22 décembre 2011

Des logements pour tous

Suite à la tribune du 9 Novembre du groupe "Guyancourt pour tous" intitulée :"le logement mérite mieux que des effets d'annonce",  je voudrais apporter quelques remarques après le dernier Conseil Communautaire auquel il est fait allusion. Ce conseil s'est prononcé,  toujours d'après cette tribune de la "liste Guyancourt pour tous", sur le "Plan Local de l'Habitat Intercommunal" (PLH) et la répartition géographique proposée par l'Etat pour le logement en Ile de France.logements.jpg

La loi du Grand Paris définit ce dernier comme un projet urbain et vise… la production de 70 000 logements par an, géographiquement et socialement adaptés en Ile-de-France, le préfet définissant les objectifs annuels de production de nouveaux logements dans un périmètre d'ailleurs mal défini.

 

Le préfet de la région Ile de France représentant l'Etat dans notre région, a donc, comme il est pévu, sollicité l'avis du Conseil communautaire sur les objectifs de "Territorialisation de l'Offre de Logements", ou "T.O.L.". Ce projet donne les objectifs de construction de logements par "bassin de territorialisation" et par département. Le "bassin" intègre les réalités géographiques, les déplacements domicile-travail, et les périmètres de planification communales (les PLU et les Schémas de Cohérence Territoriale-SCOT- ... quand ces derniers existent !)

Pour notre territoire, ce périmètre s'inscrit dans Saint-Quentin-en-Yvelines étendu, ce qui n'est pas clair du tout, sauf qu'il faut comprendre qu'il ne s'arrête pas aux limites administratives actuelles de notre agglomération. Il est à remarquer que ceci est en contradiction avec le texte voté par la Commission Départementale de Coopération Intercommunale qui maintient notre agglomération dans le périmètre actuel. Tout cela n'est pas très  cohérent ! En tout cas, cette définition du TOL avec un périmètre étendu mentionne bien la notion de "bassin de vie", incluant en particulier déplacements et emplois, ce qui sous-entend au moins une commune voisine !

 

Le chiffre de 8 000 logements est proposé pour le territoire de Saclay-Versailles-Palaiseau, soit 1965 sur Saint-Quentin étendu.

Or, le Plan Local de l'Habitat adopté par le Conseil communautaire prévoit que la production de logements possible est de l'ordre de 850 à 900 logements par an.

Bien sûr, je sais que les contributions de tous les acteurs (Etat, région..) ne sont pas sûres, mais ce programme manque d'ambition.

Il faut déjà plus de 1000 logements pour assurer la demande "naturelle" (croissance de la population, desserrement des ménages..) donc quelle place pour les nouveaux arrivants heureusement attirés par les emplois économiques de l'agglomération ?

 

Le n° 66 de SQY-entreprises écrit que le logement est également [avec les transports], un sujet de préoccupation majeur pour les salariés.. .et les entreprises du territoire sont de plus en plus attentives à la production de logements dans l'agglomération. Il s'agit en particulier d'accueillir de nouveaux actifs travaillant dans les entreprises implantées sur le territoire. Les attentes de …. l'OIN  Paris-Saclay sont également de plus en plus fortes... C'est aussi par le logement… qu'on ancre les entreprises sur un territoire".

 

Dans le terme "socialement adapté",  je vois, bien sûr, la référence au "logement social", mais aussi une adaptation nécessaire à toutes les catégories sociales des Saint Quentinois et des nouveaux arrivants potentiels : c'est cela aussi la mixité sociale !

Le futur Programme Local de l'Habitat qui prévoit la construction de 850 logements annuels sur l'agglomération est donc  insuffisant pour les besoins  de tous et en particulier pour les salariés des grandes entreprises, qui remplissent pas  tous les critères requis pour l'obtention d'un logement social. Ces populations représentent les 2/3  des emplois mais ne trouvent pas à se loger dans l'agglomération; ils sont obligés, soit d'accepter de longs trajets domicile-travail, soit de chercher à quitter leur entrprise, ou ils risquent tout simplement de refuser un emploi sur  St Quentin !

 

On sait aussi qu'avec la disparition de la taxe professionnelle, une des sources de revenus pour les collectivités réside dans la taxe d'habitation, donc dans le nombre de résidents dans nos communes.

