21 octobre 2010
Injuste réforme
Si j’avais été en mesure de participer au vote sur la réforme des retraites, voici pourquoi je ne l’aurais pas votée.
Je considère que la réforme de notre système actuel est inévitable. Si on veut continuer à sauver notre système de répartition, si on veut prendre en compte l’évolution démographique, c'est-à-dire l’ allongement de la durée de la vie qui fait que les actifs doivent assumer la charge de retraites de plus en plus nombreuses et rembourser-sans continuer à augmenter le déficit, ce qui semble improbable- les montants empruntés les années précédentes, si on ne veut pas baisser le montant des pensions, repousser l’âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans est raisonnable. Cela n’empêche pas de jouer sur un autre critère, celui d’une véritable politique de l’emploi et de reconquête de la production.
Le report à 62 ans me semble inévitable, avec un passage progressif de 60 à 62 ans, étalé sur 8 ans. La situation actuelle est intenable. Des dizaines de milliards sont empruntés –le tiers des dépenses publiques chaque année- et leur charge renvoyée sur les années à venir. Les actifs doivent donc assumer la charge de retraites toujours plus nombreuses- c’est la base de notre système de répartition- et, en plus, rembourser les montants empruntés les années précédentes !
En effet, si on ne veut pas augmenter de trop les cotisations, si on ne veut pas baisser le taux actuel des pensions ni augmenter l’impôt, il faut nécessairement augmenter le nombre d’actifs par rapport au nombre des retraités pour sauver notre retraite par répartition. Ceci permettrait aussi de supprimer ou au moins diminuer les déficits. C’est pour cela qu’il faut coupler la réforme des retraites avec une véritable politique de l’emploi; ces deux volets doivent être traités ensemble; or ceci n’apparaît pas dans les propositions du gouvernement. Il faut jouer sur deux données : déplacement de l’âge de la retraite et politique de reconquête de l’emploi.
Cependant, cette réforme est injuste car en déplaçant de 65 à 67 ans le seuil où l’on peut obtenir une retraite proportionnelle sans pénalisation-et non "à taux plein", comme on l’entend toujours- on pénalise les carrières incomplètes, particulièrement les femmes.
Lorsqu’on parle de « retraites à taux plein », il ne faut pas entendre retraites complètes; cette expression signifie avoir le droit de faire valoir les annuités acquises, même si elles sont en petit nombre, et donc avoir une retraite proportionnelle à ce nombre.
On punit d’une double peine-pensions plus faibles et allongement de la durée du temps de travail pour avoir le nombre d’annuités nécessaires- les mères de familles qui ont arrêté leur vie professionnelle pour élever leurs enfants, ceux qui ont une carrière professionnelle difficile alternant période de chômage et de travail souvent partiel, tous qui n’ont donc pas cotisé régulièrement et qui ont déjà des revenus faibles.
De plus, chacun sait, surtout quand la carrière professionnelle a été difficile, que les années les plus dures sont celles de 65 à 67 ans, bien plus que celles de 60 à 62 ans
J’aurais donc voté pour une réforme juste car faire une réforme des retraites est vital, et je considère comme raisonnable qu'elle comporte un déplacement de l'âge légal de 60 à 62 ans.
Mais le déplacement de 65 à 67 ans du seuil où l'on peut obtenir une retraite proportionnelle sans pénalisation est une punition pour les carrières incomplètes. C'est une injustice et j’aurais voté contre cette injustice.
La situation que nous vivons aujourd’hui montre que notre gouvernement, qui doit, comme le feraient tous les gouvernements, faire respecter la loi, est sourd à l’inquiétude des Français et a réussi à cristalliser toutes les oppositions : ceci n’est pas responsable.
Julien Oechsli, conseiller municipal soutenu par le Mouvement Démocrate
Les passages en italiques complètent ce que j’ai écrit dans la tribune du Guyancourt Magazine n° 401
21:28 Publié dans Notre boîte à idées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : retraites, mouvement démocrate, guyancourt
10 septembre 2010
La réforme territoriale et notre Communauté d'Agglomération (1)
La réforme territoriale, quel impact pour Guyancourt ?
