19 avril 2011
Baromètre de la confiance politique
Quelques sondages qui donnent à réfléchir ! 
Confiance dans l'avenir, confiance dans les hommes politiques : ces quelques chiffres sont matière à réflexion.
Une donnée est nouvelle depuis cette année : les Français expriment leur moindre confiance envers leurs élus (les abstentions le démontrent), mais, pour la première fois, cette défiance atteint les maires qui, jusqu'à cette année, gardaient la confiance de leurs électeurs. 
Les résultats de cette enquête sont ICI
Bonne lecture
Julien Oechsli
23:16 Publié dans Notre boîte à idées, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 avril 2011
A propos du Grand Paris Express : un "accord historique" ?
Vous avez certainement lu dans la presse le satisfecit que se sont donnés l’Etat et la région après la signature de ce qui est qualifié d’"accord historique ".
On se rappelle que deux projets étaient en concurrence. " Arc Express " proposé par la région prévoyait un " métro " de 60 km en rocade, le " Grand Huit " porté par l’Etat prévoyait un métro souterrain de 130 km. Un " accord " est donc intervenu entre les deux parties.
Pourquoi " accord " ? Parce que ces deux parties qui étaient jusqu’au 26 janvier 2011 " à couteaux tirés " se sont entendues pour fusionner leurs deux projets en un seul : " Arc Express " de la région et " Grand Huit " de l’Etat deviennent " Grand Paris Express ". Ses premiers tronçons devraient être en service en 2017.
Pourquoi " Historique " ? Parce que les négociations, difficiles, aboutiront à donner un rang mondial à notre région. Actons ce désir louable, mais cette compétitivité à tout prix (à tous les sens du terme) est un autre sujet !
A cet accord s’ajoute un plan de modernisation et d’investissements dans les transports en commun. Cet " accord historique " représente la somme de 32,4 milliards d’euros (à ce niveau, cela ne nous parle guère !), " hors matériel roulant " D’après le ministre de la Ville, cet investissement porterait sur l’amélioration des transports franciliens d’ici à 2025 : c’est-à-dire, modernisation des réseaux actuels, en particulier du RER (ouf.. plus que 14 ans de galère pour les franciliens !) pour un montant de 11, 9 milliards d’euros, et réalisation du métro automatique de rocade autour de Paris… A propos, quel RER ? Le " C " ? La ligne " U " ( La Verrière-La Défense) ? Les plus de 20 milliards restants seront donc consacrés au réseau du métro automatique, ce qui inclut la ligne 14 de métro du Nord au sud de Paris, et une rocade autour de la capitale, comprenant deux arcs à l’est. Nous nous réjouissons pour les habitants de cette partie du territoire francilien, mais que restera-t-il pour l’amélioration du quotidien du voyageur yvelinois?
Finalement, les Saint Quentinois, donc aussi les Guyancourtois, ne doivent pas se réjouir trop vite ! La légende de la carte officielle du " Grand Paris Express" (voir ICI) indique que le tronçon " Versailles-Massy-St Quentin-Est -Saclay " est sans "vision partagée sur cette partie du tracé" ! Le texte de ce 26 Janvier illustre cette situation puisqu’il est dit que le débat reste ouvert, l’Etat et la région "prenant acte de leur désaccord " sur les principes de développement et de desserte du Plateau de Saclay !
L’état maintient son système de métro souterrain, opérationnel d’ici 2020, la région préfère un système de bus "à haut niveau de service " [sur le plateau-de Saclay] (moins coûteux il est vrai) et qui " pourra évoluer vers un tramway".
En fait, quand on regarde de près les 2 options, Etat et Région, nous avons un peu beaucoup l’impression que nous sommes bernés ! L’Etat maintient son projet, mais avec quel financement ? Si on examine la carte jointe,(voir le logo en haut de cette note) le tronçon Versailles-Rueil est " à étudier ultérieurement "... Que veut dire l’expression ? A quel horizon, avec quel financement ?
Pourquoi les Saint-Quentinois sont-ils moins bien traités que les Versaillais ? Les entreprises qui n’ont pas la même notion de court, de moyen, de long terme que l’Etat et la Région vont elles attendre des aménagements qui auraient lieu " ultérieurement " ? Paroles, paroles... !
Outre l’engagement de l’Etat et de la Région pour financer ce projet, il est prévu que le secteur privé sera mis à contribution avec l’augmentation du versement transport payé par les entreprises. Question : vont-elles accepter de payer longtemps pour un transport hypothétique ?
Et les contribuables ?
Sur votre prochaine taxe foncière ou/et taxe d’habitation vous pourrez découvrir une nouvelle composante : la "Taxe spéciale d’équipement" créée au profit du Grand Paris. Son taux sera fixé par le Conseil Régional. Elle sera destinée à financer les missions de la Société du Grand Paris (constructions de lignes, ouvrages, acquisitions de matériel roulant …). Cette taxe s’ajoutera aux taxes foncières, à la taxe d’habitation et à la cotisation foncière des entreprises.
Quitte à payer, le Grand Paris Express (GPE) sera-t-il profitable aux Guyancourtois et aux Saint Quentinois ?