 

Ce "blocage" du parc de logements, avec un parcours résidentiel difficile, que ce soit dans le logement social ou privé, peut peser sur le dynamisme économique de notre ville; à terme, c'est notre attractivité qui est ainsi remise en question et in fine, le bien de tous. C'est bien ce que perçoivent nos élus communautaires, encore faut-il le traduire dans les actes et être solidaire dans la répartition entre communes.

 

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate

 

 

 

 

 

 

 

 

17 décembre 2011

Dernières nouvelles du Programme d'Aide Alimentaire (PEAD)

Voici le point sur ce sujet que nous suivons car beaucoup d'associations caritatives sont directement concernées (beaucoup d'entre elles sont présentes sur Guyancourt et Saint-Quentin)             solidarité.jpg

Rappel des faits: voir notre note du 18 Octobre 2011 qui alertait déjà sur cette question

A la suite d'une plainte de six états européens devant la Cour de justice de l'Union européenne, ce programme d'aide à beaucoup d'associations caritatives était menacé, l'argument de ces états étant que les politiques sociales relèvent de la compétence nationale.

Finalement, la mobilisation de  l'opinion publique portée par des députés européens (les Français ont joué la solidarité) ont permis que ces fonds soient prolongés jusqu'en 2013, soit la fin de la période budgétaire, mais à la condition qu'il soit définitivement supprimé à partir de 2014. 

La dernière session du parlement européen  est terminée. Les parlementaires avaient à l'ordre du jour, ce débat sur le PEAD.

Le compromis  sur ce  programme  est approuvé, (les ministres de l'Agriculture, concernés par ce programme, l'ont validé le 15 Décembre) mais les parlementaires refusent toujours qu'il soit supprimé à partir de 2014. Le même jour, les membres de la commission agriculture ont aussi dénoncé ce compromis. 

Ils estiment primordial, en ces temps de crise, de maintenir un programme qui vient en aide à 18 millions de personnes.

Dans ce combat, les parlementaires pourraient trouver un allié dans la Commission européenne.  Devant eux, José Manuel Barroso a déclaré, le 14 décembre, qu'il n'était pas du tout satisfait du compromis et qu'il était inacceptable et difficile de comprendre que des Etats refusent la solidarité sociale

Le Parlement européen devra voter le texte en février prochain après que les Etats aient adopté leur position de façon formelle.

 Nous continuons à porter ce message envers les députés européens : nous devons tous être mobilisés pour que la solidarité ne soit pas qu'un beau slogan !

Source: le site de Eur'Activ

 

 

 

 

 

 

08 décembre 2011

Une ville jeune qui vieillit

  En écrivant cette tribune, voilà donc plus d'un mois,  je faisais allusion à divers thèmes assez proches qui sensibilisaient alors la population : celui de  "la aide.jpgsemaine bleue" des personnes âgées au niveau départemental, celui de la "semaine de l’emploi des personnes en situation de handicap", (le "forum emploi handicap" s'est tenu à l'Université de Versailles-St Quentin le 17 Novembre), et à la " 8ème édition 

de la semaine du handicap" à Montigny.

Le point commun à toutes ces situations est celui de la dépendance qui, directement ou indirectement, nous concerne tous. Cette situation  n'est pas un avenir lointain, c'est un "aujourd'hui"  pour prévoir car "dépendance" ne signifie pas seulement handicap, ce sera  la situation des séniors un jour ou l'autre, celle de nos parents, la nôtre demain, 

La population guyancourtoise est certes jeune, plus que celle de St Quentin dans son ensemble.  L'observatoire de la ville, un service de la communauté d'agglomération, montre que l'indice de jeunesse - le rapport entre la population de moins de 20 ans et celle âgée de 60 ans et plus- est de 4,12 (2,8 pour l'ensemble de l'intercommunalité), mais ce chiffre baisse depuis 10 ans, ce qui correspond, pour la même période, à une hausse de plus de 75%  de notre population de plus de 60 ans.

Jusqu'à une date récente, un certain nombre d'habitants de nos communes les quittaient avec l'arrivée de la retraite.  Cela  devient de moins en moins vrai, ce qui est bon signe pour la qualité de vie offerte puisqu'on veut continuer à vivre à St Quentin, mais encore faut-il donner à ces tranches d'âge, actuelles et à venir, les moyens de vivre dans de bonnes conditions.