La réforme territoriale actuellement en cours aura des incidences sur Guyancourt à différents niveaux : financier surtout, mais aussi démocratique –ou pas- avec la perspective d’un nouveau mode de désignation des conseillers territoriaux.
Depuis la rédaction de cet article, l’Assemblée nationale a refusé les amendements proposés par le Sénat, en particulier, pour ce qui nous intéresse ici, le mode d’élection des délégués communautaires. Donc, en écrivant dans cette tribune, la réforme territoriale en cours aura des incidences sur différents niveaux…démocratique-ou pas-, je confirme qu’il faut bien lire : pas démocratique, mais je reviendrai sur ce sujet dans une autre note.
Simplement, même si en cas de désaccord entre sénat et Assemblée nationale, le vote de cette dernière l’emporte, comment sera perçue cette loi sans l’accord du Sénat ? Voir, à ce propos, ce qu’en dit son Président, G Larcher, constatant qu’il ne peut pas y avoir de réforme des collectivités territoriales sans tenir compte de l’avis du Sénat.
Par contre, les changements [proposés par cette réforme] semblent moins importants pour les intercommunalités, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont absents puisque la carte intercommunale de notre pays doit être terminée pour mars 2013 (Juin aux dernières nouvelles ?) et que le mode d’élection des délégués communautaires doit changer. C’est dans cette perspective que je me propose de réfléchir avec vous sur la perception que nous avons de notre Communauté d’Agglomération. Quelles sont ses compétences, quelles marges d’action reste-t-il aux sept communes qui la composent ?
Un « focus » sur Saint-Quentin, voilà ce que je voudrais faire en évoquant, dans un premier temps, l’évolution de l’intercommunalité : connaître le passé est, pour une communauté de citoyens, comme pour chacun d’entre nous, une façon de mieux appréhender notre aujourd’hui ! C’est aussi une façon de mieux comprendre son rôle et ses liens avec nos communes, donc avec ses habitants
L’intercommunalité étant, pour mon équipe et moi-même, un maillon essentiel de notre territoire, nous avons donc convenu de consacrer plusieurs articles sur ce sujet. Vous trouverezci-dessous, en première partie, l’historique de l’intercommunalité, dans son cadre national et local ensuite.
Première partie : Historique de l’intercommunalité
Nos communes datent de 1789 ; elles sont issues des « paroisses » de l’Ancien régime, donc des cellules familiales et sociales de base de notre pays. Ce choix est lointain, mais il n’a fondamentalement jamais été remis en question : on comprend que l’attachement des français à leur commune soit, en quelque sorte, inscrit dans leurs gênes nationaux ! C’est peut-être cet inconscient national qui explique aussi que l’intercommunalité soit si mal connue dans notre pays, alors qu’en moyenne 95% des communes françaises sont aujourd’hui regroupées en « Communautés », sous des formes différentes certes, mais ne sont en tout cas, plus isolées.
La coopération intercommunale n’est pas nouvelle en France. Elle a été mise en œuvre par la loi du 22 mars 1890 qui a institué les Syndicats de Communes à Vocation Unique (S.I.V.U.). Cette forme associative, caractérisée par son coté consensuel et par sa souplesse d’action, a surtout pour vocation de réaliser des équipements et de gérer des services communs.
L’ordonnance du 5 janvier 1959 a ouvert plus largement cette formule initiale en instituant la création de Syndicats de Communes à Vocations Multiples (S.I.V.O.M.), permettant ainsi aux communes de mieux satisfaire leurs besoins, de plus en plus nombreux. C’est avec cette loi qu’apparait aussi la notion de « compétence obligatoire ».
Ces 2 formes syndicales ( S.I.V.U. et S.I.V.O.M.), choisies en fonction de leurs compétences d’action, sont des structures intercommunales dites « de Gestion »
Il existe une autre forme de coopération intercommunale beaucoup plus encadrée par la loi que cette forme associative. Ce sont les « Communautés » initiées d’abord par la loi du 31 décembre 1966 créant les Communautés Urbaines, remplacées ensuite par les Communautés de villes, nos « Communautés d’Agglomérations actuelles, par la loi du 6 Février 1992.
