer des projets communs de développement au sein d'un périmètre de solidarité, (extrait du code général des collectivités, article L. 5210-1.) est la base de création de cette nouvelle structure, les incitations financières de l’Etat pour favoriser les groupements sont aussi à prendre largement en compte !
Ce modèle général de création des intercommunalités se retrouve dans celle de notre Communauté d’Agglomération, avec bien sûr, quelques originalités puisque Communauté francilienne issue d’une Ville nouvelle.
A suivre …
Les termes en italique sont extraits de la tribune de Guyancourt Magazine, n° 398, du 9 Septembre 2010
Julien Oechsli, Conseiller municipal soutenu par le MoDem
21:42 Publié dans Avenir de notre territoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réforme territoriale, guyancourt, st quentin-en-yvelines
07.09.2010
Pour une modernisation de la vie politique !
A propos du "nouveau découpage" des circonsriptions à venir, Julien Oechsli vous propose de découvrir cet article sur ce site
Rappel: la première circonscription, donc Guyancourt, fait partie des circonscriptions qui devraient être "remodelées" aux prochaines échéances législatives
14:29 Publié dans Avenir de notre territoire, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs
05.07.2010
Le Grand Paris, l'OIN, la démission de Christian Blanc ...ou un peu de politique fiction !
La « démission » (?) de C Blanc aura t-telle des conséquences sur le projet du Grand Paris, et donc, indirectement sur l’OIN ?
Le sujet n’est pas ici de savoir si la démission était politiquement utile, si elle est intervenue trop tard, trop tôt, si elle sera nécessaire (ou seront nécessaires si on y inclut celle d’Alain Joyandet) pour rétablir la confiance –ce qui ne veut pas dire que nous n’ayons pas d’avis sur cette question- mais de nous demander ce que va devenir le projet du Grand Paris !
Christian Blanc va-t-il manquer à ce projet !
La réponse est certainement « non « ! sauf …
Pourquoi Non ?
Non, car :
Le départ du secrétaire d'Etat Christian Blanc intervient peu après la promulgation de la loi sur le Grand Paris puisque cette loi controversée, qui se résume essentiellement à la création d'un métro automatique autour de la capitale urgence a été promulguée en « urgence » au mois de Juin (voir note du blog du 8 Juin)
Petit rappel : ce projet, dit "double boucle" de 130 km, pour un investissement, non financé, de 21,4 milliards d'euros devra être mis en œuvre par une "Société du Grand Paris" chargée de réaliser ce métro automatique reliant neuf pôles économiques et d'aménager des quartiers entiers autour des futures gares.
Cette société devrait disposer d'une centaine de collaborateurs fin 2011 et d'un budget d'environ 70 millions d'euros la première année. Elle devrait être créée vers la mi-Juillet.
Or, son "préfigurateur" a été nommé samedi 3 Juin, par décret publié au Journal officiel, soit la veille de la « démission » de C Blanc et ce « préfigurateur est … l'ex directeur de cabinet de M. Blanc, Marc Véron. Un hasard du calendrier ?
Son rôle est de permettre à cette Société d’être opérationnelle rapidement puisqu’il peut conclure toute convention et marché, donc conduire toutes les opérations nécessaires à son installation et à sa mise en place effective. Cette nomination pourra ainsi permettre au débat public d’être conduit selon le calendrier prévu, soit entre le 1er Octobre 2010 et le 1er février 2011.
Reste à savoir si M Véron sera nommé Président du directoire de cette Société, mais cela ne changerait rien quant à la réalisation du projet, comme le disait C blanc qui affirmait, le 22 Juin, que « les premiers coups de pioche" de son métro seraient donnés en 2013, …les programmes du Grand Paris sont très engagés et irrémédiablement lancés".
Autrement dit, même sans M. Blanc, le projet de double boucle pourrait continuer à voir le jour !
La « démission » de C Blanc ne changera rien … sauf …
On a vu (voir les notre précédentes de ce blog) que ce projet est critiqué par les élus de droite, comme ceux de gauche : un projet trop centralisateur, mené sans aucune concertation et bien trop coûteux. De là à souhaiter que le projet parte aussi en fumée…( !), le pas est vite franchi !