Nos villes prennent-elles vraiment en compte cette évolution démographique ?  Beaucoup de questions vont vite se poser aux élus. Ce sont des dispositifs d'aide à domicile, aux aidants, de logements à adapter, soit tout un projet de santé publique audacieux qu'il faut prévoir.

C'est aussi un enjeu de société car chacun doit trouver sa place dans nos communes.

Julien Oechsli, conseiller municipal soutenu par le MoDem

 

 

30 novembre 2011

Incertitudes !

 

Les médias se sont largement fait les échos de l'inquiétude des élus des coupure budget.jpgcollectivités locales face aux difficultés financières rencontrées actuellement et qu'ils ont exprimées à leur congrès qui vient de se terminer.

 

Que ce soit des maires de petites communes rurales ou de grandes villes, des présidents de petites intercommunalités ou de grandes agglomérations, la majorité d'entre eux envisagent l'avenir, même immédiat, avec beaucoup d'incertitudes.  Sans entrer dans des explications techniques de budgets municipaux et intercommunaux, mais qui ne sont pas des détails, ils dénoncent le manque de visibilité dû aux réformes fiscales (disparition de la taxe professionnelle) et disent être frappés de plein fouet par la contraction de l'offre bancaire.

 

Or ceci est inquiétant pour les collectivités bien sûr, -elles sont les premières touchées-, mais aussi pour notre pays lui-même.

Les revenus diminuent, mais les dépenses risquent d'augmenter : dépenses sociales, entretien des équipements (c'est le cas pour notre agglomération, donc nos communes, car notre patrimoine bâti vieillit). Hormis ces dépenses, que vont devenir les investissements ? 

 Les collectivités représentent 71% de l'investissement public en France, dont 22% pour les communes et intercommunalités. Dans quels secteurs se portent surtout ces investissements ? Dans la voirie, les logements, l'urbanisme, des secteurs clés de notre économie qui ont besoin de gros prêts bancaires de longue durée. Mais les élus savent bien, et le ministre des finances le leur a rappelé, qu'il faut s'attendre à une diminution de la durée des prêts aux collectivités; ce ne seront  plus des durées de 20, 30 ans, mais plutôt 15 ans a-t-il dit: financer à long terme est une vraie inquiétude.

Les conséquences ? Un secteur, celui du bâtiment et des travaux publics en difficultés- la hausse du chômage a déjà commencé-, or c'est un  secteur traditionnellement créateur d'emplois. C'est  un effet "domino", un cercle qui n'a rien de vertueux et qui illustre le dicton : "la crise nourrit la crise".

Si, à la lumière de ce constat national, on observe la situation de St Quentin, -et les communes sont toutes solidaires ou le terme "Communauté" n'a pas de sens-, il y des raisons d'être aussi dans l'incertitude. La dette est lourde-due au passé de Ville nouvelle dans laquelle tout était à faire, peut-être, mais le fait est là-, et chacun doit, là aussi, assumer solidairement; des investissements très lourds et de longue durée sont programmés : sera-t-il possible de tenir les engagements ? Réduire les dépenses sera nécessaire ... Quelles priorités choisir ? Les réponses sont politiques.  

Le vote du budget 2012 est annoncé pour le 15 Décembre (source: "Les Nouvelles" du 30 Novembre) : gageons que ce sera vrai travail d'équilibriste.

 

24 novembre 2011

Donner du sens à l’intercommunalité

Les débats et réflexions sur le devenir de l’intercommunalité à Saint – Quentin en Yvelines ontCDCI_Pelissier.jpg fait surgir une problématique essentielle que je résumerais ainsi : La question de l’élargissement à d’autres communes limitrophes à notre territoire doit-elle se poser avant l’approfondissement du projet intercommunal ? Or, je considère que l’étape préalable essentielle doit être à juste titre, la constitution d’un véritable projet intercommunal soutenable, c'est-à-dire un projet accompagné d’un  SCOT, « schéma de cohérence territoriale ». Ce projet permet une prospective à long terme de ce que les élus veulent faire. Sans être trop contraignant pour permettre aux élus de chaque commune de décliner leurs propres projets, il permet cependant de travailler sur des projets communs intercommunaux, comme ceux du logement, des transports avec une conception commune de l'avenir.