En 1983, ont été créés les Syndicats d’Agglomération nouvelle (SAN) pour organiser les villes nouvelles, dont celle de Saint Quentin. Une fois achevés, certains, c'est le cas de Saint Quentin en 2004, se transforment en Communauté d’Agglomération.
Cette forme de coopération est une structure intercommunale dite « de Projets ». Elle resserre davantage les liens entre les communes-membres. On l'appelle l'intercommunalité « à fiscalité propre ».
Cette intercommunalité « de projets » est désormais irréversible pour l’aménagement du territoire national et va plus loin que sa première raison d’être qui était de rationaliser la dépense publique, ce qui est encore le cas, mais le projet devient plus ambitieux et plus « politique » avec la loi de 1992.
Celle-ci donne aux Communautés d’Agglomération les compétences essentielles pour ce projet : celles liées au développement économique et à l’aménagement du territoire. Dans cette perspective, cette loi est complétée par un volet fiscal reposant essentiellement sur la taxe professionnelle unique (TPU). Cette mise en commun de l'impôt sur la richesse économique, représentant à peu près la moitié des ressources fiscales communales, constitue le fondement du développement de l'intercommunalité urbaine. Les objectifs assignés à la loi étaient clairs : créer un territoire cohérent géographiquement et économiquement allant de pair avec la fin de la compétition entre communes relevant d'un même territoire.
Cette loi est renforcée par celle du 12 juillet 1999 (dite loi Chevènement) qui voit, entre autres nouveautés, la création des communautés d'agglomération.
Une nouvelle étape du renforcement de l’intercommunalité est celle fournie par la loi de 2004 ; elle apporte un certain nombre de précisions concernant le périmètre, le fonctionnement et les conditions d'exercice des compétences intercommunales. Ainsi, elle permet aux maires de transférer certains pouvoirs de police (circulation, stationnement, assainissement non collectif, traitement des ordures ménagères, accueil des gens du voyage, manifestations culturelles et sportives dans des équipements communautaires) au président de communauté.
Le cadre intercommunal ainsi créé est une personne morale de droit public dont les compétences sont déléguées par les communes. Cette structure est gouvernée par une assemblée délibérante- autonome, composée de délégués élus par les communes-membres-, dispose de son budget-elle lève l’impôt- et de son personnel administratif propres.
Contrairement à la commune, au département ou à la région, l’intercommunalité exerce ses compétences à la place des communes qui la composent, soit parce qu’elles lui ont été transférées de plein gré par ces dernières, soit de manière obligatoire, conformément à la loi.
C’est le cas de notre Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en -Yvelines
Les principes de l’intercommunalité
Une initiative de coopération intercommunale ne se décrète pas. Ses chances de réussite sont dans la confiance mutuelle que partagent ses élus et dans la volonté qu’ils ont d’œuvrer ensemble à des projets communs, chacun ayant bien conscience que la valorisation globale d’un territoire entraîne l’évolution de toutes les communes adhérentes.
Une intercommunalité doit être un espace de solidarité et de développement concerté.
Sa vocation première est de faire « plus et mieux » pour assurer des services et mener à bien des projets d’intérêt communautaire qu’une commune ne pourrait assumer seule, et ceci sans nuire, ni à l’identité des Communes adhérentes, ni à leur capacité d’initiatives, tout en évitant leurs concurrences.
Cependant, s’il est vrai que le désir des communes de mutualiser leurs moyens, de s’associer sur le principe de la libre volonté des communes d'élaborer des projets communs de développement au sein d'un périmètre de solidarité, (extrait du code général des collectivités, article L. 5210-1.) est la base de création de cette nouvelle structure, les incitations financières de l’Etat pour favoriser les groupements sont aussi à prendre largement en compte !
Ce modèle général de création des intercommunalités se retrouve dans celle de notre Communauté d’Agglomération, avec bien sûr, quelques originalités puisque Communauté francilienne issue d’une Ville nouvelle.