C. Blanc paierait-il sa façon autoritaire de gérer le dossier du Grand Paris, et sans attendre le remaniement prévu initialement en Octobre ?
C’est ce à quoi fait allusion le maire de Paris aujourd’hui, Lundi 5 Juillet : Peut-être que le départ de Christian Blanc pourrait conduire l’exécutif à re-réléchir ? Ceci permettrait de revoir le dossier sur beaucoup de points, en particulier ce métro automatique qui oublie St Quentin, et d’améliorer l’existant rapidement ! Le chef de l’Etat semble vouloir reprendre le dossier et désire « travailler avec les collectivités ».
Rappelons que le SDRIF ( Schéma Directeur de l’Ile de France), voté par le conseil régional en septembre 2008, est maintenant transmis au Conseil d’Etat, ce qui a débloqué la situation tendue entre ce conseil régional et le gouvernement qui a peut-être enfin compris que rien ne peut être fait sans Paris et sans les départements franciliens.
Le dossier Grand Paris est toujours là, mais il sera dorénavant géré par le ministre Michel Mercier, actuellement chargé de l’espace rural et de l’Aménagement du territoire. Ce ministre est connu pour son tempérament beaucoup plus négociateur et affable que C Blanc (peut-être pas tellement difficile de faire mieux !).
La « démission » de C Blanc ne supprimera pas le projet du Grand Paris ; le secrétaire d’Etat a terminé sa mission mais les dossiers peuvent être remis à plat et sa réalisation, qui est maintenant la phase actuelle, ne sera peut-être pas celle qui était prévue.
Le projet pourrait alors partir ainsi « partiellement en fumée » !
Citations en italique extraites pour la plus grande partie des propos de B Delanoê tenus le 5 Juillet
L'équipe GGC en charge du dossier Grand Paris, OIN
23:28 Publié dans Avenir de notre territoire, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2010
Jardins biologiques à vocation sociale
Exclusion, insertion, solidarité, et développement durable, quel lien entre tous ces termes ? Cela peut-être l’abonnement aux « Jardins de Cocagne ».
De quoi s’agit-il ? Ce sont des jardins biologiques à « vocation sociale et professionnelle ». Ces associations accueillent des hommes et des femmes de tout âge, en situation précaire. Elles les aident à se (re)construire en leur (re)donnant un projet personnel et en (re)créant des liens sociaux. (Photo, site des Jardins de Cocagne)
De quand date cette initiative ? Issu d’un modèle suisse auquel a été ajouté un volet social, le premier jardin de Cocagne démarre en 1991, dans le département du Doubs. En 1991, l'association souhaite diversifier ses activités d'insertion par l'économique et étendre son offre de remise au travail pour publics en difficulté, au moyen de jardins collectifs…. C’est ainsi que démarre le premier Jardin de Cocagne, à l'initiative de Jean-Guy Henkel qui travaillait depuis toujours dans le secteur de la réinsertion et avait créé diverses structures. Cette période était aussi le début de l’agriculture biologique. Ainsi est née l’idée de Jean-Guy Henkel : vendre les légumes à l’extérieur, en bouclant la boucle, c’est-à-dire en trouvant des acheteurs à la fois intéressés par les produits biologiques et par le soutien à des personnes en réinsertion.
En quoi consiste ce projet ? En développant une action sociale, économique, environnementale et en recréant du lien social dans la proximité entre les personnes investies (jardiniers - personnes en contrat d'insertion, maraîchers-encadrants, adhérents, voisins, agriculteurs locaux, partenaires institutionnels, etc.), les Jardins de Cocagne se situent résolument au "cœur de l'économie solidaire et du développement durable".
Source : site des Jardins de Cocagne
Concrètement, ce projet se traduit par la production de légumes biologiques, distribués sous forme de paniers hebdomadaires à des adhérents-consommateurs qui peuvent ainsi consommer des produits frais.
Je vous invite à découvrir ces «Jardins de Cocagne » à la porte de chez vous, puisqu’une telle association existe à Saint-Quentin-en Yvelines, dans la commune de Magny-les-Hameaux.