 Dès lors qu’une vision claire du développement urbain, respectant les grands équilibres sociaux et environnementaux de notre intercommunalité sera mis en place, il sera plus simple de passer à l’éventuelle étape de l’élargissement à ceux qui souhaitent s'intégrer à ce SCOT.

Cet agenda qui semblait sinon impossible, mais tout au moins très difficile à réaliser avec ce qu'imposait le projet de loi qui considérait que la réforme de la carte intercommunale devait être réglée pour 2013 devient peut-être possible. La date butoir prévue de décembre 2011 sera-t-elle gardée? Pour certains départements seulement, ceux pour lesquels le consensus ne sera pas obtenu à la fin de cette année ? Aujourd'hui, c'est un conflit législatif entre les deux assemblées parlementaires; qui l'emportera, Assemblée nationale ou Sénat ? Rien n'empêche cependant nos élus actuels de réfléchir dès maintenant  sur un schéma de cohérence territoriale regardant vers l'avenir et qui serait la base sur laquelle nous rejoindraient les communes le demandant.

 Je souhaite cependant que nous posions malgré tout les limites de cet élargissement potentiel. J’entends en effet ici ou là, un débat portant sur un élargissement probable, voire une fusion de Saint-Quentin en Yvelines avec Versailles Grand Parc. J’y suis actuellement opposé pour différentes raisons, mais la principale réside dans la présence de schémas de développements aujourd'hui parfois divergents entre ces deux ensembles, mais qui pourraient peut-être devenir complémentaires à plus long terme.

Julien Oechsli, Conseiller municipal soutenu par le Mouvement Démocrate

Dernière minute: Actualités sur TV fil 78 le 24 Novembre : D'ici la fin de l'année, les élus devront se prononcer sur l'intercommunalité. Fini les communes isolées, dorénavant elles devront se regrouper. La mairie de Coignières vient de prendre position : elle souhaite rejoindre l'agglomération de Cœur des Yvelines et le canton de Montfort-Lamaury. Un choix qui ne fait pas l'unanimité. (Pour rappel: le projet du préfet prévoyait la création d'une "communauté" à 2 communes avec cette ville et Maurepas qui a refusé ce projet, invivable et en contradiction avec l'idée de la réforme, d'autant plus qu'il était prévu que cette union était transitoire).

 

09 novembre 2011

Jeu de bascule !

 

A tous les échelons des collectivités locales et nationalesping-pong.jpg, se jouent des parties de ping pong !                                                       

Je m'explique. Le 25 Septembre 2011, la presse titre  que le Sénat bascule à gauche.  Cette dernière étant majoritaire dans les régions, les départements et beaucoup de collectivités, l'assemblée les représentant est le reflet de cette réalité locale. Mais, à chaque alternance, on a l'impression que le vainqueur se réjouissant de sa victoire change le dossard, et que des qualités humaines sont, par conséquence, mises sous le boisseau.

Chacun veut supprimer les lois faites par les prédécesseurs, chacun, sauf rares exceptions, monopolise assemblées et commissions. C'était en effet le cas dans "l'ancien" Sénat puisque toutes les présidences de commissions et  de postes à responsabilités étaient occupées par la droite; des compétences reconnues étaient ainsi écartées. Si on regarde la composition actuelle des commissions sénatoriales, on s'aperçoit que c'est maintenant pratiquement la même chose; seuls les noms des étiquettes politiques ont changé ! Comme dans la mandature précédente, on laisse de côté des talents qui seraient bien utiles à notre pays. Dans ce jeu de bascule, on confond démocratie et confrontation.

Autre exemple, dans notre agglomération.