A suivre …
Les termes en italique sont extraits de la tribune de Guyancourt Magazine, n° 398, du 9 Septembre 2010
Julien Oechsli, Conseiller municipal soutenu par le MoDem
21:42 Publié dans Avenir de notre territoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réforme territoriale, guyancourt, st quentin-en-yvelines
13 août 2010
Le secours populaire à Guyancourt
"Tout ce qui est humain est nôtre" (site du Secours populaire)
Cette devise est illustrée par un reportage de FR 3, vu ce jour du 13 août qui fait du bien pendant cette période estivale ! Ceci, pour deux raisons :
- Nous avons pu voir une opération que FR 3 appelle » Guinguette solidaire » qui évoque l’action de Yves Denis, responsable de l’antenne de Guyancourt, offrant une sortie francilienne à 350 séniors, dont 30 Guyancourtois.

- C’est aussi l’occasion de dire « bravo » à Yves Denis et à son action de bénévole au Secours Populaire, action qu’il mène depuis 1968 avec, comme il le dit lui-même au cours de cette interview, un seul souci : créer du lien social, ses vacances se passant à organiser celles des autres.
Outre ses activités sur notre commune, Yves Denis est secrétaire départemental du Secours populaire chargé de la Communication, de la Culture et des Sorties familiales.
On peut écouter ou réécouter l’interview sur le site de France 3 ; le passage « Guinguette solidaire » est à 16’.
Vous pouvez découvrir les photos de cette sortie du 12 Août sur le blog"Actualités" ICI
Si vous désirez connaître les activités du Secours populaire guyancourtois, le site suivant vous les livre car il garde tout en mémoire !
Viviane Boussier
22:20 Publié dans Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : secours populaire, guyancourt
28 juillet 2010
Savez-vous que 37% des Européens ne partent pas une semaine en vacances ?
Et combien en France, à St Quentin, à Guyancourt ?
En France, on estime qu'un enfant sur trois ne part pas en Vacances (estimation du Secours populaire), 40% des franciliens ne partent pas !
Si vous ne partez pas, ou pas encore partis..ou déjà partis :les bons plans .. à découvrir sur le site de la Communauté d'Agglomération ou sur sa vidéo
A propos de cette estimation de 37% des Européens qui ne peuvent pas prendre une semaine de vacances, voici une vidéo qui rappelle que l'année 2010 est "Année européenne de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion", à découvrir sur le site de Touteleurope.fr ( vidéo ICI postée avec l'accord de la rédaction de Touteleurope)
Une lutte qui ne peut se gagner qu'avec une volonté politique forte de tous les acteurs : collectivités territoriales, Etat, Europe !
Bon été à tous ceux qui sont parmi nous ! 
17:25 Publié dans Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, guyancourt
24 juin 2010
ça se passe à Guyancourt !
Bonne et mauvaise humeur de GGC, deux réactions de l’équipe
A propos d’un article lu sur l’hebdomadaire « Les nouvelles » du 16 Juin, où il est question d’un de nos quartiers, article intitulé le « Pont du Routoir, une nouvelle page »
Après un bref historique, en particulier le rappel de ses liens avec Versailles (pas seulement l’Allée du même
nom !), de son ancienneté dans la commune- toute cette population est arrivée avant la Ville nouvelle -, du rôle de l’Etat et de la commune pour aménager ce quartier, cet article conclut : au fil des années, le Pont du Routoir a été totalement réhabilité... La construction de la Marre-Jarry et de Cendrillon, ont permis de redynamiser le quartier en apportant du sang neuf »… L’article est complété par des citations de M le Maire
dont celle-ci : C’est long- d’apporter une véritable mixité sociale -, très long même mais nous sommes en passe d’y arriver. Le journaliste termine par ces mots : Reste cependant encore quelques petits problèmes de délinquance, liés essentiellement au trafic de drogue, à régler pour redorer complètement l’image de ce quartier qui, aujourd’hui a véritablement retrouvé un nouveau souffle.
Photos: "La Marre-Jarry" (à gauche) et " Versailles Habitat" (à droite)
Certes, le quartier a bien changé depuis la fin des années 90, certes, le pont du Routoir a trouvé un nouveau visage et plus de mixité sociale, mais les « quelques » problèmes méritent-ils le qualificatif de « petits » ? Non, si on lit les réactions des habitants !