Vous pourrez d’autant mieux avoir des renseignements que le 30 Juin, dans l’après-midi, le Jardin de Cocagne de Magny-les Hameaux est inauguré. Vous pourrez ainsi visiter la ferme de Buloyer et, pourquoi ne pas vous inscrire pour votre « panier hebdomadaire » ?
Voici le programme tel que vous pourrez le découvrir sur le site du «Réseau de Cocagne »
Renseignement pour St Quentin:
Jardin de Cocagne de Saint-Quentin-en-Yvelines; tel 09 71 51 09 37
Nouveau : Voir l'article posté sur le site de la Communauté d'Agglomération (daté du 9 Juillet) qui explique cette création du "Jardin de Cocagne" à Magny-les-Hameaux. La vidéo jointe illustre cet article
Une AMAP vient aussi de se créer sur Guyancourt. Une « Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne » est un partenariat de solidarité et de proximité entre le monde paysan et un groupe de consommateurs-acteurs, pour une agriculture pérenne, économiquement, socialement et écologiquement.
Source le site des AMAP-IDF
La productrice vient de la région de Pithiviers, « elle est prête à fournir une vingtaine paniers sur Guyancourt ».
Le lieu de distribution est encore actuellement provisoire, mais d’autres informations officielles devraient bientôt nous parvenir.
Une telle initiative était dans notre programme pour les Municipales de 2008 ; je ne peux que me réjouir de cette création et lui souhaiter tout le succès qu’elle mérite, autant pour le monde paysan que pour nous autres, citadins saint Quentinois. Sur notre département encore très rural, ces deux mondes sont solidaires et complémentaires.
Je profite de ce billet pour vous annoncer la date du prochain conseil Municipal : il se tiendra le 5 Juillet à 18 h 30
C’est aussi pour moi l’occasion de vous souhaiter un très bel été, de très bonnes vacances, avec une pensée toute particulière pour celles et ceux, en particulier les enfants, qui ne pourront pas quitter leur lieu de vie habituel.
Julien Oechsli, Conseiller Municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate
16:55 Publié dans Avenir de notre territoire, Développement Durable, Notre boîte à idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.06.2010
Conseil Municipal des Enfants
Le Guyancourt Magazine, n° 391, distribué dans vos boîtes à lettres le 29 Avril, donnait des informations sur le Conseil Municipal des enfants, sous le titre « 20 ans déjà » ! Heureuse initiative que cette décision prise par la ville, avant beaucoup d'autres municipalités, mais aussi à la suite d'autres, puisque
les premiers « conseils d'enfants » datent des années 1980.
Le Guyancourt Magazine du 10 Juin, n°394 confirme l'élection des membres du « Conseil d'Enfants ». Je profite de cette note pour adresser toutes mes félicitations aux nouveaux élus.
D'un point de vue juridique aucune loi ne vient réglementer la création de ces structures. La seule loi à laquelle il est possible de se référer en la matière est celle du 6 Février 1992 qui prévoit que «les conseils municipaux peuvent créer des comités consultatifs sur tout problème d'intérêt communal et comprenant des personnes qui peuvent ne pas appartenir au conseil municipal».
On peut aussi se référer à deux textes internationaux : la convention internationale des droits de l'enfant et la charte européenne de la participation des jeunes à la vie locale et régionale.
Ce conseil est ouvert, à Guyancourt, aux élèves de CE2, CM1, CM2 et 6ème des collèges. Ce cours de civisme grandeur nature, cette expérience unique ne peut en effet qu'être source d'enrichissement et aider ces « conseillers » à être en prise directe avec les réalités de Guyancourt et de la planète Terre . Leur implication dans la défense de notre environnement en est l'illustration. (extraits- en italique- du Guyancourt Magazine n°391)
Etre présent à un Conseil Municipal des Enfants est en effet le moyen de participer aux décisions publiques et à l'élaboration de projets pour les jeunes de la ville. Cela permet de développer le dialogue entre eux et les élus, et, au-delà, de développer des rencontres intergénérationnelles.