Au-delà de cette question des transports, c’est l’avenir de St Quentin qui est en jeu ! Nos élus en ont-ils vraiment pris conscience, ou faut-il compter sur un nouveau projet sur l’avenir de notre territoire en 2012... Ou 2014 ?
Faute de consensus, de financement,avec des échéances toujours reportées, il est à craindre que finalement, notre agglomération soit oubliée, ou qu’une réaction forte arrive quand les entreprises commenceront à quitter le territoire : le train sera passé sans nous !
Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le MoDem.
15:44 Publié dans Avenir de notre territoire, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 avril 2011
A découvrir !
Notre commune il y a 100 ans !
C'est ce que l'exposition dont le vernisage a lieu le 7 Avril à 18h 30 vous offre de découvir .
Il y a 100 ans, Guyancourt était un petit village agricole de 629 habitants, animé et tranquille, avec déjà une vie municipale et "politique" vivante.
C'est ce que cette exposition qui se déroule du 7 Avril au 29 Mai à la salle d'Exposition, 11 Place Bérégovoy (quartier de Villaroy) vous fera découvrir. ( ouverture les mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h, les jeudi et vendredi de 15h à 18h et le dimanche de 10h à 13h .(entrée libre)
Sur cette exposition, voici ce qu'écrit le site de la Mairie :
À travers archives, photographies, objets, documents, cette exposition nous fait découvrir Guyancourt, il y a 100 ans. Histoires de familles, tranches de vie et destins individuels jalonnent et éclairent notre passé pour finalement brosser un tableau attachant de notre commune.
Exposition organisée en partenariat avec l’atelier de généalogie et d’histoire locale de l’association Guyancourt Accueil.
Bonne découverte de notre commune !
La photo ci-dessus est celle du site de la mairie
14:50 Publié dans Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 mars 2011
Semaine du développement durable à St Quentin
Du 1er au 7 Avril, à St Quentin-en-Yvelines,
Toute cette première semaine du mois d’Avril va être ponctuée par une série d’événements :
Des rendez-vous pour les professionnels :
Ateliers-rencontres, colloque, journée dédiée à la responsabilité sociétale des entreprises : de nombreuses animations sont proposées aux professionnels autour des enjeux du développement durable.
Des rendez-vous pour les familles :
Plusieurs manifestations dont celle du Vendredi 1er avril à 20h : Soirée de présentation du plan de développement durable de Saint-Quentin-en-Yvelines à la Maison de l’environnement, Magny-les-Hameaux
Des expositions :
Au Musée de la ville, à Montigny-le-Bretonneux
A la Maison de l’environnement, à Magny-les-Hameaux, en partenariat avec l’Agence locale de maîtrise de l’énergie et Escale Bio.
Quatre rendez-vous dans les communes :
A Magny-les-Hameaux :
Mardi 5 avril à 19h30 :
Projection « Nos enfants nous accuseront » - L’Estaminet
Film suivi d’un débat et d’un buffet préparé par les Amis de l’Estaminet
A Voisins-le-Bretonneux :
le Mardi 5 avril à 20h30 – Salle du Conseil municipal
Réunion d’informations « Maîtrise de l’énergie et développement des énergies renouvelables », en partenariat avec l’Agence locale de maîtrise de l’énergie de St-Quentin-en-Yvelines (ALME)
A Montigny-le-Bretonneux :
Du 1er au 7 avril : exposition présentée à l’Hôtel de ville de Montigny-le-Bretonneux « L’isolation thermique des bâtiments » et la « Gestion des espaces verts »
Jeudi 7 avril à l’Hôtel de ville de Montigny-le-Bretonneux
15h : Réunion d’information sur la gestion des espaces verts, suivi d’une visite libre de l’exposition
16h : Conférence « La maîtrise de l’énergie dans l’habitat » avec l’Agence locale de maîtrise de l’énergie de St-Quentin-en-Yvelines (ALME)
A Guyancourt :
Les 2 et 9 avril : Journées d’animations Développement Durable
Alors que la Ville élabore la Charte guyancourtoise du Développement Durable, elle s’associe pour la première fois à la semaine du Développement Durable en organisant, le samedi 2 avril une journée d’animations à la maison de quartier Théodore-Monod.
Conférence sur le thème du compost, conseils pour les économies d’énergie et les énergies renouvelables, animations tout public sur le Développement Durable et distribution gratuite de compost par la Ville seront les moments forts de ce nouveau rendez-vous guyancourtois. Et le 9 avril, seconde journée consacrée au Développement Durable avec la visite du centre de tri de déchets recyclables à Thiverval-Grignon.
Journée développement durable -Samedi 2 avril de 9h30 à 13h30
Entrée libre
Maison de quartier Théodore-Monod
Pour plus d’informations : 01 30 48 34 17
Visite du centre de tri - Samedi 9 avril
Si vous désirez participer à cette visite gratuite effectuée en car, merci de vous inscrire auprès de Sonia Durand au 01 30 48 34 17 ou sonia.durand@ville-guyancourt.fr avant le 5 avril (départ prévu 9h30 – retour prévu entre 12h et 12h30).