Quelques extraits de citations de riverains lus dans cet hebdomadaire :
C’est bien, mais ce n’est apparemment pas suffisant, remarque un commerçant, … malgré les efforts, le centre est toujours tourné sur lui-même… la signalétique n’est pas suffisante-sur ce sujet, voir notre article du 14 mai 2010 faisant allusion à cette demande des commerçants pour d’autres quartiers – l’association des commerçants, s’il y en a une, est totalement endormie… et puis il y a le problème des jeunes qui traînent… gentils pour la plupart, mais cela n’engage pas les habitants à venir…Cette impression est confirmée par un autre témoignage qui, par ailleurs, reconnaît les changements positifs de ce quartier depuis quelques années : Il n’y a rien pour les enfants et surtout les adolescents… ils traînent sans rien faire dans le quartier…
Terminons ce billet par le commentaire d’une habitante de ce quartier en réaction à cet article
Habitant les Garandes, je me rends journellement au Centre Louis Blériot, et j'incite vivement mes voisins, à faire vivre les magasins du Centre Blériot afin de ne pas en faire un ghetto. Il n'est pas toujours facile de les convaincre car la malpropreté de ce Centre n'est guère encourageante. En effet, le carré s'inscrivant devant SUPER U, le tabac et le fleuriste, est toujours très sale, on n'y voit pas la différence d'un jour à l'autre (on peut se demander à quel moment il est nettoyé). Pour beaucoup, ces détritus sont générés par le marché. Voici plusieurs fois que j'assiste au « remballement », les commerçants ne font guère d'efforts pour laisser un endroit propre. Il me semble qu'une mise en garde un peu "ferme", devrait les inciter à plus de respect. Même si la « Sepur » a le nettoyage du marché dans ses attributions, c’est respecter les riverains et les agents municipaux que de laisser ce lieu dans un état à peu près correct. Ne peut-on les inciter à plus de civisme ? Tout le monde serait gagnant ! 
A signaler, également, place Cendrillon, l'emplacement qui aurait dû accueillir un commerce de restauration est à l'abandon : une partie des grilles a été renversée, canettes de bière et autres détritus, s'entassent jour après jour. A qui appartient-il de protéger ce site ? ( Photo, le marché)
Pour finir, une campagne du genre "Faisons de Guyancourt une ville propre" serait de bon aloi, car les déjections canines nous envahissent chaque jour un peu plus, je n'ai jamais vu un Guyancourtois "ramasser" les crottes de son animal. Il y a beaucoup de chiens à Guyancourt et aussi beaucoup de très jeunes enfants ; pour une meilleure hygiène, là aussi, il me semble que la ville devrait pouvoir intervenir.
Pour terminer, une bonne nouvelle !
Depuis la fin du mois de Mai, des parents d’enfants scolarisés dans deux écoles de notre commune sont mobilisés pour obtenir de l’Académie de Versailles deux ouvertures de classes: une au groupe scolaire Berthe Morisot, au quartier des Saules, et une au groupe Georges Politzer, justement au Pont du Routoir.
Pour plus de renseignements, on peut consulter le blog de ces «Parents en colère » qui, chiffres à l’appui, justifie ces demandes, en particulier, ceux qui expliquent que le quartier du Pont du Routoir, bénéficiant d’un « contrat urbain de cohésion sociale » a donc un statut particulier qui inclut, entre autre, l’assurance d’effectifs scolaires par classe de 25 élèves maximum en classe élémentaire et des moyens supplémentaires prévus dans le cadre du dispositif réussite éducative.
Après plusieurs actions : courriers aux élus, pétitions, réunions…et enfin rencontre avec l’Inspecteur d’académie ce 22 Juin, ces « Parents en colère à Guyancourt », soutenus par la mairie, ont enfin obtenu satisfaction :
L'entretien a duré près d'une demi-heure et fut cordial.
A la lecture des chiffres des effectifs des deux écoles, Monsieur l'Inspecteur a convenu que nous rentrions dans les grilles de l'Education Nationale pour les ouvertures de classe et qu'en conséquence nous devrions obtenir ces 2 classes.