C'est dans cette perspective que je trouve que cette expérience devrait être étendue à des tranches d'âges supérieures, le conseil devenant alors, non plus seulement un Conseil « des Enfants », mais un Conseil des «Jeunes », jusqu'à 16 et même, pourquoi pas, 18 ans ?
Pourquoi arrêter cette expérience à la 6 ème des collèges, juste au début de l'adolescence, un âge que chacun sait si riche dans sa complexité ?
Le Conseil des «Enfants » serait donc prolongé par le « Conseil des Jeunes », et les élections proposées à toutes les classes des collèges et des lycées. Il va de soi que, dans cette optique, les élections s'étendraient non seulement aux établissements scolaires, mais aussi aux lieux d'apprentissage, aux maisons de quartiers, en un mot, à tous les jeunes guyancourtois, quelque soit leur lieu de vie.
Notre programme proposait la « mise en place d'un Conseil de Jeunes », un maillon de l'engagement des jeunes, un élément de la politique de la jeunesse. Je continue à proposer ceci dans la continuité de ma demande pour une démocratie locale plus vivante et plus ouverte à tous les habitants.
Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le MoDem
15:12 Publié dans Avenir de notre territoire, Notre boîte à idées | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : conseil des jeunes, conseil des enfants
08.06.2010
OIN, Grand Paris, suite ...
La loi du 3 Juin 2010 relative au GRAND PARIS a été publiée au Journal Officiel du 5 Juin 2010 ; les Décrets d'application devraient suivre.
Les dispositions concernant l'OIN PARIS SACLAY sont énumérées à partir de l'article 25 ( soit, à partir de la page 12).
L'article 35 (page 15) est particulièrement intéressant car il prévoit une zone de protection naturelle , agricole et forestière dans le périmètre de l'OIN au sein des communes figurant dans la liste de l'annexe B ( voir page 17) : GUYANCOURT figure dans cette liste.
Pour l'ensemble de ces communes visées, cette zone devra comprendre au moins 2 300 Hectares de terres consacrées à l'activité agricole.
L'interdiction d'urbaniser dans la zone de protection vaut servitude d'utilité publique ; elle sera annexée aux PLU des communes intéressées.
L'article L 141-7 ( voir page 15) prévoit que l'Etablisssement Public PARIS SACLAY devra élaborer , en concertation avec les communes ou Etablissement public de coopération intercommunale situées dans la zone de protection , un programme d'action qui précise les orientations de gestion destinés à favoriser l'exploitation agricole, la gestion forestière, la préservation et la valorisation des espaces naturels et des paysages.
Seul petit bémol cependant : le même article précise que l'Etablissement public de PARIS SACLAY définit les secteurs indispensables au développement scientifique et technologique. Ces secteurs, certes, ne pourront pas être inclus dans la zone de protection, mais il n'en demeure pas moins que cette zone de protection ne sera délimitée qu'après l'Enquête publique; c'est pourquoi la concertation préalable entre Elus, Population et représentant de l'Etat est vitale.
Nous continuerons à vous informer de la suite de cette « Opération » qu'il faut suivre de près.
Pour lire l'ensemble de la loi du 3 Juin, publiée au JO ce 5 Juin c'est ICI
Pour les lecteurs qui ne pourraient ouvrir ce lien directement :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...=
L'équipe GGC en charge de ce dossier
11:54 Publié dans Avenir de notre territoire, Développement Durable, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oin, grand paris, guyancourt
31.05.2010
OIN, suite .. mais pas fin !
Vous savez que je vous tiens informé, autant que cela est possible étant données l'opacité et les contradictions des informations, de l'avancée du dossier OIN-Grand-Paris. Ces deux éléments n'en font finalement plus qu'un puisque géographiquement et juridiquement tout se tient.
Dans son rapport du 26 mai, le Sénat cite les communes incluses dans le périmètre d'intervention de l'Etablissement public Paris-Saclay : on y trouve, pour les Yvelines, toutes les communes de la Communauté d'Agglomération de St Quentin.
