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10 novembre 2019

"Le mur de Berlin appartient à l'Histoire"

L’Histoire s’écrit en majuscule lorsqu’elle nous surprend. « Je n’aurais jamais prévu ce chute mur berlin AFP.jpgsoulèvement populaire, pacifique en plus », reconnaît Jacques Delors, alors président de la Commission européenne. « C'est comme en 1848 ou en 1789, le peuple qui fait l'Histoire, et les hommes politiques comme moi qui courent après … » Interview de Jacques Delors le 12 novembre 1989. (Source Notre Europe, Institut J Delors)

La chute du mur (3,60 m de haut, 160 km de long et 300 miradors) a mis fin à 50 ans de séparation entre les deux parties de l'Allemagne, la République Fédérale d'Allemagne (la RFA) et la République Démocratique allemande (la RDA). (photo chute du mur, AFP)

Après la chute du mur de Berlin, l’ordre mondial hérité de la seconde guerre mondiale s’écroule. L’Allemagne se réunifie et une transition démocratique s’amorce en Europe de l’est, pacifique souvent, plus violente en Roumanie. L'effondrement des régimes communistes aboutit à une nouvelle recomposition territoriale, de nouvelles frontières délimitent de nouveaux états, engendrant de nouveaux conflits.

L'Allemagne connaît des difficultés économiques : elle ne peut aider l'Est. Helmut Kohl demande  l'aide de ses partenaires européens. François Mitterand  lui propose en échange de réaliser l'Europe politique : ce sera le traité de Maastricht en 1993.

L’Europe peut ainsi se tourner vers un autre défi d’envergure : la construction européenne, avec de nouveaux élargissements à l'est.

Des fractures et des clivages sont vite apparus, ceux dus au passé vécu des deux côtés du rideau de fer et du mur. Pourtant, s'il y a une leçon à retenir de ce 9 novembre 1989, c'est bien celle  qu'aucun mur ne peut résister à l'aspiration des peuples à la liberté et à la démocratie. "Le Mur de Berlin appartient à l'Histoire et nous enseigne qu'aucun mur qui exclut les gens et restreint la liberté n'est assez haut ou long qu'il ne puisse être franchi" (A. Merkel, originaire elle-même de l'ancienne Allemagne de l'Est communiste, la RDA)

 Trente  ans après  la chute du mur, abattu par des femmes et des hommes épris de liberté, le défi européen d'aujourd'hui et pour lequel "il convient de s'engager" (A. Merkel) est de continuer à poursuivre l'union, et donc de "bâtir des ponts et non des murs" (Marc Fesneau).

 Photos : La musique pour la liberté

 Le violoncelliste français, Gautier Capuçon  commémore le jour du 11 novembre 1989 où  Mstilav Rostropvitch a joué au pied du mur, à Checkpoint Charlie après avoir appris que mur tombait.

 Devant les ruines du mur, Rostropvitch joue "à la mémoire de ceux qui étaient morts pour la liberté" et pour "remercier Dieu d'avoir accompli un tel miracle" , ce qui lui laisse l'espoir de retourner en URSS d'où il avait été banni. (Source RTL)

Photos France-Allemagne .fr et Rostropvitch à Berlin ( source site Herodote)

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