Comme le conclut cette page de leur blog, ces parents ont démontré que c'est l'unité qui fait la force !
Félicitations à ces parents mobilisés pour que chaque enfant trouve sa place à la rentrée des classes.
L’équipe GGC
Sources : L’hebdomadaire « Les nouvelles » du 16 Juin 2010
Le blog des « Parents en colère à Guyancourt »
23:07 Publié dans Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : guyancourt
08 juin 2010
OIN, Grand Paris, suite ...
La loi du 3 Juin 2010 relative au GRAND PARIS a été publiée au Journal Officiel du 5 Juin 2010 ; les Décrets d'application devraient suivre.
Les dispositions concernant l'OIN PARIS SACLAY sont énumérées à partir de l'article 25 ( soit, à partir de la page 12).
L'article 35 (page 15) est particulièrement intéressant car il prévoit une zone de protection naturelle , agricole et forestière dans le périmètre de l'OIN au sein des communes figurant dans la liste de l'annexe B ( voir page 17) : GUYANCOURT figure dans cette liste.
Pour l'ensemble de ces communes visées, cette zone devra comprendre au moins 2 300 Hectares de terres consacrées à l'activité agricole.
L'interdiction d'urbaniser dans la zone de protection vaut servitude d'utilité publique ; elle sera annexée aux PLU des communes intéressées.
L'article L 141-7 ( voir page 15) prévoit que l'Etablisssement Public PARIS SACLAY devra élaborer , en concertation avec les communes ou Etablissement public de coopération intercommunale situées dans la zone de protection , un programme d'action qui précise les orientations de gestion destinés à favoriser l'exploitation agricole, la gestion forestière, la préservation et la valorisation des espaces naturels et des paysages.
Seul petit bémol cependant : le même article précise que l'Etablissement public de PARIS SACLAY définit les secteurs indispensables au développement scientifique et technologique. Ces secteurs, certes, ne pourront pas être inclus dans la zone de protection, mais il n'en demeure pas moins que cette zone de protection ne sera délimitée qu'après l'Enquête publique; c'est pourquoi la concertation préalable entre Elus, Population et représentant de l'Etat est vitale.
Nous continuerons à vous informer de la suite de cette « Opération » qu'il faut suivre de près.
Pour lire l'ensemble de la loi du 3 Juin, publiée au JO ce 5 Juin c'est ICI
Pour les lecteurs qui ne pourraient ouvrir ce lien directement :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...=
L'équipe GGC en charge de ce dossier
11:54 Publié dans Avenir de notre territoire, Développement Durable, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oin, grand paris, guyancourt
31 mai 2010
OIN, suite .. mais pas fin !
Vous savez que je vous tiens informé, autant que cela est possible étant données l'opacité et les contradictions des informations, de l'avancée du dossier OIN-Grand-Paris. Ces deux éléments n'en font finalement plus qu'un puisque géographiquement et juridiquement tout se tient.
Dans son rapport du 26 mai, le Sénat cite les communes incluses dans le périmètre d'intervention de l'Etablissement public Paris-Saclay : on y trouve, pour les Yvelines, toutes les communes de la Communauté d'Agglomération de St Quentin.
Le 7 mai, à l'Université d'Orsay, Pierre Veltz Délégué ministériel à l'OIN, Louis Laurent, chef du Projet à la Fondation de Coopération Scientifique, et Guy Couarraze Président de l'Université Paris-Sud 11, ont animé une réunion d'information destinée à l'ensemble des personnels et étudiants de l'Université sur l'état d'avancement du projet.
Cette plaquette, que l'on peut trouver sur le site « L'université acteur du campus Paris Saclay », puis dans la rubrique « sensibiliser un large public » a l'intérêt de montrer le périmètre de l'Etablissement Public Paris Saclay dans lequel est incluse l'OIN : voir en particulier les cartes comprises entre les pages 7 à 11 dont celle qui montre le quartier de la Minière particulièrement impacté par ce projet, opposable à tout projet communal , dont le Plan Local d'Urbanisme !