Le 7 mai, à l'Université d'Orsay, Pierre Veltz Délégué ministériel à l'OIN, Louis Laurent, chef du Projet à la Fondation de Coopération Scientifique, et Guy Couarraze Président de l'Université Paris-Sud 11, ont animé une réunion d'information destinée à l'ensemble des personnels et étudiants de l'Université sur l'état d'avancement du projet.
Cette plaquette, que l'on peut trouver sur le site « L'université acteur du campus Paris Saclay », puis dans la rubrique « sensibiliser un large public » a l'intérêt de montrer le périmètre de l'Etablissement Public Paris Saclay dans lequel est incluse l'OIN : voir en particulier les cartes comprises entre les pages 7 à 11 dont celle qui montre le quartier de la Minière particulièrement impacté par ce projet, opposable à tout projet communal , dont le Plan Local d'Urbanisme !
Début Avril, des associations ont refusé de participer à un groupe de travail initié par la mission de préfiguration de l'Etablissement Public de Paris-Saclay, jugeant la concertation faussée dès le départ, puisqu'elle ne répondait pas aux critères de ce que l'on est en droit d'attendre d'une démarche concertée.
En effet, aucune de leurs demandes fortes, énoncées depuis le début à chaque réunion, n'a été prise en compte, ce qui semble confirmer que les vrais enjeux et la concertation sont esquivés
Ce mois d'Avril voit le dossier OIN-Grand Paris revenir en débat au Sénat. Ce dernier a voté un amendement sur le financement des infrastructures ferroviaires du Grand Paris : indirectement cela nous concerne aussi en tant que Saint-Quentinois et donc Guyancourtois.
Le débat public sur le plateau de Saclay n'aura pas lieu,puisqu'en "procédure accélérée" mais devient celui sur le projet de "métro automatique" du Grand Paris, le "Grand Huit".
En quoi cela nous concerne-t-il ?
Ce projet de Christian Blanc, donc de l'Etat, laisse l'agglomération de St Quentin en dehors du circuit (voir la carte page 20). En effet, ce « métro » est conçu pour relier huit pôles économiques (La Défense, Saclay, Orly..) avec des contrats d'aménagements autour des futures gares. Il privilégie donc les déplacements travail-travail, (estimés à seulement 3% des mouvements franciliens et surtout le fait des hommes d'affaires), mais ne tient pas compte des zones où se concentre la population. Le député UMP Etienne Pinte a déposé un amendement sur la nécessité de prendre en compte la question du logement - "où habitent les gens par rapport à leur lieu de travail?" - mais Christian Blanc l'a écarté !
Si St Quentin est exclu du circuit, notre agglomération risque d'être en dehors des axes de transport qui structurent tout dynamisme économique, ce qui risquerait d'entraîner, à long terme (est-ce si loin ?) le départ des entreprises. Peut-on accepter que notre agglomération devienne une ville dortoir qui perdrait toute attractivité économique et donc indirectement des recettes permettant le maintien des services ?
Les transports sont d'abord là, me semble-t-il, pour répondre aux besoins des habitants et non pour justifier une urbanisation excessive. Il y aurait donc déjà tout intérêt à améliorer l'existant, ce qui aurait l'avantage de coûter moins cher et d'être plus rapide à réaliser ! C'est le projet « Arc Express » de la région, une rocade en proche couronne prévoyant des gares situées à environ 1 à 1,5 km les unes des autres et reliées aux lignes de transports existantes. Un projet moins cher et plus vite réalisable que le projet du Grand Huit » qui aura bien des difficultés à être financé !
Le gouvernement a adopté un amendement visant à créer une nouvelle taxe de 15% sur les plus-values immobilières pour financer le projet. Cela ne concerne que les infrastructures ferroviaires du Grand Paris, mais le projet de l'OIN étant rattaché à ce projet de loi, on peut penser qu'un même type de financement peut-être imaginé pour l'OIN ! Ce qui aurait une nouvelle fois pour conséquence de freiner inévitablement les investisseurs immobiliers.