L'hebdomadaire " Les Nouvelles " du 21 Septembre titre : "Face au risque d'élargissement du périmètre de l'agglomération à des villes de droite…Les maires de gauche font front commun", ce à quoi, le même hebdomadaire, une semaine après, revient sur le sujet : Intercommunalité : "la droite fustige l'attitude partisane de la gauche". Dans ces affrontements,  où sont les intérêts des citoyens ? Ces jeux de bascule incessants sont des jeux d'un autre âge, indignes d'une démocratie moderne,  surtout dans la période difficile  que nous vivons. Le but de la vie politique n'est pas d'écraser le camp opposé, mais de gouverner pour le bien de tous. "Les minoritaires "ont aussi un rôle à jouer et représentent des électeurs : l'oublier, c'est oublier l'intérêt général.

Je souhaite vraiment que cet intérêt général ne soit pas oublié dans les élections présidentielles  à venir et que chacun vise autre chose qu'une rupture et l'écrasement de l'autre pour enfin accepter le pluralisme et s'enrichir des compétences de tous. Ce serait peut-être déjà une réponse aux inquiétudes des Français : si on se réfère au dernier sondage paru: 53% d'entre eux sont révoltés, 29 % sans espoir ce qui fait que plus de 80% des habitants de notre pays sont actuellement sans espoir.

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Mouvement Démocrate

 

 

21 octobre 2011

L’impact du tracé du « Grand Paris » sur Saint-Quentin en Yvelines et Guyancourt

 

Le décret du 24 Août 2011approuvant le schéma d’ensemble du tracésociété gd paris.png du  « Grand Paris », des lignes et de l’implantation des gares a été publié au Journal Officiel.                          

 

Concernant notre territoire, une ligne ferroviaire reliant Orly, Versailles-Chantiers, puis par la suite, Rueil-Nanterre, est prévue et desservira le plateau de Saclay ainsi que les grands bassins d’habitat et d’emplois des Yvelines, dont celui de Saint-Quentin-en-Yvelines.

 

 A cet effet, le tracé prévoit l’implantation d’une gare « Saint-Quentin Est » près du Technocentre Renault. Deux variantes sont cependant évoquées pour rejoindre Versailles-Chantiers à partir de «Saint-Quentin-Est". Le tracé de référence partirait en viaduc vers l’ouest avec une gare supplémentaire « St Quentin-Université"(vers le Rond-Point des Sangliers) pour gagner ensuite Satory et Versailles-Chantiers. Bien qu'allongeant le parcours, cette solution aurait l’avantage de contourner les étangs de la Minière et de desservir de nombreux sièges d’entreprises. 

Une seconde option gagnerait la gare de Satory, sans gare intermédiaire, puis Versailles-Chantiers, mais poserait le problème du franchissement des étangs de la Minière, soit par voie intégralement souterraine, soit par insertion aérienne avec création d’un viaduc.

 

Il semblerait que l'option visant à contourner les étangs de la Minière soit celle qui serait choisie, mais rien n'est sûr ! (voir la carte du site de la Société du Grand Paris)

 

Le 19 Octobre a eu lieu un Conseil Municipal dans l'objectif que les élus se prononcent sur le projet d’arrêté de Monsieur le Préfet des Yvelines créant une Zone d’Aménagement Différé à Guyancourt (site de la mairie de Guyancourt).

A l'unanimité, le conseil s'est prononcé contre ce projet, lequel d'ailleurs, n'est pas explicité dans le courrier du préfet, ce qui reviendrait à signer un chèque en blanc pour la valorisation de cette zone.

 

J'ai bien sûr, voté aussi contre cette proposition de création de ZAD et je continuerai à défendre la qualité de vie de cette partie de notre commune. Cependant, il ne faut pas oublier que ce projet rentre dans le cadre d’une Opération d’intérêt National, bénéficiant d’un régime juridique particulier permettant à l’Etat d’avoir la maîtrise de l’urbanisme sur les territoires situés dans le périmètre de l’OIN, et ce, malheureusement au détriment des communes.  

 

Ces incertitudes ne m'empêcheront pas, compte-tenu de mon attachement  à ce site protégé, de rester vigilant et actif dans le cadre du suivi de ce dossier.

 

Documents complémentaires: Site de la Société du Grand Paris, dont la carte (ICI) qui indique toujours bien les deux variantes du tracé.

 

Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le MoDem

 

06 octobre 2011

Redécoupage législatif : où est là cohérence territoriale ?