Retrouvez le programme de toute la semaine du Développement Durable sur le site de la Communauté d’agglomération
08:20 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 mars 2011
La loi Loppsi : protéger ou surveiller ?
Le très controversé projet de loi d’orientation pour la performance de la sécurité intérieure a été entériné le 8 février 2011 par le Parlement. Il introduit des changements majeurs pour les élus et indirectement pour les citoyens. 
Ce projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (Loppsi) promulgué le 14 mars (à l’époque de la rédaction de cet article, la loi ne l’était pas encore) est un « fourre-tout sécuritaire de 150 articles qui aboutit à transférer certaines responsabilité aux élus dans le domaine répressif, sans les moyens et surtout en oubliant que le rôle d’un élu est avant tout de travailler pour prévoir et non pour réprimer.
Depuis la rédaction de cette tribune pour le « Guyancourt Magazine », voici un mois, le conseil constitutionnel a censuré certains articles de cette loi LOPSSI.
Que prévoyait la loi au sujet de la vidéo-surveillance ?
Baptisée « vidéo-protection », la vidéo-surveillance devait être développée et surtout le visionnage des images devait être assorti de possibilités qui pouvaient, à mon avis, s’avérer dangereuses. C’est ainsi qu’il était prévu que les collectivités pouvaient déléguer le visionnage des images à des opérateurs privés; ainsi, les bailleurs sociaux auraient-ils eu la possibilité de transmettre aux forces de police les images des systèmes mis en place dans les parties communes des immeubles. La loi votée permet de tripler le nombre de caméras et de permettre aux services de police et de gendarmerie d’accéder aux images. Par contre, le conseil constitutionnel a censuré cet article, estimant que la vidéo-surveillance sur la voie publique ne peut être confiée à des personnes privées.
Sur ce sujet, certains élus dénonçaient, à une époque où les économies sont d’actualité, l’importance donnée à cette enveloppe budgétaire, au détriment d’actions éducatives ou sociales. Le budget de la loi Loppsi prévoit un budget de 483 millions d’euros en 2011, et 836 en 2013 (Chiffres non officiels, donnés par « Wikipédia ») L’installation de la vidéo-surveillance à haute dose, est-elle le remède à la délinquance ? C’est un autre débat, mais en tout cas, c’est à prouver !
La loi prévoyait aussi l’extension de compétences judiciaires aux collectivités territoriales.
Mesure emblématique, les directeurs de police municipale obtenaient la qualité d’agent de police judiciaire (APJ), à l’instar des policiers et des gendarmes nationaux. La loi pourrait autoriser les directeurs de service à conduire des « enquêtes du quotidien », -en clair, des contrôles d’identité-, selon la formule d’Eric Ciotti, rapporteur du projet de loi à l’Assemblée. Les parlementaires ont ignoré les critiques d’associations de maires qui dénonçaient le « souci d’efficacité » mis en avant par le ministre de l’Intérieur. C’est une nouvelle fois, l’abandon par l’état d’une de ses missions, la sécurité intérieure, aux collectivités territoriales, mais sans les moyens, sans dialogue, quitte à leur faire porter la cause de l’insécurité de leurs communes.
Le conseil constitutionnel a retoqué ce dispositif car : ces agents [de police municipale] ne sont pas mis à la disposition des officiers de police judiciaire, d’autant plus que la Constitution impose que la police judiciaire soit placée sous la direction et le contrôle de l’autorité judiciaire.
Il est toujours prévu que les misions de sécurité devraient se développer : de 170 000 salariés « privés » aujourd’hui, leur nombre pourraient dépasser celui des effectifs publics de la police et de la gendarmerie (environ 220 000)
Un autre aspect de cette loi concerne indirectement la liberté sur internet car si le principe évoqué- la lutte contre des contenus dangereux pour nos enfants-, fait l’unanimité, les applications risquent d’aboutir à un contrôle de ce moyen d’expression. D’une part, des associations de lutte contre les crimes pédophiles en contestent l’efficacité, et d’autre part, cette loi installerait dans internet des dispositifs de contrôle et si on va plus loin, de censure. Des solutions existent pour protéger nos enfants sur le "net", elles sont de suite capables d’être mises en place en collaboration avec les moteurs de recherche.
Même si 13 dispositions sur 150 (142 exactement) ont été jugées contraires à la Constitution, il n’en reste pas moins vrai qu’elles ont été proposées !
Comme le constate la ligue des Droits de l’Homme, des mesures dérogatoires au droit commun deviennent la norme, la surveillance et le contrôle s’étendent, et l’objectif de réinsertion disparaît à chaque peine.
Quelle cohérence dans cette loi qui aboutit à mettre en place des mesures souvent inefficaces, en tout cas, restrictives des libertés fondamentales ?
Il semblerait que peu à peu, on privilégie le souci du pouvoir à celui du citoyen.
En tout état de cause, je ne peux approuver une société dans laquelle tout citoyen est virtuellement un délinquant.
Julien Oechsli, conseiller municipal, soutenu par le Modem
19:02 Publié dans Avenir de notre territoire, Notre boîte à idées, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