Le dossier OIN-Grand Paris est d'autant plus d'actualité pour nous à Guyancourt, que se poursuit l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme avec sa nouvelle phase, le Plan d'Aménagement et de Développement Durable, le PADD qui, » dessinera l'avenir de Guyancourt » (page 3 du Guyancourt Magazine n° 393)
Julien Oechsli, conseiller municipal, liste Guyancourt-Générations-Citoyennes
Les passages en italique sont extraits de l'article publié dans les Tribunes d'expression du Guyancourt Magazine n° 393; la photo incluse est celle de l'étang de la Minière (site de la mairie de Guyancourt)
Dernière info: le projet de loi du Grand Paris a été définitivement adopté par le Sénat le 27 mai. La phase du débat public et de la concertation commencera en Septembre 2010
00:08 Publié dans Avenir de notre territoire, Développement Durable, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guyancourt, oin, grand paris
27.05.2010
Réunion publique : Plan Local d'Urbanisme
Le Plan Local d'Urbanisme pour Guyancourt
La deuxième phase du PLU commence au mois de juin 2010 et porte désormais sur le PADD (Projet d'Aménagement et de Développement Durable), c'est-à-dire sur les grandes orientations d'urbanisme et d'aménagement. À partir des résultats de la première phase de concertation, les élus et les techniciens ont défini un certain nombre d'objectifs qui vous seront soumis le 1er juin, à l'occasion d'une nouvelle réunion publique. ( extrait du site de la mairie de Guyancourt)
Vous pouvez aussi participer à l'élaboration du PLU de votre ville !
Réunion publique
Mardi 1er juin 2010 à 20 h
Hôtel de Ville
Voir les renseignements et le document à télécharger pour préparer cette réunion sur le site de la mairie de Guyancourt
10:09 Publié dans Avenir de notre territoire, Développement Durable, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.05.2010
Améliorer le commerce de proximité
Le programme que nous proposions aux suffrages des Guyancourtois voici déjà deux ans, intégrait le développement et le maintien du commerce de proximité dans tous les quartiers. Nous demandions aussi « le développement du Marché du Routoir et son extension ponctuelle dans d'autres secteurs de la ville ».
Voir aussi sur ce sujet, la note postée au mois d'Août 2009
Depuis cette époque, je constate que rien n'a changé. Je pense même que cela s'est plutôt aggravé si on raisonne à long terme. Si aujourd'hui beaucoup de Guyancourtois font leurs courses au supermarché, qu'adviendra-t-il dans quelques années ? On ne peut que se réjouir de l'allongement de la durée de vie, mais comment feront ces personnes aujourd'hui motorisées, quand elles habitent au quartier Europe, et même aux Saules ou aux Garennes, pourtant plus proches d'un grand centre commercial, quand prendre la voiture deviendra un problème ?
Les villes nouvelles, et notre agglomération ne fait pas exception, ont été construites à l'ère de la voiture, pour des populations jeunes. Aujourd'hui, les franciliens retraités repartent de moins en moins en province et la population Saint Quentinoise vieillit : il faut donc repenser la ville autrement pour un futur proche.
Hormis ces raisons, le maintien des commerces de proximité et des artisans est une façon de maintenir la qualité de vie à laquelle nous aspirons tous, à Guyancourt et dans notre Communauté d'Agglomération.
Que ce soit les élus ou les habitants, nous sommes certainement tous d'accord pour reconnaître que la mixité des quartiers ne concerne pas que les logements, mais aussi les équipements, les commerces de proximité, les services aux personnes et la vie associative.
Commerces et artisanat constituent une activité économique à part entière, mais sont aussi un facteur irremplaçable de lien social, d'occasions de rencontres, de lutte contre l'isolement, de qualité urbaine du cadre de vie et de services au quotidien.