Début Avril, des associations ont refusé de participer à un groupe de travail initié par la mission de préfiguration de l'Etablissement Public de Paris-Saclay, jugeant la concertation faussée dès le départ, puisqu'elle ne répondait pas aux critères de ce que l'on est en droit d'attendre d'une démarche concertée.
En effet, aucune de leurs demandes fortes, énoncées depuis le début à chaque réunion, n'a été prise en compte, ce qui semble confirmer que les vrais enjeux et la concertation sont esquivés
Ce mois d'Avril voit le dossier OIN-Grand Paris revenir en débat au Sénat. Ce dernier a voté un amendement sur le financement des infrastructures ferroviaires du Grand Paris : indirectement cela nous concerne aussi en tant que Saint-Quentinois et donc Guyancourtois.
Le débat public sur le plateau de Saclay n'aura pas lieu,puisqu'en "procédure accélérée" mais devient celui sur le projet de "métro automatique" du Grand Paris, le "Grand Huit".
En quoi cela nous concerne-t-il ?
Ce projet de Christian Blanc, donc de l'Etat, laisse l'agglomération de St Quentin en dehors du circuit (voir la carte page 20). En effet, ce « métro » est conçu pour relier huit pôles économiques (La Défense, Saclay, Orly..) avec des contrats d'aménagements autour des futures gares. Il privilégie donc les déplacements travail-travail, (estimés à seulement 3% des mouvements franciliens et surtout le fait des hommes d'affaires), mais ne tient pas compte des zones où se concentre la population. Le député UMP Etienne Pinte a déposé un amendement sur la nécessité de prendre en compte la question du logement - "où habitent les gens par rapport à leur lieu de travail?" - mais Christian Blanc l'a écarté !
Si St Quentin est exclu du circuit, notre agglomération risque d'être en dehors des axes de transport qui structurent tout dynamisme économique, ce qui risquerait d'entraîner, à long terme (est-ce si loin ?) le départ des entreprises. Peut-on accepter que notre agglomération devienne une ville dortoir qui perdrait toute attractivité économique et donc indirectement des recettes permettant le maintien des services ?
Les transports sont d'abord là, me semble-t-il, pour répondre aux besoins des habitants et non pour justifier une urbanisation excessive. Il y aurait donc déjà tout intérêt à améliorer l'existant, ce qui aurait l'avantage de coûter moins cher et d'être plus rapide à réaliser ! C'est le projet « Arc Express » de la région, une rocade en proche couronne prévoyant des gares situées à environ 1 à 1,5 km les unes des autres et reliées aux lignes de transports existantes. Un projet moins cher et plus vite réalisable que le projet du Grand Huit » qui aura bien des difficultés à être financé !
Le gouvernement a adopté un amendement visant à créer une nouvelle taxe de 15% sur les plus-values immobilières pour financer le projet. Cela ne concerne que les infrastructures ferroviaires du Grand Paris, mais le projet de l'OIN étant rattaché à ce projet de loi, on peut penser qu'un même type de financement peut-être imaginé pour l'OIN ! Ce qui aurait une nouvelle fois pour conséquence de freiner inévitablement les investisseurs immobiliers.
Le dossier OIN-Grand Paris est d'autant plus d'actualité pour nous à Guyancourt, que se poursuit l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme avec sa nouvelle phase, le Plan d'Aménagement et de Développement Durable, le PADD qui, » dessinera l'avenir de Guyancourt » (page 3 du Guyancourt Magazine n° 393)
Julien Oechsli, conseiller municipal, liste Guyancourt-Générations-Citoyennes
Les passages en italique sont extraits de l'article publié dans les Tribunes d'expression du Guyancourt Magazine n° 393; la photo incluse est celle de l'étang de la Minière (site de la mairie de Guyancourt)
Dernière info: le projet de loi du Grand Paris a été définitivement adopté par le Sénat le 27 mai. La phase du débat public et de la concertation commencera en Septembre 2010
00:08 Publié dans Avenir de notre territoire, Développement Durable, Vivre à Guyancourt | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guyancourt, oin, grand paris
14 mai 2010
Améliorer le commerce de proximité
Le programme que nous proposions aux suffrages des Guyancourtois voici déjà deux ans, intégrait le développement et le maintien du commerce de proximité dans tous les quartiers. Nous demandions aussi « le développement du Marché du Routoir et son extension ponctuelle dans d'autres secteurs de la ville ».