Comme vous le savez peut-être, les circonscriptions législatives ont  fait l’objet d’un redécoupage, celui qui sera utilisé pour les futures élections législatives de 2012. Yvelines_circonscriptions_l-gislatives2.png

Si le département des Yvelines  compte toujours douze circonscriptions, sept de ses circonscriptions ont néanmoins vu leurs contours modifiés à l’occasion du redécoupage opéré en 2009. (En surligné et italique, les communes de l'agglomération de Saint-Quentin)

La première circonscription des Yvelines, dans laquelle figure Guyancourt a été reconfigurée. En effet, la ville de Viroflay, qui en faisait partie, en a été soustraite ; si bien qu’aujourd’hui elle se partage de manière presque équitable (en nombre d’habitants) entre une partie de Saint-Quentin en Yvelines et une partie de Versailles. Ainsi, cette circonscription récupère une partie du canton de Versailles-Sud, jusqu’à présent rattaché dans sa totalité à la 2ème circonscription. Elle comprend, par ailleurs, toujours les cantons de Montigny-le-Bretonneux, (les communes de Montigny et Guyancourt), Versailles-Nord et Versailles-Nord-Ouest.

Curieusement, les anomalies qui existaient avant ce découpage perdurent et sont même renforcées. Ainsi, comme il fallait raccorder les deux  fragments de notre circonscription, le découpage lui a adjoint  un secteur de la ville de Versailles pris sur la canton de Versailles sud, mais si on connaît ce secteur, on s'aperçoit qu'il est vide d'habitants : il s'agit, entre autres voies, de l'allée des matelots (pas très loin de la fourrière !) On se demande quels sont les critères de découpage ! (source: amendement n° 29, janvier 2010).

Où sont donc les autres communes de notre agglomération ?

La 2ème circonscription perd donc une partie du canton de Versailles-Sud (au profit de la 1ère circonscription) ainsi que la commune du Mesnil-Saint-Denis (qui se voit rattachée à la 11ème circonscription), mais gagne le canton de Viroflay (issu de la 1ère circonscription); elle comprend toujours le canton de Vélizy-Villacoublay ainsi que la partie restante de celui de Versailles-Sud et le canton de Chevreuse, (donc les communes de Voisins-le-Bx et de Magny-les-Hameaux), moins la commune du Mesnil St Denis.

 La 11ème circonscription gagne la commune du Mesnil-Saint-Denis (issue de la 2ème circonscription) et reste également constituée des cantons de Saint-Cyr-l'Ecole et Trappes et des communes d’Elancourt et La Verrière.

 Des territoires à l’histoire différente, aux enjeux intercommunaux différents se trouvent ainsi faire l’objet de sièges de représentation communs. Les sept villes de l'agglomération  restent donc découpées en trois circonscriptions législatives !

 Ne pourrait-on pas réfléchir à la mise en place de circonscriptions plus homogènes, dotées d’une continuité territoriale pertinente ? C’est ainsi qu’à l’instar d’autres élus, j’aurais souhaité que Saint-Quentin en Yvelines constitue une circonscription à part entière, ou tout au moins, si on veut respecter le critère démographique avancé pour justifier ce nouveau découpage, soit l'objet d'un résultat plus homogène qu'auparavant déjà connu pour ses anomalies; on en a supprimé, mais on en refait d'autres. Comprenne qui pourra !

Ajoutons au passage -j'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet- que la démocratie élective, issue exclusivement de la représentation des territoires, ne signifie pas forcément « démocratie représentative ».

Ainsi, une réforme juste de la carte électorale aurait été l’incorporation d’une dose de proportionnelle, afin de faire en sorte que les "minorités" soient représentées au sein de l’assemblée nationale.

carte jointe extraite de la "gazette du pays montfortois"

Julien OECHSLI, Conseiller municipal

 

03 octobre 2011

Oin, La Minière, Saclay ...

 Le conseil municipal de Guyancourt  du 27 Septembre comportait le point suivant dans son ordre du jour :

 Avis sur le projet de délimitation de la Zone de Protection Naturelle Agricole et Forestière du plateau de Saclay, émis par l’Etablissement Public Paris Saclay (EPPS).

De quoi s'agit-il ?                                 périmètre oin yvelines.gif

Le projet de délimitation de la zone de protection naturelle, agricole et forestière du plateau de Saclay a été adopté par délibération du conseil d’administration de l’EPPS, le 6 juillet 2011.