En décembre 2005, le Président de la Communauté d'Agglomération n'écrivait-il pas dans le Petit Quentin ( n° 204) : »La politique de la ville, comme nous la menons, se préoccupe donc de l'urbain et de l'humain : c'est l'équation indispensable pour bâtir une ville pour tous où existe le lien social. La qualité de vie à Saint-Quentin-en-Yvelines en dépend. »
Ce renouveau souhaité des services de proximité-commerces et artisanat- n'est pas seulement dû à la demande des « seniors » Il s'explique aussi par l'évolution des modes de consommation et de vie : course perpétuelle contre le temps ? Autre mode de consommation ? Les achats sur les marchés ou dans des commerces de proximité sont conformes à un désir accru des habitants qui prêtent de plus en plus d' attention à ce qu'ils consomment d'où la demande récurrente de marchés comme celui des Saules qui avait lieu sur le mail actuel. Un marché pourrait aussi être le moyen de favoriser la vente directe producteurs-consommateurs, de manger local et de saison (Guyancourt Magazine n° 392, 12 Mai 2010, page 18)
Sans grever les finances communales, divers moyens sont possibles pour améliorer nos commerces de proximité, même si j'ai bien conscience qu'une ville nouvelle n'est pas construite sur le même modèle de « centralité » qu'une ville traditionnelle organisée historiquement autour d'un « centre »
Certains quartiers annoncent leurs commerces, pourquoi ne pas faire de même pour tous ? Je pense, en particulier à ceux des « Garennes », ou du « Village » déjà gênés par un manque de parking et pénalisés doublement par un signalement déficient.
D'autres commerces sont fragilisés par la cherté des loyers commerciaux. Certes, face à cela, les pouvoirs publics sont démunis, car la liberté revient au bailleur lorsque le bail vient à échéance. Si une législation ne fixe pas des règles, il est certain que les efforts des maires dans ce domaine seraient nuls, ce qui ne les empêche pas de faire le maximum dans les domaines de leurs compétences.
Article paru dans la tribune d'expression du Guyancourt Magazine n° 392, du 12 Mai 2010 et complété ici.
Julien Oechsli, conseiller municipal soutenu par le Mouvement Démocrate
22:04 Publié dans Avenir de notre territoire, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commerces de proximité, guyancourt
30.04.2010
Récupérons les eaux pluviales
Récupérons les eaux pluviales à Guyancourt
Face à la hausse du prix de l'eau et à la vulnérabilité de la ressource de « l'or bleu », la récupération de l'eau de pluie séduit de plus en plus de français. Mettre en place ce type de systèmes peut permettre de réaliser jusqu'à 50 % d'économies sur sa facture d'eau.
Pourquoi continuer à utiliser systématiquement de l'eau potable pour nos toilettes, (ce secteur utilise environ 30% de la consommation d'eau d'un ménage) pour laver notre linge ou pour arroser notre jardin ? Elle [cette récupération] comporte aussi d'autres avantages : l'eau n'est pas calcaire et l'on peut se constituer des réserves en cas de sécheresse. Bien que non potable, elle peut servir à l'arrosage des lieux public ou des jardins privatifs. Il serait intéressant d'étudier la mise en place de ce type de dispositif pour l'arrosage de nos jardins publics mais aussi d'inciter les guyancourtois à installer des systèmes de récupération d'eau pluviale dans leurs domaines privatifs.
Depuis 2006, installer des systèmes de récupération d'eaux pluviales est désormais doté d'un crédit d'impôt. Il encourage l'installation de systèmes de récupération des eaux pluviales par le biais d'un crédit d'impôt de 25% pour les particuliers. Ce crédit s'applique aux coûts des équipements de récupération des eaux ainsi qu'aux travaux nécessaires à leur installation et leurs traitements.
Cet encouragement fiscal présente de nombreux avantages, économiques, mais aussi écologiques puisque l'installation de systèmes de récupération des eaux pluviales permet de préserver les nappes phréatiques et également d'améliorer le lien entre l'habitat et le développement durable.
Je pense intéressant d'étudier aussi la possibilité d'une aide financière de la commune pour les familles guyancourtoises souhaitant mettre en place ce type de réceptacles, en lien avec la Communauté d'Agglomération et la maison de l'environnement
Pour d'autres renseignements, voir ce site qui explique les modalités de ce crédit possible pour les particuliers
Julien Oechsli, Conseiller municipal soutenu par le MoDem
Les passages en gras sont extraits de la tribune d'expression du Guyancourt Magazine du 29 Avril, n° 391
18:40 Publié dans Avenir de notre territoire, Développement Durable, Notre boîte à idées, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, eaux pluviales