Voir aussi sur ce sujet, la note postée au mois d'Août 2009
Depuis cette époque, je constate que rien n'a changé. Je pense même que cela s'est plutôt aggravé si on raisonne à long terme. Si aujourd'hui beaucoup de Guyancourtois font leurs courses au supermarché, qu'adviendra-t-il dans quelques années ? On ne peut que se réjouir de l'allongement de la durée de vie, mais comment feront ces personnes aujourd'hui motorisées, quand elles habitent au quartier Europe, et même aux Saules ou aux Garennes, pourtant plus proches d'un grand centre commercial, quand prendre la voiture deviendra un problème ?
Les villes nouvelles, et notre agglomération ne fait pas exception, ont été construites à l'ère de la voiture, pour des populations jeunes. Aujourd'hui, les franciliens retraités repartent de moins en moins en province et la population Saint Quentinoise vieillit : il faut donc repenser la ville autrement pour un futur proche.
Hormis ces raisons, le maintien des commerces de proximité et des artisans est une façon de maintenir la qualité de vie à laquelle nous aspirons tous, à Guyancourt et dans notre Communauté d'Agglomération.
Que ce soit les élus ou les habitants, nous sommes certainement tous d'accord pour reconnaître que la mixité des quartiers ne concerne pas que les logements, mais aussi les équipements, les commerces de proximité, les services aux personnes et la vie associative.
Commerces et artisanat constituent une activité économique à part entière, mais sont aussi un facteur irremplaçable de lien social, d'occasions de rencontres, de lutte contre l'isolement, de qualité urbaine du cadre de vie et de services au quotidien.
En décembre 2005, le Président de la Communauté d'Agglomération n'écrivait-il pas dans le Petit Quentin ( n° 204) : »La politique de la ville, comme nous la menons, se préoccupe donc de l'urbain et de l'humain : c'est l'équation indispensable pour bâtir une ville pour tous où existe le lien social. La qualité de vie à Saint-Quentin-en-Yvelines en dépend. »
Ce renouveau souhaité des services de proximité-commerces et artisanat- n'est pas seulement dû à la demande des « seniors » Il s'explique aussi par l'évolution des modes de consommation et de vie : course perpétuelle contre le temps ? Autre mode de consommation ? Les achats sur les marchés ou dans des commerces de proximité sont conformes à un désir accru des habitants qui prêtent de plus en plus d' attention à ce qu'ils consomment d'où la demande récurrente de marchés comme celui des Saules qui avait lieu sur le mail actuel. Un marché pourrait aussi être le moyen de favoriser la vente directe producteurs-consommateurs, de manger local et de saison (Guyancourt Magazine n° 392, 12 Mai 2010, page 18)
Sans grever les finances communales, divers moyens sont possibles pour améliorer nos commerces de proximité, même si j'ai bien conscience qu'une ville nouvelle n'est pas construite sur le même modèle de « centralité » qu'une ville traditionnelle organisée historiquement autour d'un « centre »
Certains quartiers annoncent leurs commerces, pourquoi ne pas faire de même pour tous ? Je pense, en particulier à ceux des « Garennes », ou du « Village » déjà gênés par un manque de parking et pénalisés doublement par un signalement déficient.
D'autres commerces sont fragilisés par la cherté des loyers commerciaux. Certes, face à cela, les pouvoirs publics sont démunis, car la liberté revient au bailleur lorsque le bail vient à échéance. Si une législation ne fixe pas des règles, il est certain que les efforts des maires dans ce domaine seraient nuls, ce qui ne les empêche pas de faire le maximum dans les domaines de leurs compétences.
Article paru dans la tribune d'expression du Guyancourt Magazine n° 392, du 12 Mai 2010 et complété ici.
Julien Oechsli, conseiller municipal soutenu par le Mouvement Démocrate
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