Ce projet est soumis pour avis aux collectivités territoriales concernées par ce périmètre; elles disposent d’un délai de deux mois pour délibérer.

L'Etablissement Public Paris-Saclay a très peu tenu compte des souhaits des élus de Guyancourt, qui ne souhaitent  pas d’urbanisation à l’Est de la D91.

La carte de délimitation transmise à la commune de Guyancourt par l’EPPS n’a pas inclus les terrains situés à l’est de la D 91, le long de cette route,  dans la zone de protection agricole et forestière qui  doit  couvrir au total 2300 ha au minimum sur l’ensemble du périmètre " Paris Saclay".

 Concernant Guyancourt, ce sont donc les anciens terrains du GEVES-Groupe d'Etude et de Contrôle des Variétés et des Semences- (INRA), situés à la Minière (on peut voir le panneau avec cette inscription sur la D 91 en allant en direction de Versailles). Ces terrains s’étendent de la pointe nord du Technocentre Renault jusqu’à l’intersection  de la Minière le long de la D 91, soit une superficie d'environ 200 ha environ qui sont donc susceptibles d’être urbanisés.

Ces 200 ha sont  prévus en zone agricole dans le PLU de Guyancourt en cours d’élaboration, ce qui est  en tout point conforme au SDRIF de 2008 : la préfecture des Yvelines a rendu un avis favorable le 22 avril 2011 sur ce projet de PLU.

Il semblerait-conditionnel très fortement appuyé- que tout ce qui ne serait « sanctuarisé » de façon  explicite et formelle dans la Zone de protection agricole de l’Etablissement Public Paris Saclay serait susceptible d’être intégré dans une ZAD (Zone d’aménagement différé dans le but de réaliser une opération d'aménagement urbain). Un projet de ZAD concernant les terrains de la Minière serait déjà sur le bureau du Préfet, sans que les élus aient été consultés.

Les collectivités territoriales concernées par l'opération ont donc deux mois pour donner leur avis.  Le conseil général a approuvé le 23 septembre la création d'une zone de protection naturelle agricole et forestière sur le plateau de Saclay, en application de l'article 35 de la loi sur le Grand Paris. Il a précisé que la délimitation de cette zone ne devait pas empêcher la réalisation de la  liaison RD938 / RD91, ni celle du métro automatique Orly / Saclay / Saint Quentin / Versailles dont le tracé longe le RD36. La majorité du Conseil Général a approuvé une réserve qui précise que le secteur de la Minière à l'est du RD91 doit être préservé de toute urbanisation. 300px-Les_étangs_de_La_Minière_à_Guyancourt[1].jpg

Le conseil communautaire de l'agglomération saint-quentinoise  du 22 septembre a voté la même délibération  sous réserve d’intégrer les terrains de la Minière dans la Zone de protection.

 (photo "étang du val d'Or", extraite de wikipédia)

Conseil général, conseil communautaire, conseil municipal de Guyancourt ont donc tous voté dans le même sens : protéger  le site des terrains à l'est de la RD 91. Cette réserve, adoptée par toutes les collectivités concernées est certes importante, mais est-elle suffisante puisqu'elle n'est pas incluse dans le périmètre de protection ? L’Etat osera-t’il effectuer un passage en force malgré tous ces avis négatifs ?

 On ne peut, comme nous l'avons toujours fait, que déplorer le manque de concertation des élus dans ce dossier.  Le texte argumenté que veut présenter le maire aux préfet et représentants de l'état saura-t-il convaincre l'EPPS ?  Le délai de deux mois après réception du projet par la mairie de Guyancourt a tout le temps d'être dépassé (nous n'avons pas connaissance de la date à laquelle l’EPPS a transmis la carte de délimitation adoptée le 06 Juillet 2011 à la Commune). Or, c'est dans ce délai que les collectivités doivent donner leur réponse.

 Si malgré tout, l’état passe outre ces vœux des élus, saura-t-il prendre en compte l'enquête publique concernant ce projet de ZAD ? C'est par ce biais que nous tous, Guyancourtois, mais aussi  tous les Saint Quentinois, auront un rôle essentiel à jouer pour préserver ces terres agricoles.

Philippe Faucher

 

08 septembre 2011

De la nécessité d'une cohérence territoriale

 Entre le 31 juillet et le 31  Novembre, la Commission Départementale deCDCI_Pelissier.jpg Coopération Intercommunale (CDCI)  doit étudier les avis émis par les collectivités locales après le projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale présenté par le préfet. On se rappelle que le but de cette procédure est de supprimer les communes "isolées" qui doivent donc intégrer une intercommunalité; si elles n'acceptent pas la proposition du préfet, celui-ci décidera pour elles !

Le projet présenté ne change pas le périmètre de St Quentin-en-Yvelines. Les sept communes ont débattu âprement cette question au Conseil Communautaire du 23 Juin pour arriver à trouver un consensus minimum.

Voici les termes du compte-rendu en ligne sur le site de Saint-Quentin-en-Yvelines : (page 4)

Article 1 : [Le conseil communautaire] émet un avis défavorable sur le projet global du Schéma Départemental de Coopération Intercommunale, celui-ci laissant apparaître des incohérences sur certaines parties du territoire des Yvelines.

Article 2 : A partir du périmètre actuel, tout élargissement de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, devra se faire sur la base préalable d’un projet de coopération intercommunale en commun.

Cette délibération a été adoptée à l'unanimité par 42 voix pour.

Ce que ce compte-rendu ne dit pas, c'est que la délibération a été longue, qu'une interruption de séance a été demandée et que l'article 2 a suscité bien des difficultés pour aboutir à un accord établi sur des quiproquos.

Pour s'en convaincre, il suffit de lire les tribunes municipales et celles du "Petit Quentin". On n'y retrouve pas  toujours les termes votés en conseil communautaire, à croire qu'il ne s'agit pas des mêmes élus !

Un rapide tour des comptes-rendus des conseils municipaux qui ont suivi le conseil communautaire du 23 juin laisse perplexe. Sur les sept communes, seules celle d'Elancourt (page 4), de Guyancourt, Montigny et Voisins (page 3) affichent les délibérations sur ce sujet (citation par ordre alphabétique !).

NB : Le site de la ville de Montigny est actuellement en transformation;  le compte-rendu n'est aujourd'hui plus en ligne, mais il y était il y a encore peu de temps NDLR

Mon propos n'est pas ici de juger le vote de chaque commune, mais de m'étonner de la différence entre le vote communautaire du 23 Juin et les délibérations communales. Bien sûr, le consensus voté gomme les différences, mais, et c'est surtout le sens de mon questionnement, où est l'intérêt commun, où est le critère du bassin de vie qui est essentiel dans cette réflexion, où est finalement le Saint -Quentinois dans ces débats ?

De mon côté,  je continue à soutenir que, tout en désirant voir notre agglomération se consolider pour relever les défis de l'OIN du Plateau de Saclay, rien n'interdit à des communes voisines de frapper à notre porte, surtout lorsqu'elles faisaient partie de notre territoire au tout début de son histoire. S'étonner de leur demande soudaine de réintégration est plutôt un faux débat qui remet sur le tapis des différends personnels qui sont loin des intérêts des Saint-Quentinois et des Guyancourtois d'aujourd'hui. 

 Les enjeux ont évolué, les défis sont importants. Comme la proposition de la Commission est transitoire, autant travailler ensemble aujourd'hui sur un projet commun à bâtir que d'attendre en se crispant sur des positions qui font oublier l'essentiel et surtout laissent des projets en attente.  Le risque serait alors de ne plus être des acteurs à part entière, non seulement de l'OIN, mais plus largement du  territoire  francilien .

La carte proposée par le préfet est déjà un exercice politicien, mais finalement, nos communes, tout en le dénonçant tombent dans le même jeu.

Communes de "droite", "communes de "gauche", on retrouve avec ce sujet le perpétuel clivage qui a bien des difficultés à être surmonté au profit d'une entente sur un projet qui doit se bâtir pour le bien des Saint Quentinois. Finalement, ce sera le préfet qui aura le dernier mot, ce qui ne sera peut-être pas la meilleure des solutions

Julien Oechsli, conseiller municipal soutenu par le MoDem

 

Toutes les notes